Critique de film

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Reef (The)

"The reef"
affiche du film

L'équipage d'un voilier naviguant le long de la Grande Barrière de Corail se retrouve traqué par un grand requin.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The reef - Black Open water 2
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : BIFFF 2011

En 2007, le cinéaste débutant Andrew Traucki livrait son premier long-métrage, Black water, dans lequel il confrontait une bande de naufragés perdus dans le bayou australien à un crocodile géant. Trois ans plus tard, Traucki revient avec The reef… dans lequel il confronte une bande de naufragés perdus dans l’océan au large de l’Australie à un requin géant. Bon, au vu du scénario difficile de ne pas accuser le cinéaste de surfer sur la vague du succès en essayant de réitérer la réussite commerciale et critique de Black water. Une affirmation malheureusement confirmée par la vision d’un film languissant et manquant cruellement de tension, l’intrigue minimaliste se contentant de reprendre la trame de Black water en la mélangeant avec celle de Open water.

En Australie, Luke accueille ses amis londoniens Matt et Suzie venus passer quelques jours de vacances aux antipodes. Le trio, accompagné de l’ex petite amie de Matt, Kate, part en ballade maritime, guidé par un certain Warren. En pleine mer, leur bateau heurte un rocher et se retourne, la coque perforée, et menace de couler. Selon Luke, la seule chance du petit groupe est de nager vers le Nord pour atteindre l’Ile de la Tortue, distante d’une vingtaine de kilomètres. Warren refuse, prétextant que cette expédition s’avère trop risquée à cause des requins infestant l’océan. Cependant, Luke affirme que leurs chances d’être secourus avant le naufrage du bateau sont infimes. Après une longue discussion, Warren préfère rester sur l’épave tandis que les quatre autres débutent leur long périple vers la terre ferme.

Malheureusement, après quelques kilomètres de nage, Matt est attaqué par un grand requin blanc qui lui dévore la jambe. A partir de ce moment, les trois survivants s’engagent dans une véritable course contre la montre pour rejoindre l’Ile de la Tortue, pourchassés par le squale mangeur d’hommes.

The reef débute par le traditionnel « basé sur des faits réels » et se conclut par un petit texte explicatif relatant les événements s’étant déroulés après la fin du métrage. Cependant l’affirmation « faits réels » doit être, une fois de plus, prise avec des pincettes car le scénario s’inspire simplement de la mort de deux naufragés, tués par un requin tigre en 1983. The reef va ajouter trois protagonistes supplémentaires, étoffer l’intrigue et remplacer le requin tigre par le plus classique Grand Blanc bien connu des amateurs de « sharksploitations ». Le résultat ? Pas très convaincant !

En dépit des efforts de Andrew Traucki, dont la mise en scène se révèle soignée, The reef s’avère malheureusement ennuyeux et d’une prévisibilité rédhibitoire. Laissant peu de place au questionnement ou aux dialogues, le métrage embarque rapidement ses « héros » dans une course effrénée pour la survie, entrecoupée d’attaques du squale. Ces dernières sont rapides, brutales et efficaces, Andrew Traucki refusant les effets numériques miteux au profit d’un animal authentique et privilégiant les réactions des témoins terrifiés plutôt que les plans sanglants sur les blessures causées par les redoutables mâchoires. The reef choisit ainsi la voie du réalisme et refuse la surenchère stérile des « sharksploitations » récentes virant de plus en plus au portnawak complet comme en témoignent Megalodon, Mega shark vs Giant octopus ou Sharktopus. Salutaire sans doute même si le divertissement manque de punch et que le scénario tient sur un ticket de métro. Le métrage repose donc entièrement sur les épaules des jeunes interprètes, lesquels se révèlent doués et crédibles, communiquant efficacement leurs craintes sans sombrer dans l’hystérie même si leurs rôles sont à peine développés.

Les images, elles, sont souvent très belles et les plans sous-marins adroitement filmés, permettant au spectateur de ressentir l’angoisse de ces personnages ignorant ce qui se cache sous leurs pieds, dans ces millions de litres d’eaux. Les plans larges, filmés le plus souvent de manière aérienne, transcrivent à merveille la solitude écrasant les naufragés, isolés et oubliés de tous, sans espoir d’être secourus.

Malgré ces indéniables qualités, The reef ne fonctionne pourtant pas vraiment, se contentant de reprendre des éléments balisés sans se donner la peine de les développer. Le minimalisme pessimiste d’Open water se révélait poignant et l’énergie brute de Black water générait des séquences prenantes et angoissantes mais, assis entre ces deux chaises, The reef s’apparente rapidement à une aventure sans surprise. Seule la perspective de savoir qui va survivre et qui va finir croquer motive le spectateur à regarder le métrage jusqu’au bout. Hélas, étant donné le peu d’attachement éprouvé pour les personnages, The reef provoque plus d’ennui que de frissons et, en dépit d’une durée très courte (à peine plus d’une heure et quinze minutes hors générique), le métrage tourne rapidement en rond.

Sans être réellement mauvais, The reef déçoit et donne souvent l’impression d’étirer sur une durée indécente une idée de court métrage. Dommage.


