Critique de film

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Satan's Slaves

"Pengabdi Setan"
affiche du film

Après avoir succombé à une maladie étrange dont elle a souffert pendant trois ans, une mère retourne dans sa maison pour récupérer ses enfants.

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Trailer - Satan’s Slaves (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Satan’s Slaves - La parabole du semeur
Par : Seb Lecocq

Afin de dissiper tout malentendu, nous ne parlons pas ici du film de Norman J. Warren ni d’un remake de celui-ci mais du nouveau film de Joko Anwar, un nom qui devient familier pour les amateurs de fantastiques aventureux, qui est le remake d’une œuvre du même nom réalisée en 1982 par Sisworo Gautama Putra. J’en profite aussi pour dire que Satan’s Slaves a détruit le box-office indonésien en s’adjugeant la place de plus gros succès de l’année et qu’il a tranquillement remporté 10 récompenses aux Oscars locaux. Un peu comme si Conjuring repartait avec une dizaine de statuettes au nez et à la barbe d’un énième biopic mielleux. Maintenant que les présentations sont faites, il est temps d’aller titiller la Bête.

Après une heure et cinquante minutes de film, les lumières se rallument et la toute première impression qui vient à l’esprit est identique à celle de la fin de projection de The Conjuring. L’impression d’avoir assisté à un gros blockbuster horrifique (selon les normes économiques indonésiennes évidemment) qui s’assume totalement en tant que tel et n’essaie pas d’être autre chose. C’est à la fois la grande force et le grand point faible de cet esclave de Satan. Les sensations sont bel et bien là mais il ne faut pas être trop regardant sur le scénario et certaines séquences interdites par la loi depuis au moins 1978 comme le fameux coup de la voiture qui ne démarre pas ou le fantôme planqué derrière la porte. Il y a tout un tas de petites choses qui viennent parasiter un récit qui, au-delà de ça se tient parfaitement même si, en tant qu’occidentaux, quelques petites subtilités propres au folklore indonésien risquent de nous échapper. Mais qu’à cela ne tienne, le bonheur se trouve ailleurs.

L’efficacité des scènes de flippe et l’envie de faire de l’horreur embrasent l’intégralité de l’œuvre. On sent Anwar généreux dans son rapport au spectateur, son envie de lui faire plaisir et de renouer avec l’horreur grand public. Les vrais horror addicts pourront trouver tout ça un peu vain et déjà vu, on ne peut pas leur donner tort, mais malgré tout il est difficile de bouder son plaisir devant cette production excessivement bien troussée qui rappelle les productions thaïlandaises qui inondaient le marché il y a encore une petite dizaine d’années. Satan’s Slaves rend hommage au folkore de son pays et en utilise les codes mais il n’oublie pas la portée internationale de son projet. La mise en scène emprunte beaucoup au cinéma d’horreur américain contemporain. L’influence des productions Blumhouse ou de James Wan est bien présente, il y a clairement du Conjuring et du Insidious là dedans. Le rapport au spectre du film est typique de la manière dont sont traités les esprits dans la culture du sud-est asiatique. Les fantômes ne sont pas forcément néfastes, ils sont aussi des vecteurs alarmistes ou protecteurs. Ils ont des messages à faire passer aux vivants auxquels ils sont toujours attachés. Harry, un spectre qui vous veut du bien.

Satan’s Slaves est un gros résumé de quarante ans d’horreur et de fantastique mondial qui emprunte autant au Japon, à la Thaïlande, en Europe et aux Etats-Unis d’où un côté fourre-tout qui déstabilise mais est compensé par une facture technique irréprochable comme si les meilleurs techniciens occidentaux étaient partis mettre en image une histoire typique du folklore asiatique. Les scènes d’action ou de trouille en sont le meilleur exemple : shootées et éclairées parfaitement, montées au cordeau et accompagnées d’un score efficace qui, lui aussi, mélange le meilleur des deux mondes. Une chanson entêtante ouvre d’ailleurs l’histoire, une mère chanteuse qui disparaît est l’élément déclencheur du récit. Une histoire complexe, à tiroirs, qui mêle plusieurs grands sous-genres horrifiques : possession, histoire de fantômes, maison hantée, secte satanique, tout ça s’interpénètre à la manière d’un The Conjuring, décidément figure tutélaire de ce Satan’s Slaves. Un grand frère qui prend soin du petit dernier en somme.

Reste que Joko Anwar n’est pas encore James Wan, son film souffre de maladresses principalement au niveau de l’écriture, ce qui offre quelques rires involontaires et toujours gênants pour l’implication du spectateur. Certaines séquences sont bien efficaces, fonctionnent très bien grâce à la mise en scène d’Anwar même si quelques points d’intrigues demeurent bien nébuleux, spécialement en fin de métrage. Satan’s Slaves est une bonne introduction au cinéma d’horreur est asiatique mais pourra s’avérer un peu fouillis pour l’amateur éclairé de ce cinéma-là. Le Diable est dans les détails, ceux-ci laissent ici un peu à désirer.


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