Critique de film

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Scream of the Banshee

"Scream of the Banshee"
affiche du film

Un professeur d'archéologie déterre un dangereux artéfact, lequel relâche une créature ayant le pouvoir de tuer avec son cri...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Scream of the Banshee - Final scream
Par : Damien Taymans

After Dark films, ce label de séries B horrifiques destinées à quelques projos de festivals (dont l’officiel, basé à Toronto) et à une exploitation direct-to-vidéo a déjà procuré sa dose de cauchemars aux amateurs de genre. Plus doués dans l’art de la distribution (Zombie of mass destruction, Dread, Borderland) que dans la production (L’effet papillon 3, Seconds apart, Prowl), les décisionnaires entreprennent avec Scream of the Banshee une collaboration avec la chaîne câblée Syfy, dernier eldorado télévisuel des sous-productions encombrantes. Pour séduire son audience, Scream of the Banshee brasse large puisque Jacob Hair et Anthony C. Ferrante explorent la mythologie irlandaise pour en exhumer l’une des créatures les plus folkloriques : la Banshee, souvent confondue sur nos terres avec la Dame blanche (pas la glace, ignares, la svelte annonciatrice des décès à venir).

C’est que les deux scénaristes sont habitués à l’heroic fantasy et à l’histoire médiévale, le premier ayant fait ses armes en modelant quelques créatures pour In the name of the King (Uwe Boll) tandis que le second, issu du monde du visuel également, a scénarisé et réalisé sa propre légende du cavalier sans tête. Mais les légendes ont beau avoir la peau dure, elles ne sont pas à l’abri de quelque petit tannage pour les besoins de la cause. Ainsi en est-il de cette fameuse Banshee, prophétesse d’un décès imminent dans le folklore originel, transformée en ersatz monstrueux (avec des quenottes nettement plus nombreuses et aiguisées) des spectres japonais qui ont envahi les écrans cette dernière décennie.

Seul élément conservé, le cri de la hurleuse qui provoque le fracassement du marteau et de l’enclume (vus dès l’entame, alors qu’un forgeron médiéval prépare une arme pour capturer la bougresse, c’est dire la force des métaphores filées chez After Dark) des personnages et démolit, par la même occasion, les tympans des spectateurs, agressés par une averse de jump scares sonores aussi assourdissants qu’éreintants. Et dans ce concert de hurlements, quelques acteurs tentent de faire entendre leur voix, comme Marcelle Baer (vue dans la parodie plus nulle que le modèle - fallait le faire ! - Mords-moi sans hésitation) émotionnellement impliquée dans son personnage de mère absente mais sur-protectrice (?!) ou le vétéran Lance Henriksen, venu à nouveau cachetonner quelques minutes pour s’offrir une plus grosse part de steak en fin de mois.

Seule consolation de l’œuvrette dernier cri de Steven C. Miller (le gorasse Automaton transfusion), le dénouement sans équivoque suppose que ceci aura constitué le final scream.


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