Critique de film

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Quiet Comes the Dawn

"Rassvet"
affiche du film

Pour ses vingt ans, Sveta est défenestrée par son frère dépressif. Choquée et assaillie depuis lors de cauchemars incroyablement réalistes, Sveta commence à se demander si le blues ne coule pas dans l’ADN de la famille, depuis que sa mère a rencontré un poteau mortel alors qu’elle marchait à peine. Pourtant, en fouillant dans les affaires de son défunt frère, Sveta découvre que ce dernier semblait obsédé par une secte et par un institut de somnologie bien particulier… Bien décidée à tenter la thérapie – à la fois pour elle et pour son frère – Sveta joue le cobaye en compagnie de trois autres inconnus : très vite, les pires cauchemars de chacun de ces insomniaques viennent se mélanger dans un enfer commun.

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Trailer - Quiet comes the Dawn (2019)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Quiet comes the Dawn - Guerre froide
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2019

Sveta, lors de sa fête d’anniversaire sacrant cet âge idyllique des 20 ans, reçoit la plus morbide des surprises : son frère passe par la fenêtre et s’écrase sur le sol au pied de son immeuble. En fouillant un peu dans le passé de son frangin, elle découvre que ce dernier était obnubilé par une secte et essayait par tous les moyens de ne pas s’endormir de peur de croiser la route du Sans-Visage. Intriguée, Sveta s’inscrit à une thérapie du sommeil collaboratif, en compagnie de trois inconnus insomniaques, pour tenter de comprendre ce qui taraudait tant son frère...

Produit par les producteurs de The Bride, péloche horrifique russe à succès sur le sol national, Quiet comes the Dawn est confié aux mimines du first-time réalisateur Pavel Sidorov. Sa mission ? Torcher un film aux allures hollywoodiennes dans la lignée des Queen of Spade, Frontier, The Bride et autres The Envelope que le cinéma slave produit à tour de bras depuis quelques années, s’illustrant autant dans le registre fantastique, SF, horreur voire catastrophe pour faire montre du talent du cru. La recette fonctionne en plein : l’héroïne est immergée dans un univers cauchemardesque rempli de têtes coupées et de couloirs sombres et labyrinthiques dans un dédale dans lequel est lâché une créature à l’apparence monstrueuse rendue par des CGI assez douteux. Qu’importe puisque le wagonnet de l’horreur s’offre quelques petits détours vers des effets de peur pré-fabriqués absolument prévisibles, histoire de tenir le spectateur hagard et l’écume aux lèvres.

Une heure et demi plus tard, Quiet comes the Dawn a rempli le cahier des charges et s’offre même un ultime check sur sa liste en optant pour un dernier rebondissement s’apparentant de loin à un twist. Les Ricains ont l’échine parcourue du même effroi que du temps de la guerre pour la conquête spatiale, une guerre glaciale peut reprendre...

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