Critique de film

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Sex Galaxy

"Sex Galaxy"
affiche du film

Dans 100 ans, afin de remédier au problème de surpopulation et au réchauffement climatique, le sexe sur Terre sera déclaré illégale ! Lorsquâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Sex Galaxy - Vers l’infini et au-delà
Par : Damien Taymans

Dans 100 ans, la planète Terre sera devenue un lieu d’exil miné par le réchauffement climatique et la surpopulation. Pour enrayer la dégradation, des directives ministérielles sont prises à l’échelle mondiale : le sexe extra marital devient tout bonnement interdit, confinant les adolescents à attendre des années le dépucelage tant promis et obligeant les maris à ne plus prester d’heures supplémentaires en dehors des liens sacrés du mariage. Echaudés comme pas deux, une équipée d’astronautes décident de se payer un petit détour de leur itinéraire originel pour aller tâter de la cuisse dans la Galaxie sexuelle où se trouve une planète peuplée d’admirables nymphomanes en culottes très courtes…

Une idée pareille ne pouvait émaner que des cerveaux dérangés (ou géniaux, c’est selon) des compères Jonathan Yudis et Mike Davis, déjà à l’origine et à l’aboutissement du projet Pervert ! dans lequel une femme était poursuivie par un sexe tueur. Au tour cette fois de Davis de prendre les rênes pour en signer la réalisation et le scénario tandis que son confrère s’occupe de la production de cette œuvre à deux balles. Car, l’intérêt premier du métrage réside dans les circonstances particulières de son tournage. Premier Green movie comme aime à l’appeler son géniteur, Sex galaxy recycle en réalité des images déjà-vues puisque tout droit sorties du domaine public, en particulier de l’oeuvrette nanardesque de Roger Corman, le père des productions low-budget, Voyage sur la planète des femmes préhistoriques (elle-même étant une variation soixante-huitarde de son Voyage sur la planète préhistorique). Reprenant pour l’essentiel les images de l’œuvre cormanienne, Davis y ajoute l’une ou l’autre séquences supplémentaires tirées de documentaires pédagogiques, de clips de séries B et de SF épique voire de propres images que le sieur garde en réserve. Seule contribution filmée en « live », une scène supplémentaire qui permet aux spectateurs de se rincer l’œil sur les galbes parfaits de Johanna Jussiniemi qui tente d’apprendre le bonheur du plaisir interdit à un jeune astronaute encore détenteur de son pucelage.

Relecture pour le moins subversive que cette fable anticipative aux dérives sexuelles plus que probantes. A l’instar du Pervert ! de 2005, Sex Galaxy gravite en révolution libre autour du noyau sexuel, n’hésitant jamais à quitter l’orbite pour une bite en or. Nichons (originaux, ceux-là !) déployés à même la caméra, discussions salaces entre mâles en rut, allusions lubriques, le scénario entier se transforme en gouffre à foutre afin d’en donner plus que de raison aux pervers atteints de voyeurite aiguë. Pourtant, en guise de spectacle charmeur, Sex Galaxy n’offre que peu de saveurs imagées, le métrage déballant de part en part son lot de scènes vieillottes aux dénudés soixante- huitards très sommaires. Peu importe puisque l’atout principal de ce Sex Galaxy reste les délicieux dialogues qui puisent à l’envi dans le répertoire très coloré des discussions de sexologues en mal de vivre. Du documentaire sur le traitement hygiénique destiné à lutter contre la syphilis (attention, risque de grosse souffrance dans le bas-ventre, messieurs !) aux règlements de compte extragalactiques entre le capitaine Giles Grayson et son épouse avide de sexe en passant par les envies lubriques de la cannette géante Wron qui domine la dite planète et a transformé toutes les femelles en esclaves, le film fait autant sourire qu’il ne lasse sur la durée, Davis se révélant incapable de s’extirper d’un carcan scénaristique qui se mord bien vite la queue (analogie parfaite, n’est-il pas ?).

Peu importe à vrai dire puisque Sex Galaxy vaut avant tout pour son statut d’œuvre historique, ouvrant une nouvelle initiative aux réals indés de faire leur preuve en matière de scénar’ et de montage sans pour autant tenter de conquérir vainement les boîtes de prod’ dans l’espoir d’un mince investissement débouchant sur une limite crative pour le réal tenu par les couilles.

Commentaires sur le film

GOOD

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15 janvier 2012 à 11:01

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