Critique de film

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Solitaire

"Rogue"
affiche du film

Un écrivain cynique américain part en expédition sur un bateau, avec pour capitaine, une femme de caractère. Direction : l'Australie sauvage, où un crocodile géant terrifie la population...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Solitaire - Solide comme un Rogue..
Par : Gore Sliclez

Pete McKell (Michael Vartan) est journaliste pour un magazine de voyages et fait un reportage sur le Kakadu National Park. Embarquant sur un petit bateau touristique sillonnant à travers les gorges du magnifique parc national aborigène en compagnie de huit autres personnes, il découvre les beautés d’une région infestée de moustiques et de crocodiles. L’homme est suffisant, cynique et regrette déjà son voyage quand soudain un énorme crocodile fait chavirer l’embarcation et oblige les occupants à rejoindre un petit îlot. Très vite les naufragés se rendent compte que l’endroit est loin d’être sûr et que la marée monte rapidement les obligeant à prendre des décisions vitales et urgentes. Au loin, le monstre guète, heureux de ce garde-manger improvisé…

Deuxième et très attendu long-métrage de Greg Mclean, ce réalisateur australien qui avait fait grande impression depuis son cauchemardesque Wolf Creek (2005). Une fois encore le réal utilise pour installer son intrigue les décors fascinant d’un continent qu’il aime filmer et instaurer comme élément principal de son histoire. Il faut voir ce désert aux tons ocre où zigzague un fleuve émeraude qui abrite une faune haute en couleurs et dont les eaux sont ornées de milliers de nénuphars roses. Une terre sacrée où les peintures aborigènes et millénaires sont encore visibles sur les parois des falaises, un paradis tropical se transformant soudainement en enfer pour ces victimes prises au piège dans un isolement naturel devenu inquiétant. Rednecks locaux, touristes, pèlerins ou cancéreux, personne ne sera épargné par ce drame qui va les toucher et dont seule la solidarité pourra leur donner une infime chance de s’en sortir.

À l’instar du très sympathique Black Water (2007), malheureusement sorti incognito la même année, Mclean joue sur cette attente insoutenable qui nous submerge car ne sachant où et quand sortira ce monstre de sept mètres qui happe ses victimes et les entraîne dans des roulements effrayants vers les profondeurs du fleuve. Un film d’angoisse remarquablement géré et éclairé d’une très belle lumière qui joue délicieusement avec nos nerfs. Mais avec 19 millions de dollars de différence par rapport à Black Water, le réal laisse tomber le suggestif et nous présente dans la dernière partie du film l’entièreté de sa bébête, miracle de la technologie et réussite CGI du plus bel effet. Le croco, de loin le mieux réalisé du cinéma de genre, est d’un réalisme effrayant et tétanisant. Une scène où le monstre gigantesque nous fait la présentation de sa tanière et où Pete, pris au piège (ces clébards qui s’enfuient et que l’on tente de ramener ça m’énerve mais ça m’énerve…), doit accepter un affrontement final à fortiori inégal.

D’un classicisme évident, Rogue ne se démarque pas du point vue scénaristique des autres œuvres du même genre mais bénéficie des dernières révolutions technologiques en terme d’effets spéciaux pour nous proposer l’œuvre ultime à ce jour dans la catégorie Animal Attacks. Bénéficiant d’un casting confirmé (Rhada Mitchell toujours aussi lumineuse) ou charismatiques (John Jarratt méconnaissable en beauf et Michael Vartan pour faire soupirer les minettes), de décors sublimes et d’un budget important, le film n’a donc peut-être pas beaucoup de mérite mais l’objectif final qui est celui de nous faire peur est largement atteint et beaucoup de réals dans ce genre Croco movie ne peuvent pas en dire autant…


Critique de Solitaire - Les dents du bush
Par : Quentin Meignant

Les crocodiles ont toujours été, dans l’imaginaire collectif, l’une des créatures les plus monstrueuses ayant jamais existé à notre ère. Le cinéma horrifique s’est dès lors normalement emparé du phénomène et a livré nombre de pellicules plus ou moins réussies qui, malheureusement, restèrent toujours dans l’ombre d’un autre grand prédateur : le requin. En effet, après Les Dents de la mer de Steven Spielberg, aucun cinéaste n’est parvenu à provoquer une phobie égale à celle qu’a instaurée le maître. Les crocos restèrent dès lors dans l’ombre malgré de nombreuses productions mais, depuis quelques années, les sauriens préparent une terrible riposte. Réveillée par la savoureuse série B Blood Surf, par le parfois mollasson Primeval et par l’excellent Black Water de David Nerlich, la mythologie du crocodile connut, fin 2007, son plus grand succès avec Solitaire, de Greg Mclean. Ce dernier, qui venait de signer l’excellent Wolf Creek, confirme petit à petit le renouveau d’un cinéma australien visuellement très au point. Pete McKell est journaliste pour un magazine de voyages et fait un reportage sur le Kakadu National Park. Embarquant sur un petit bateau touristique sillonnant à travers les gorges du magnifique parc national aborigène en compagnie de huit autres personnes, il découvre les beautés d’une région infestée de moustiques et de crocodiles. L’homme est suffisant, cynique et regrette déjà son voyage quand soudain un énorme crocodile fait chavirer l’embarcation et oblige les occupants à rejoindre un petit îlot. Très vite les naufragés se rendent compte que l’endroit est loin d’être sûr et que la marée monte rapidement les obligeant à prendre des décisions vitales et urgentes. Au loin, le monstre guette, heureux de ce garde-manger improvisé…

