Critique de film

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Psychokinesis

"Yeom-lyeok"
affiche du film

Un père soudain doué de pouvoirs surnaturels tente difficilement de renouer avec sa fille confrontée à une situation dangereuse.

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Trailer - Psychokinesis (2018)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Psychokinesis - Putain, ça penche
Par : Damien Taymans

Avec Dernier train pour Busan, le réalisateur sud-coréen Yeon Sang-Ho filmait une poignante relation père-fille sur fond d’épidémie zombie. Avec Psychokinesis distribué sur la plateforme Netflix à travers le monde, le cinéaste exploite un autre filon, celui du film de super-héros, pour remettre identiquement le même couvert thématique. Pour l’heure, le métrage suit les voies de la rédemption d’un père absent qui revient vers sa fille au moment où son ex-femme vient de passer l’arme à gauche. Un trépas dû à une bande de petites frappes qui servent les intérêts de hauts promoteurs immobiliers lesquels ont décidé de réduire en miettes un quartier de la ville où résiste encore et toujours à l’envahisseur la jeune Roo-mi. Et par le plus grand des hasards (qui reste Eden, faut pas charrier), il se trouve que le daron de la cette orpheline s’abreuve à une fontaine contenant une substance extraterrestre qui le dote de pouvoirs télékinésiques puissants.

A l’heure où les héros en collants s’unissent et se désunissent à une cadence des plus folles sur les écrans des multiplexes (la vingt-septième phase Marvel n’en finit plus d’exhumer des rejetons divers et variés), Psychokinesis est l’alternative exotique et fendarde qui vous réconciliera avec ce genre sur-exploité. Oubliez Deadpool et ses excentricités vaguement cyniques, la péloche de Yeon Sang-Ho s’amorce comme un drame lambda avant d’enquiller les ruptures de tons, faisant se succéder des séquences tragiques et des saynètes inouïes où règne un véritable sens de l’absurde (voir les casseurs pleurnicher pour obtenir gain de cause auprès de la police ou encore cette barricade de fortune échafaudée par le télékinésique à grands coups de mouvements de hanches). Dans cette fourmilière d’idées ingénieuses pleine jusqu’à la gueule se suivent, sans la moindre transition, des scènes d’action cartoonesques aux effets spéciaux parfois douteux, des scènes de douce démence où les comédiens vocifèrent, pinaillent, gesticulent et crient à qui-mieux-mieux, des moments émouvants aptes à vous secouer le sac à larmes et même, de manière un peu trop appuyée, une critique de la corruption qui sévit en terre sud-coréenne.

C’est précisément dans ce dernier volet que Psychokinesis se montre le moins inspiré d’autant que le cinéaste en saupoudre l’ultime acte de son œuvre qui se ponctue par un affrontement final qui aurait gagné à être amputé de quelques minutes. Qu’importe au final puisque cette production du pays du Matin calme se pose comme la meilleur option pour les désabusés de la Marvel refroidis par des mises en scène de plus en plus ampoulées et son cortège de héros à punchlines.


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