Critique de film

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Sand Sharks

"Sand Sharks"
affiche du film

Des requins préhistoriques pouvant évoluer dans le sable sont relâchés sur l'île de White Sands après qu'un tremblement de terre sous-marin ait ouvert un profond cratère sous la surface de l'océan. Ces créatures, les plus menaçantes qui aient jamais régné au fond des mers, sont maintenant sur la terre ferme, leurs féroces appétits les entraînant à dévorer tout ceux qui croisent leur chemin...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Sand Sharks - Les dents de la plage
Par : Fred Pizzoferrato

Les films de requins mangeurs d’homme se suivent et se ressemblent au point que les scénaristes doivent effectuer des efforts appréciables pour renouveler une formule usée jusque la corde. Après les requins préhistoriques (Dinoshark), les Mégalodon (Shark Attack 3), les requins d’eau douce (Red Water), les requins qui attaquent les gondoles (Sharks in Venice), les requins pieuvres (Sharktopus), les requins des marécages (Swamp Shark) et les requins nucléaires grand comme des porte-avions (Mega Shark Vs Giant Octopus) voici venir les…requins des sables ! Ces squales améliorés peuvent, en effet, attaquer leurs proies dans l’eau mais également sur la plage et creusent des tunnels pour happer leurs proies à la manière des vers géant de Dune ou du monstre lovecraftien du sympathique La plage sanglante.

Excepté cette innovation fantaisiste, Sand Sharks reprend les codes éprouvés de la sharksploitation et suit le schéma habituel, vu et revu depuis Les dents de la mer : le maire refuse de fermer les plages juste avant un grand événement touristique, le mangeur d’hommes capturés n’est pas le coupable des attaques, l’experte en biologie marine vient à la rescousse et le vieux loup de mer se dit prêt à capturer la bête contre une jolie somme d’argent.

Revenu au pays pour faire fortune et renflouer les affaires de la petite île de White Sands, le jeune Jimmy Green envisage d’organiser un grand festival de musique électronique sur la plage. Malheureusement, la présence d’une meute de requins mutants capables de creuser des tunnels dans le sable perturbe ses plans…La policière Brenda Young, ex-copine de Jimmy tente de limiter les dégâts en fermant les plages sur les conseils de la biologiste Sandy Powers mais la fête a finalement lieux et les squales passent à l’offensive.

Sans surprise mais amusant, Sand Sharks joue la carte de l’humour pour faire passer la pilule et se permet quelques clins d’œil appuyés, entre autre à Roger Corman. Affichant clairement ses influences (les films précités mais également Tremors et le désormais inévitable Piranha 3D), cette modeste production maintient un rythme correct en multipliant les scènes d’attaque, très nombreuses même si relativement timides au niveau du gore.

L’humour, pour sa part, fonctionne de manière efficace, entre les clins d’œil cinéphiliques, les diverses références, les gags crétins et les blagues et autres jeux de mots situés en dessous de la ceinture. Dommage que l’érotisme soit, lui, quasiment absent du métrage en dépit d’une figuration composée de demoiselles en bikinis sautillant gaiement sur le sable. Le climax offre, de son côté, un grand moment de n’importe quoi en présentant « la plus grande beach party de tous les temps »…laquelle se limite au spectacle d’une trentaine de danseurs agitant les bras au son d’une pauvre DJ réfugiée derrière une platine posée sur des tréteaux. Ridicule et hilarant.

Les effets visuels, eux, sont médiocres mais néanmoins un poil au-dessus de la majorité des productions similaires et les plus indulgents parviendront presque à les trouver « passables ». Voir les requins surgir de la plage pour gober leurs proies se croyant en sureté reste, de toute manière, le principal intérêt de ce métrage sans saveur particulière mais regardables pour les inconditionnels de la sharksploitation.

Sans aucunement rivaliser avec ses modèles, Sand Sharks demeure une oeuvrette distrayante en dépit de quelques longueurs et d’un scénario d’une complète banalité. Son humour pour une fois volontaires, ses effets visuels acceptables et son rythme enlevé en font un petit divertissement à déguster sans arrière pensée pour les amateurs de nanars bien « goûtus ». Les autres s’abstiendront sans regret.


Critique de Beach Shark - Parker Lewis perd tout de même...
Par : Quentin Meignant

Initialement baptisé Sand Sharks et forcément dévolu au marché vidéo aux States, Beach Sharks a été rebaptisé en vue de sa sortie DTV sous nos latitudes. Quoi qu’il en soit, cela ne change pas grand chose à l’état général du film de Mark Atkins, petit faiseur qui a notamment effectué quelques piges pour Asylum. A l’occasion de ce Sand Sharks, la sharksploitation prend un virage jamais vu jusqu’alors puisque les vicieux requins s’adonnent désormais à leur passion, à savoir dévorer le plus de monde possible, directement sur la plage puisqu’il s’agit ici d’une race préhistorique qui sait... nager dans le sable. Pas de bol, c’est justement le moment qu’avait choisi le fils du maire, campé par Corin Nemec, pour donner lieu à la plus grand beach party jamais vue...

Aborder une oeuvre telle que Sand Sharks, c’est un peu fourrer son nez dans un univers particulier, celui des films de requins où, bien souvent, la qualité n’est pas au rendez-vous et la poissecaille sert simplement de prétexte à l’étalage de quelques beautés en plastique et bikini... A ce titre, le film de Mark Atkins ne déroge pas à la règle et tous les beaux personnages s’avèrent aussi sexys que décérébrés : de l’assistante mafieuse aux gros nibards à la scientifique à forte poitrine en passant par la stagiaire très bien fournie au niveau des pectoraux, Sand Sharks pourrait se résumer à une histoire de flotteurs.

Mais pas seulement ! Le film de Mark Atkins constitue un médicament de premier ordre face à la morosité. Désirant jouer la carte de la dérision dès le départ, le métrage ne renie pas du tout son aspect totalement zeddard et offre à Corin Nemec une tribune impressionnante pour donner lieu à un cabotinage rarement vu. Parker Lewis, l’homme qui ne perd jamais, est ici un incroyable loser dont les pérégrinations catastrophiques sont la seule planche de salut du film. Car, hormis cela, les séquences de panique collective sont ridicules avec la dizaine de figurants présents et les requins des sables ressemblent à des maquereaux fumés évadés de leur emballage sous vide. Pas de première fraîcheur donc !

Ne demeurent donc de ce film que les poncifs habituels agrémentés de quelques gags plus ou moins amusants et d’une seule scène un brin gore à peu près réjouissante. Mark Atkins prouve qu’il est et restera définitivement un faiseur de Z peu inspiré et sa poissecaille n’a plus qu’à retourner dans les profondeurs... de son scénario.


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