Critique de film

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Session 9

"Session 9"
affiche du film

Quatre hommes sont chargés de rénover un asile désaffecté. Mais l'établissement en question est hanté...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Session 9 - Examen réussi...
Par : Gore Sliclez

Une équipe de désamiantage se rend dans un ancien hôpital psychiatrique abandonné, énorme bâtisse regorgeant de tunnels et de sous-sols sinistres. Les jours passent et l’ambiance se détériore, les hommes deviennent nerveux et une disparition inquiète l’ensemble de l’équipe désormais au bord de la crise de nerfs.

Session 9 est typiquement le genre de film qui arrive à vous faire garder les paupières ouvertes même un vendredi soir après minuit. Une très agréable surprise qui n’en est pas une en réalité puisque ce film remporta le prix du meilleur réalisateur et fut nominé au festival de Sitges en 2001. Premier coup de maître donc pour un Brad Anderson déjà remarqué grâce à The Darien Gap (1996), une comédie également primée en son temps.

Bénéficiant d’un budget malingre de 1 500 000 $, Anderson arrive néanmoins à acquérir la présence dans son casting de David Caruso juste avant que celui-ci n’aborde la série qui allait relancer sa carrière avec les Experts Miami. A ses côtés, Josh Lucas, l’acteur qui monte, et le sous-estimé mais ô combien talentueux Peter Mullan. Belle affiche donc pour un véritable film d’acteurs.

Car du talent il en faut pour interpréter ces hommes rompus à la tâche désagréable et dangereuse de désamianter des bâtiments abandonnés pour la raison. Des hommes semblant posséder tous une histoire troublante, inquiétante qui semble ici ressurgir, comme décuplée par une atmosphère tendue et chargée inhérente à l’hôpital. Soudain, un homme disparaît et c’est l’incompréhension qui s’installe suivie très vite pas la suspicion. C’est que les archives de l’hôpital, encore présentes, regorgent d’informations surprenantes et notamment un dossier qui intrigue l’un des ouvriers qui se met à écouter les enregistrements de l’époque. Amis, ils commencent à douter les uns des autres au fil des révélations que certains confient ou découvrent.

Les longs tunnels obscurs des sous-sols inquiètent et plongent dans le noir absolu le malheureux qui n’aurait pris sa lampe de poche. Les décors défraîchis du bâtiment hanté confortent cette impression inquiétante d’abandon et de mystère. Brad Anderson en joue et aime ça sans nul doute. Le cadre s’y prête à merveille un peu à l’instar du Fragile de Balaguero, grand spécialiste de ces énormes bâtisses abandonnées et hantées d’un passé terrifiant.

Session 9 est un film d’angoisse reposant sur un scénario classique mais solide offrant le twist final tant attendu qui glace le spectateur après l’avoir plongé dans ses peurs ancestrales comme la claustrophobie, la peur du noir et de cet inconnu invisible mais tellement présent dans l’obscurité inquiétante. Dommage néanmoins le format caméra digitale décidément rebutant et qui n’arrive pas à adhérer.

Cinq gars, cinq interprétations magistrales sur les épaules desquels reposent totalement le film, corroborant une nouvelle fois l’adage qui rappelle qu’avec un bon scénario et de bons acteurs pas besoin d’un budget conséquent pour réaliser un bon film Rated R.

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