Comme dans les nombreuses productions australiennes et surtout dans son fameux Wolf Creek, Greg Mclean se borne à mettre en avant les paysages splendides offerts par le pays des kangourous. A la manière d’un Peter Weir et de son Pique-nique à Hanging Rock, qui offre des plans d’une beauté inénarrable, Mclean tourne avant tout pour le plaisir des yeux comme le montrent les premières séquences. Le cadrage parfait d’une flore luxuriante et d’une faune sauvage offrent au métrage la chance unique de s’installer dans le dépaysement le plus total. Sans que le rythme n’en pâtisse, le cinéaste entame donc son métrage comme on entame un documentaire, rappelant d’ailleurs curieusement certaines œuvres italiennes vieilles de quelques décennies comme, par exemple, Le Grand Alligator. Mais, bien au-delà de ces considérations purement esthétiques, c’est au niveau de la tension instillée petit à petit à son ensemble que Mclean marque des points.

Commençant par mettre en scène quelques éléments perturbateurs de seconde zone (l’apport de « rednecks fluviaux » revêt alors une certaine importance), l’Australien parvient à construire un crescendo horrifique parfaitement ficelé. Solitaire, après avoir posé de solides bases, s’oriente alors vers un huis-clos clair et concis. En situant la limite entre la vie et la mort de manière très précise (la rive d’un îlot), Mclean élimine un à un les personnages qui contreviennent aux « règles du jeu ». Si le gore reste malheureusement un peu trop discret, chacune des apparitions du crocodile a le don de rehausser un rythme déjà appréciable. L’adrénaline inhérente à la sensation de huis-clos à ciel ouvert rivalise alors avec le punch du réal qui, maniant la caméra avec habileté, propose quelques scènes de très grande qualité. Le métrage se dirige donc sans problème vers un final… malheureusement excessivement décevant, n’offrant aucunement l’obscurité nécessaire à la clôture d’une œuvre tellement pleine.

Malgré cette fin en dents de scie, victime de facilitations scénaristiques un peu trop prononcées, Solitaire offre une vision magnifique de l’Australie sauvage et constitue aussi un huis-clos exceptionnel. Le manque de sang, s’il reste tout de même préjudiciable, se fait largement oublier par le traitement somptueux proposé par Mclean. Solitaire apparaît alors comme l’un des meilleurs films de crocodiles de tous les temps…


Critique de Solitaire - T’as le look, Croco
Par : Samuel Tubez

Après un petit survival pas trop mal foutu (Wolf Creek), l’australien Greg McLean s’attaque au film de saurien aquatique avec Rogue (adroitement titré Solitaire ou même Eaux troubles dans certaines contrées). Une excellente idée en soi car le sous-genre n’était jusqu’ici pas forcément très bien représenté (en vrac : Crocodile de Tobe Hooper, Primeval avec Dominic Pucelle ou encore Dinocroc-monsieur)...

Australie. Un reporter américain rejoint un groupe disparate de touristes pour une splendide croisière sur les eaux sauvages du Kadaku National Park. Mais à la suite d’un étrange accident, leur embarcation fait naufrage. Alors que le groupe attend en vain d’être secouru, un crocodile géant mangeur d’hommes apparaît à la surface de l’eau...

Pas de grosse révolution à la surface des eaux marécageuses, le scénario de Rogue reste on ne peut plus basique. Un groupe de touristes part photographier le croco et finalement, c’est le croco qui s’en paie une tranche. Une bonne caractérisation des personnages et quelques plans très « National Geographic » plus tard, la première attaque de la bête survient et la panique s’installe. Certains pètent un câble, font tout foirer et le dentu en profite pour se régaler. Les protagonistes diminuent en nombre, et alors que les survivants ne se comptent plus que sur les doigts d’une main, on arrive vers le meilleur moment du film : le climax. Certes jusqu’ici on a déjà pu admirer la magnifique photographie et apprécier les interprétations des acteurs (Radha « Silent Hill » Mitchell en tête), mais le meilleur se situe vraiment dans ce final caverneux des plus inquiétants. Cette immersion dans l’antre de la bête (superbe mélange de SFX numériques et animatroniques), où cette dernière dévoile toute sa splendeur et sa monstruosité, ponctue ainsi le film de la plus étonnante et de la plus belle des manières, même si on aurait préféré davantage de noirceur dans l’issue offerte aux protagonistes. Tant pis pour la bête, mais celle-ci aura au moins impressionné durant d’angoissantes minutes qui resteront probablement dans les annales du film crocodilien.

Sans rien révolutionner et en instaurant un suspens très classique (mais néanmoins efficace), Greg McLean livre une série B d’excellente facture, qui s’élève sans mal au rang des meilleurs films d’attaques reptiliennes. Finalement, avec le débrouillard Black Water, les crocos prouvent enfin qu’ils ont de la gueule et ils l’ouvrent !


Commentaires sur le film

3 etoiles

Et c’est aussi un film avec une petite et très touchante histoire d’amour loin d’être vulgairement "surlignée"... Pourquoi vous vous marrez, là ?
^^

27 décembre 2008 à 23:12 | Par rock

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