SACREES SORCIERES de Roald Dahl

27 octobre 2011 | Par : Damien Taymans |

Titre Sacrées sorcières

Titre original The witches

Auteur Roald Dahl

Année 1983

Genre Littérature de jeunesse - Fantastique

Editeur Folio Junior

Année d’édition 1990

Note 7/10

Résumé

Ce livre n’est pas un conte de fées, mais une histoire de vraies sorcières. Vous n’y trouverez ni stupides chapeaux noirs, ni manches à balais : la vérité est beaucoup plus épouvantable. Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire, vivent dans des maisons ordinaires. En fait, elles ressemblent à n’importe qui. Si on ajoute à cela qu’une sorcière passe son temps à dresser les plans les plus démoniaques pour attirer les enfants dans ses filets, vous comprendrez pourquoi ce livre vous est indispensable.

On y découvre l’histoire d’un petit garçon qui vit avec une grand-mère un peu spéciale qui fume des cigares et qui raconte toujours de fantastiques histoires. Elle apprend par exemple à son petit-fils comment reconnaître les sorcières. Ces conseils pourraient d’ailleurs s’avérer très utiles...

Un jour, la grand-mère et son petit-fils vont faire un séjour au bord de la mer et prennent un hôtel. Voulant dresser ses souris blanches, le petit héros va assister, sans être vu, à une conférence annuelle de sorcières. Leur unique but est de faire disparaître les enfants. Et leur chef a trouvé un moyen : la potion souris à retardement. Elles veulent la mettre dans des bonbons puis la donner aux enfants. Le lendemain, à 9 heures pile, ils se transformeront en souris ! En essayant de sortir, le petit garçon subira une métamorphose...

Roald Dahl est assurément l’un des artisans les plus estimés et les plus réputés de la littérature de jeunesse. Le plus adapté au cinéma aussi. James et la pêche géante, Matilda, Charlie et la chocolaterie, Fantastique maître Renard (dont l’adaptation, des œuvres de Wes Anderson, devrait aboutir courant 2010), autant de titres qui ont connu les faveurs de l’écran, c’est dire des trésors que recèle la bibliographie de l’écrivain gallois qui s’est intéressé à l’écriture des romans pour enfants après avoir raconté des histoires pour border ses deux filles. Le succès submerge l’auteur dès la publication américaine de Charlie et la chocolaterie aux Etats-Unis, suivi d’une sortie tout aussi remarquée en Angleterre. Avec Charlie, se tisse la ligne de conduite des romans de Dahl : un enfant, souvent malheureux, prend sa revanche sur le monde des adultes dans lequel se trouvent des êtres acariâtres voire démoniaques.

Aux tantes Piquette et Eponge de James et la Grosse Pêche, à l’excentrique Willy Wonka succède, dans Sacrées sorcières, une troupe de Carabosses menée par la Grandissime sorcière qui vient d’échafauder un plan démoniaque pour débarrasser l’Angleterre de ces satanés enfants : ouvrir des magasins de bonbons et offrir à chaque moutard des sucreries fourrées d’une potion à retardement censée les transformer en souris le lendemain à 9 heures du matin, alors qu’ils se trouvent en classe. Mais un enfant, caché derrière un paravent, assiste à la conférence avant d’être à son tour métamorphosé en souriceau. Avec l’aide de sa grand-mère, ancienne chasseuse de sorcières, le garçon tente de déjouer le plan des vilaines sorcières…

Porté à l’écran en 1990 sous le titre Les Sorcières (Nicolas Roeg), Sacrées sorcières perdure dans l’opposition "David contre Goliath" chère à l’écrivain. Désormais, l’ennemi est non seulement effrayant mais en outre extrêmement nombreux. La comparaison est d’autant plus édifiante que le héros, réduit à la taille d’une vulgaire souris, est à la merci du moindre coup de talon de ces mégères furonculeuses. A nouveau, un nombre impressionnant de péripéties viennent jalonner cette histoire merveilleuse qui se distingue complètement des contes de fées, comme se plaît à le rappeler l’auteur dans son introduction.

Richement illustré des mains de Quentin Blake, le bouquin se laisse aisément dévorer, Dahl réussissant à faire passer les choses les plus ahurissantes avec un brio qui n’appartient qu’à lui. On regrettera juste l’engourdissement que provoque certains passages plutôt inutiles et la perte de l’acidité descriptive qui faisait le charme du diptyque de Charlie...

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