Critique de film

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Spring Breakers

"Spring Breakers"
affiche du film

Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile…

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Spring Breakers - Jeunes et cons ?
Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch)

Spring Breakers vaut beaucoup mieux que sa réputation de rollercoaster émotionnel à l’esthétique MTV, creux et racoleur. Sous des dehors putassiers, ancré dans un monde de beuverie et de débauche perpétuelles (le spring break et ses bacchanales d’ados déchaînés), l’œuvre prend le pouls de la jeunesse actuelle aux USA ; désenchantée et en manque de repères. Une génération comblant le vide - apparent - de son existence et le manque de perspectives d’avenir par un trop-plein d’excès. Une manière de briser la monotonie du quotidien. « Live fast, die young », comme dirait l’autre. Mais seulement une fois l’an, avant de rentrer dans le rang… Pas mal pour un film dont on reproche l’absence de discours net et de réflexion.

Plutôt inspiré, Harmony Korine - génie foutraque derrière la pépite indé Gummo - a offert les premiers rôles d’adolescentes délurées et sexy à des icônes pour teenagers, que l’on avait rarement (voire jamais) vues si érotisées. Outre par sa compagne Rachel Korine (déjà à l’affiche de Mister Lonely et Trash Humpers), les bikinis aux teintes acidulées sont joliment portés par l’héroïne Disney Selena Gomez (Hannah Montana), Ashley Benson (la série Pretty Little Liars) et Vanessa Hudgens (High School Musical). Toutes belles « comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette » - dédicace au regretté Alain Bashung - et de supposés agneaux pour le loup : Alien, lascar gangsta rap incarné par un James Franco des grands jours, en mode démesure. Sauf que les choses sont loin d’être si simples…

Les lolitas trash ne sont pas dupes du jeu de leur mentor et de son business « stupéfiant ». Au final, Alien ne sera guère plus qu’un moyen de se hisser vers l’âge adulte, après avoir éprouvé le grand frisson des actes criminels. Dans cet univers factice, avec de sérieux penchants pour l’imagerie bling-bling du hip hop US (à cet égard, Gucci Mane est parfait dans la peau du bad guy Archie, dit « Big Arch »), les apparences sont trompeuses. Au-delà de la violence sourde et des couleurs criardes (superbe photographie de Benoît Debie), le spleen et une noirceur insondable pointent le bout de leur nez. Décidément, quelque chose était tapis sous les éclairages fluos…

Osons ces mots : Spring Breakers est un objet pop à la créativité fulgurante, en phase avec son époque et comme on n’en voit que peu chaque décennie. Rien de moins.

Commentaires sur le film

0 etoiles

daube Daube !

25 mars 2013 à 09:03 | Par bianco
allez vous pendre !

1 etoiles

daube Daube !

Je ne vais pas y passer par 4 chemins : ce truc est une merde infame !

si vous avez besoin de voir des culs, changez d’air !
mieux vaut un bon film de cul...

8 juillet 2013 à 14:07 | Par chibros
Naze de chez naze

0 etoiles

daube Daube !

Scripte, acteur et actrices bidon. Vraiment je comprends pourquoi nous sommes en train de gâcher le cinéma.

Selena Gomez a un rôle de Catolique coincée qui à du certainement quitter le film en cours de réalisation lorsqu’elle à compris que l’on voulait voir ses fesses. Vanessa Hudgens jôle un rôle de folle décomplexée.Voila vous savez tout de ce film. Je ne peux pas en dire plus, à si endormis 3 fois.

PS : Mention spéciale au soit disant "bandit" qui nous joue un rôle de noeud-noeud pervers.

28 juillet 2013 à 21:07 | Par Oscarto

0 etoiles

daube Daube !

21 novembre 2013 à 18:11 | Par Jean22
un film incertain de lui-même

2 etoiles

Je me suis demandé tout au long du film ce que le scénariste / réalisateur avait en tête et ce qu’il voulait vraiment exprimer. J’ai ressenti une sorte d’intention réactionnaire sous-jacente : une fille est sauvée par la religion, l’autre par l’éducation, tout le groupe de partisans libertaires condamnés au crime et à quoi ... à un manque total de sens éthique ?

Je ne vois pas où tout ça mène. Le film a un côté très critique, presque paternaliste, et le il montre également une indulgence évidente pour ces excès nihilistes. C’est aussi une caricature caustique de l’Amérique, du moins de la façon dont le cinéma peut la fantasmer. Ainsi, le réalisateur est en même temps dans son sujet et en dehors ... Totalement incertain, ce qui rend le film plutôt vide - malgré son agitation !

21 septembre 2019 à 07:09 | Par Aguirre

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