Critique de film

pub

Punisher: War Zone

"Punisher: War Zone"
affiche du film

Lors de sa croisade sanglante contre le crime organisé, le justicier Frank Castle alias The Punisher défigure et laisse pour mort le parrain de la pègre Billy Russoti. Dès lors, ce dernier fomente une vengeance terrible contre Castle. Sous le nouveau pseudonyme de Jigsaw, le criminel recrute une véritable armée de sbires assoiffés de sang. The Punisher repart en croisade...

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Punisher War zone - La mort dans la peau
Par : Chroniqueurs

Par Dante

Punisher a une place à part dans le paysage Marvel. Sociopathe assoiffé de vengeance, adepte des très gros calibres et partisan d’une justice sèche et expéditive, le Punisher est le côté hardcore des comics dans toute sa noirceur. Il était donc naturel qu’il passe par la case cinéma, après un premier film calamiteux avec Dolph Lundgren, puis un second un peu plus réussi mais malheureusement bien trop lisse avec le sous-estimé Thomas Jane et après un teaser alléchant réalisé par un artisan bien de chez nous (David Sario), l’annonce d’un nouvel opus du justicier vengeur avait de quoi faire frémir. Pourtant le projet s’était paré de ses plus beaux atours, Lexi Hooligans Alexander, mais surtout Ray Stevenson dans la rôle de Frank Castle. Et autant dire que le premier bilan qu’on retient de ce film est que Mr.Stevenson est le Punisher.

Si le dernier Punisher en date s’inspirait assez librement du comics d’origine, en insérant notamment le personnage du russe présent dans la collection 100% Marvel, ce War Zone se pose comme une adaptation fidèle bien que différente. Malgré le fait que Lexi Alexander ne prenne pas le parti d’adapter littéralement un des comics, son film colle parfaitement à l’esprit du matériau marvelien d’origine. Un Punisher monolythique, sadique et adepte du coup de shotgun en pleine face, évoluant dans un monde obscur et glacial, contrastant avec la vie tout en couleur des truands, tous plus tarés les uns que les autres et adeptes de l’ultra-violence. Un univers typiquement comics, qui n’hésite pas à marier l’humour débridé ou noir avec une violence très graphique. Pari relevé haut la main par la cinéaste qui ne s’encombre pas d’un quelconque scénario et recourt à une historiette simpliste de vengeance au profit d’un univers où les têtes explosent à la chaîne et où les méchants s’imposent de par leur étonnant charisme. Un film tout ce qu’il y a de plus bourrin et qui ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de faire couler le sang ou de faire parler le plomb.

Le seul point qui pourrait faire défaut à cet opus et jouer en faveur du précédent métrage est sa superficialité. Ici les origines du Punisher sont esquissées dans un flash-back de 30 secondes et éparpillées çà et là par des regards larmoyants. Pourtant, tout au long du film filtre dans le chef de la réal une envie d’explorer un peu plus ce personnage mythique, notamment à travers une relation au final assez niaise avec un enfant et sa mère dont le mari a été tué par l’anti-héros. Une quête de rédemption qui n’est au final qu’un artifice narratif qui finit même par plomber le récit et fait regretter le fait qu’il n’y ait pas plus de fusillade. Car si Punisher War Zone est un véritable comics/films, peut-être l’adaptation la plus fidèle à cet univers depuis longtemps, il en possède également les défauts, notamment cette frustration finale qui subodore un épisode suivant qui n’arrivera peut être jamais.

Film bourrin, trash et assumé, véritable série B, parfaite retranscription de l’univers délirant des séries récentes de Punisher, ce War Zone demeure un plaisir coupable.


Critique de Punisher : War zone - Film coup de poing
Par : Chroniqueurs

Par Alexis W.

Il en a fallu du temps pour qu’une bonne adaptation du célèbre justicier de chez Marvel ne voit le jour. Car bien que sympathique, celle réalisée par le monteur-réalisateur Mark Goldblatt datant de 1989 avec son Dark Ludgren en grande forme ne possédait pas la violence graphique nécessaire à la transposition de cet anti-héros ultra-violent. C’est à présent chose faite avec ce Punisher : War Zone qui fait table rase des précédents épisodes sans pour autant se prendre pour un remake.

Au contraire, War zone est une séquelle, même si quelques secondes sous forme de flash-back sont consacrées aux origines du Punisher. Foin de toute explication encombrante, le métrage est entièrement dévolu à l’action et au gore qui font partie intégrante de l’histoire. Un gore qui se déverse à foison. Bien entendu, le film de Lexi Alexander n’arrive pas au niveau de violence du formidable John Rambo mais possède tout de même de formidables moments de bravoure, comme ce fatal coup de poing dans la tronche d’un mafieux toxico, séquence éminemment graphique. De plus, Lexi Alexander dote son film d’une véritable touche comics book au moyen d’éclairages multicolores qui rendent l’environnement du Punisher surréaliste, un peu à la manière de Dick Tracy, Creepshow ou Batman Forever, bien que la filiation avec le nanar de Schumacher ne réside que dans la saturation en couleurs criardes qui parsèment la bobine.