Critique de The reef - The waters run red
Par : Damien Taymans
Tags : Créatures marines, BIFFF 2011

Il est toujours sur cette jolie planète bleue des masos qui prennent leur pied en se prêtant volontairement au danger. Bouffer chez Quick, ça file la nausée, mais y continuent à s’y rendre, les cuistres, et la bave aux lèvres en plus. Le portable au volant, c’est dangereux, ils envoient des textos d’une main pendant qu’ils branchent de l’autre leur kit oreillette superflu. Faire trempette au milieu des requins, ça risque d’être périlleux... ils enfilent leurs tenues de plongée et se jettent dans l’antre des squales à bord de leur embarcation de plaisance. Et forcément, quand la coque du bateau se trouve fendue par un récif de corail et qu’on est au beau milieu de l’océan sans GPS ni IPhone, pas d’autre choix que de se balancer à l’eau, quitte à se faire becqueter le falzar par des mâchoires impitoyables entretenues au Thonygencil...

Venu présenter Black water au BIFFF 2009, un film de croco tueur tiré d’une histoire vraie, réalisé en compagnie de David Nerlich (voir notre interview consacrée au film), l’Australien Andrew Traucki réitère l’expérience avec The reef, un film avec des requins dedans qui serait même tiré d’un fait divers véridique. Sauf qu’au cinoche, faut emballer l’audience et que, du traumatisme vécu par deux naufragés dans les années 80 au large de Townsville, le scénar’ ajoute trois personnages, renforce son bestiau (le requin marteau originel cède la planète au requin blanc plus massif) et quelques péripéties passionnantes. Et ce qui semblait s’apparenter à un ersatz d’Open water devient un vrai film de squales avec son quota d’attaques et de membres arrachés.

Tourné dans des décors naturels (de la flotte à perte de vue) avec de véritables requins, The reef offre quelques plans larges dignes de National geographic (soulignons le travail de Daniel Ardilley sur la photo) provoquant un sentiment d’isolement paradoxalement claustrophobique. A ces majestueuses prises de vue succèdent quelques moments de tension sous forme de plans rapprochés plus dynamiques, tendance shakycam, rendant l’action illisible et ajoutant au chaos provoqué par les apparitions du prédateur. Plus énergique que Black water - loin s’en faut, The reef souffre par contre d’une certaine redondance et accuse une absence totale d’enjeux dramatiques. Désireux de bâtir davantage un "thriller psychologique" qu’un film d’horreur, Traucki ne s’encombre d’aucune caractérisation et livre en pâture aux squales une bande d’énergumènes sous-développés - mais pas crétins - pour lesquels le spectateur peine à éprouver de l’empathie.

Loin d’être honteux, The reef privilégie le réalisme au spectacle, le naturalisme quasi clinique au divertissement. En découle une vraie atmosphère anxiogène qui toussote malheureusement sur la longueur. Enfin, pour clôturer cette chronique en beauté, je ne peux m’empêcher de vous livrer l’un des calembours les plus poilants que je connaisse. Z’êtes prêts ? C’est parti... Une baleine s’adresse à des requins qui désiraient l’attaquer : "C’est assez, je me cache à l’eau pour protéger mon dos fin". Elle est pas irrésistible, celle-là ?


Commentaires sur le film

Le tournage a été fait dans un vrai 0céan a perte de vue, avec des vraie requins.

4 etoiles

The reef est un film impresionnent, des images hm.. wahou.
L’histoire de 2femmes et de 2Hommes, en plein millieu d’un 0céan, de l’Australie sans bateau, juste avec des sortes de petite planches en caoutchou, C’est gens sont poursuivis chaque jours pas un requin, énorme, la Squal surement le même..
Ce requin fait leurs terreurs, chaque jours, chaque heure, chaque minute, chaques seconde qui passent.. Le Géant requin s’attaquent a eux.. D’abbord un homme qui décède a l’attaque de l’immense bête, après une femme et le dernier homme fu tué aussi.. Y resta une seule femme, secourrut le jour suivant par un pêchere.. C’est une histoire très imprésionnente, savant qu’elle est inspirée par un histoire vraie.. 0n s’imagine alors ceux que c’est pauvre gens on pu voir, un géant requin fesant leurs térreurs, ceux qui on pu enduré..

5 juillet 2011 à 13:07 | Par M.
:o

4 etoiles

The reef est un film super, enfin.. pauvre gens ! Surtout qu’il est pris par une histoire vrai, Je me suis imaginé c’est pauvre gens dans l’0céan, attaquer chaque jours par des Géant requin.. les image sont super bien faite, on si croit vraiment... 1seule personne sur 4 a la fin est secourru par un pêcher je croit.. Film impressionnent.. Waouh !.

5 juillet 2011 à 13:07 | Par M.

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un film supetbe !! Jai adoré !! Un ressentiment de stress, claustrophobie, injustice. Pendant tout le long du film, jai pensé a ces pauvres gens inévitablement condamnés et qui on un choix terrible a faire pour sauver leur peau !! Je conseille vivement ce film...

1er septembre 2011 à 19:09 | Par bouless
Prenant

3 etoiles

Un film plutôt bien construit avec un suspense qui tient bien la route.
Loin d’égaler le splendide Open water, The reef possède le mérite de nous faire éprouver de l’empathie pour les personnages. Il s’agit donc, d’une belle réussite.

30 juillet 2012 à 20:07 | Par Phil27

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