Critique de film

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Les Révoltés de l'an 2000

"Quien Puede Matar a un Niño ?"
affiche du film

Sur une petite île perdue de Méditerranée, un couple de touristes britanniques, dont la femme est enceinte, découvre que les enfants semblent avoir subi une mutation psychologique violente. En effet, ils se mettent à tuer méthodiquement tous les adultes, comme sâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Les révoltés de l’an 2000 - La Guerre des Mômes
Par : Gilles Penso
Tags : Enfants tueurs

Les Révoltés de l’An 2000 : derrière ce titre français pataud, qui laisse imaginer un thriller de science-fiction post-apocalyptique, se cache une perle rare signée par un metteur en scène atypique. Narciso Ibanez Serrador est en effet spécialisé dans les productions pour le petit écran, mais chaque fois qu’il s’en échappe, c’est pour s’aventurer sur un terrain cinématographique peu balisé. Nous lui devons ainsi La Résidence, un «  giallo » ibérique vénéneux précurseur des travaux de Dario Argento.

Le titre original des Révoltés de l’An 2000 (Quien Puede Matar a un Niño ?, littérallement « Qui peut tuer un enfant ? ») est autrement plus explicite. Il fut d’ailleurs traduit tel quel en Grande-Bretagne (Who Can Kill a Child ?), les Américains préférant les plus sobres Trapped (« Piégé ») ou Island of the Damned (« L’île des Damnés », référence évidente au Village des Damnés de Wolf Rilla). La structure du scénario, inspiré du roman « El Juego de los Niños » de Juan José Plans, évoque beaucoup Les Oiseaux : un prologue assez long présentant le couple vedette tout en disséminant de petits indices avant-coureurs, l’arrivée sur l’île, une succession d’attaques de plus en plus révélatrices, la vision soudain terrifiante d’une multitude d’enfants agglutinés au bout d’une rue (équivalent des centaines de corbeaux accumulés sur la cage à poule chez Hitchcock, mais souligné ici par un thème proche de celui des Dents de la Mer), et l’attaque finale dans la maison transformée en refuge.

Mais Les Révoltés de l’An 2000 n’a rien d’un plagiat, et sa vision de l’enfance monstrueuse est très éloignée de celle du Village des Damnés par exemple, avec lequel il semble pourtant présenter de nombreuses similitudes. L’efficacité du film repose sur son rythme faussement paisible, sur sa sobriété et sur son réalisme. Ce parti pris ne rend que plus fortes les scènes choc : les enfants jouant à colin-maillard avec une serpe et le corps d’un vieil homme pendu par les pieds, l’assaut oppressant du dernier refuge des héros, la jeune femme enceinte réalisant que son bébé est en train de la tuer de l’intérieur, ou la bataille finale sur la barque. Le film de Serrador bouscule quelques tabous (le héros n’hésite pas au bout d’un moment à tuer les agresseurs en culotte courte), le malaise étant amplifié par les mines angéliques des petits assassins.

La seule véritable faute de goût du film est probablement son générique de début qui, sous prétexte d’expliquer au spectateur que les enfants sont les premières victimes de la folie des hommes, détourne des images documentaires où les enfants sont morts de faim, irradiés, battus… l’intention est claire et compréhensible, mais n’est-ce pas un abus de pouvoir que de se servir crûment de telles images pour servir un propos fictif et métaphorique ?

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici

Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

inoubliable, un vrai chef d’oeuvre.

11 juillet 2009 à 01:07

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