Si la trame scénaristique tient sur un morceau de papier toilette, Lexi Alexander ne laisse pas le spectateur en reste et un véritable comics live prend forme durant une heure trente. De plus, Ray Stevenson campe enfin le Punisher tant attendu qui fait suite à un Thomas Jane certes excellent mais un tantinet gringalet. Stevenson cristallise lui le gros mastar monolithique, véritable tank humain sur lequel les fans fantasmaient. Une incarnation de Stevenson qui ne se limite pas seulement à cette carrure imposante, l’acteur distillant une certaine sobriété à son interprétation, sobriété qui confère une véritable tristesse à son personnage. Côté méchants, un duo de frères déjantés et fort peu ragoutants interprétés par le génial Doug Hutchinson (Tooms dans X Files) et Dominic west. Ne bénéficiant pas de l’aura du chef-d’oeuvre absolu, Punisher War Zone s’avère largement plus respectable et respectueux que nombre d’adaptations Marvel bâclées, et offre un spectacle trash, déviant et graphique 100% comics rarement égalé.

Une péloche qui vaut vraiment le détour qui se décrirait par un mot malheureusement un peu trop à la mode en ce moment mais tellement approprié : ’’Badass’’ !


Critique de Punisher : war zone - Vigilante comics
Par : Samuel Tubez

A peine la version mettant en scène Thomas Jane et John Travolta avalée que le Punisher débarque déjà en dvd dans un nouveau film sans prétention et discret, tellement discret même qu’il n’est pas passé par la case cinéma par chez nous. Une vraie petite injustice tant ce Punisher : War zone est une bande bien généreuse et débridée comme il faut, qui plus est produite et réalisée par deux femmes de caractère. Le célèbre vigilante de chez Marvel aurait-il enfin trouvé une adaptation cinématographique à la hauteur de ses célèbres méthodes expéditives ? Pas encore tout à fait mais on progresse…

Le justicier Frank Castle alias The Punisher, dans sa violente croisade personnelle contre le crime organisé, laisse pour mort le parrain de la pègre Billy Russo. Défiguré mais encore en vie, ce dernier, sous le pseudonyme de « Jigsaw », part chercher son taré de frère et prépare une vengeance terrible contre Castle en regroupant tous les membres des divers gangs de la ville...

L’histoire ne s’étoffe guère beaucoup plus que cela et préfère aligner les gunfights à base d’éclatements de cervelles plutôt que de se focaliser sur la psychologie des personnages. L’action et la gaudriole l’emportent donc sur le reste dans cette troisième version ciné du plus sombre et torturé des (anti)héros Marvel. Le manque d’inventivité se fait même ressentir par des emprunts évidents effectués sur de précédents films de super héros, tel ce Jigsaw, dont l’ « élimination » en début de film et le comportement lorgnent terriblement vers le Joker du film de Tim Burton. N’empêche, la tronche tranchée et le cabotinage de Dominic West (300), dans le rôle de ce bad guy déjanté face à un Ray Stevenson (la série Rome) parfaitement monolithique ainsi que toute l’hémoglobine qui éclabousse des décors illuminés de manière bien criarde font de ce Punisher : war zone un spectacle graphique aussi amusant que décérébré. Ca divertit son homme et ça fait plaisir à voir, surtout que c’est une femme (plutôt mignonne en plus !), Lexi Alexander (Hooligans), qui met en scène la chose, supervisée par la productrice de choc Gale Anne Hurd (Terminator et ses suites, Aliens, Hulk). Des gonzesses « who has balls » et qui en remontrent à certains mâles frileux pas foutus d’offrir leur quota de violence aux sombres héros de comics qui l’exigent !

Les bad guys sont aussi cons que méchants et le scénario cherche son inspiration ailleurs, mais on s’en fiche car la violence est bel et bien au rendez-vous de ce Punisher : war zone devant lequel on sourit bêtement tout du long. Un authentique comic book movie qui ne se prend pas la tête mais qui préfère en éclater un max !


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Ça: Chapitre 2
2019
affiche du film
Cities of Last Things
2018
affiche du film
Impossible Crimes
2019
affiche du film
The Soul Conductor
2018
affiche du film
Stray
2019
affiche du film
Dark, Almost Night
2019
affiche du film
The Dead Center
2018
affiche du film
Ride
2018
affiche du film
Kasane – Beauty and Fate
2018
affiche du film
Superlópez
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage