Critique de film

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Scarce

"Scarce"
affiche du film

Trois snowboarders égarés dans une forêt isolée. Ces derniers rencontrent deux locaux assoiffés de sang et de viande humaine.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Scarce - Le survival de trop
Par : Damien Taymans

Trois queutards fanas de snowboards sont victimes d’un accident de la route alors qu’ils traversent la Pennsylvanie pour rentrer chez eux. La faute à cette saloperie de raccourci suggéré par un vieux redneck dans un bar miteux. Du coup, la tire est inutilisable et l’un des trois jeunes a une fracture ouverte. Partis chercher de l’aide dans la maison voisine, Dustin et Owen tombent sur Ivan, un vieux briscard solitaire qui survit en ermite dans son cabanon coupé du monde. Les chicots en cavale, le Ivan les reçoit comme des princes, leur sert une bouillie digne d’un commis d’un bistrot auvergnat, leur récite ses « Mémoires d’un chasseur aguerri » et les rassure sur l’état de leur ami qui a depuis mystérieusement disparu.

Pour leur premier film, les néophytes Jesse T. Cook et John Geddes écrasent les plates-bandes de Texas Chainsaw Massacre dont on ne compte plus désormais les resucées désargentées. Tandis que des rednecks cannibales déclament leur amour à Dame Nature et à Diane, déesse chasseresse, leurs victimes se vident de leur sang dans une cave défraichie dévolue aux séances « découpage » des bouchers de formation. Torture-porn fauché, Scarce se marketise surtout grâce aux louanges de Darren Lynn Bousman et rencontre son public chez les fans invétérés du cinéma underground. Une photo granulée à outrance, des comédiens amateurs qui cabotinent un max (dont les deux réals qui partagent l’affiche), quelques (rares) effets gore, il n’en faut pas plus pour que le métrage se taille une réputation d’héritier des bandes d’exploitation des 70’s. Une extraction d’ongle plus tard, Scarce révèle son vrai visage : un flick qui recycle maladroitement tous les poncifs du genre et s’avère bien incapable même de soutenir la tonalité des modèles qu’il prend en exemple. Les tarés consanguins Ivan et Wade relèvent quelque peu cette mélasse plutôt fade en déversant leur folie bestiale sur les pauvres proies tombées dans leurs rets et en leur faisant subir le principe de « l’estomac fait loi », tailladant des morceaux de barbaque à même le corps pour le repas du soir. Il faut avouer que si les prestations des acteurs sont qualitativement lamentables, les performances physiques de ces interprètes téméraires sont à souligner : plongés en plein froid canadien, maculés de faux sang, ceux-ci doivent courir pieds nus dans la neige et se jeter dans la poudreuse pour les besoins de la cause.

Trop classique dans sa construction et trop sage dans ses débordements sanguinolents, Scarce laisse un goût d’insatisfaction prononcé. Le spectateur devra se contenter de rechercher de l’irrévérence dans les longs monologues d’Ivan (le sympathique Steve Warren) qui occupent la majorité de cette œuvre des plus timorée.


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