Critique de film

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Starcrash

"Scontri stellari oltre la terza dimensione "
affiche du film

Alors qu'ils tentent d'échapper à la police de l'espace, les deux bandits intergalactiques, Stella et Akton, rencontrent le survivant d'une attaque contre l'infâme Zartharn...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Starcrash - La guerre des Zétoiles
Par : Damien Taymans

Dans un futur très très lointain, la galaxie prospère sous le règne de l’Empereur des étoiles qui, en bon samaritain, fout une paix royale à ses congénères. Mais l’infâme Zarth Arn, gouverneur des étoiles maudites, est désormais maître de l’arme absolue, capable de déglinguer l’univers entiers et de coûter son trône à l’Empereur : la capacité de dominer les esprits et d’imposer sa volonté aux insurgés. Du coup, sa sérénissime majesté mandate une navette pour enquêter sur les desseins de Zarth Arn, navette qui subit les conséquences de la colère zarthienne. Ce qui amène son incomparable grandeur des étoiles à envoyer en mission Stella Star et son fidèle complice Akton, deux condamnés aux travaux forcés dans le pénitencier stellaire de la planète Nocturna 2, afin de retrouver les frégates perdues et, si possible, de dénicher la crèche galactique du méchant Zarth Arn...

Il fut un temps où l’industrie bis du cinéma rital ne survivait que dans l’ombre de la grande Hollywood, pompant et régurgitant à l’envi toutes les grandes tendances du cinéma B émanant du pays de l’oncle Sam avec plus ou moins de réussite. Les morts-vivants ressuscitent à Pittsburgh ? L’Italie exhume des zombies plutôt craignos qui envahissent Turin, Rome et Florence (L’enfer des zombies, Zombi 3). Les requins battent des mâchoires du côté de l’île d’Amity ? Les squales infestent les studios de la capitale (La mort au large) tandis que les piranhas frétillent non loin de la caméra de Margheriti (L’invasion des piranhas), imitant ceux de Joe Dante. A un an près, les périphéries cinecittiennes spolient et copient tous les canons de la grande Hollywood et fournissent des oeuvres souvent kitschissimes, presque parodiques, qui discernent à peine leur filiation avec les modèles dont ils décalquent tous les artifices, dans une moindre mesure, différence budgétaire oblige. Evidemment, lorsque George Lucas subtilise les éléments du western et les exploite au sein de l’espace, le buzz est planétaire et les ritals s’empressent d’en livrer leur vision personnelle.

C’est ainsi que Luigi Cozzi, jeune artisan qui s’était déjà illustré dans le giallo à tendance serial-killer avec L’assassino è costretto ad uccidere ancora et dans les apocalypses à bon marché (Godzilla), se voit débauché par des studios italiens pour échafauder une resucée du Star Wars de Lucas qui en emprunte la formule jusque dans les détails : casting quasi essentiellement composé d’inconnus, une star en démo (en l’occurrence, Christopher Plummer qui s’emmerde à mourir sous la cape de l’Empereur), un pré-générique sous forme de texte défilant, des armadas de vaisseaux spatiaux et une virulente opposition entre les forces du Bien et celles du Mal. Parti pour devenir le mètre-étalon de la SF transalpine, Starcrash se transforme à l’arrivée en l’un des nanars les plus attachants dont le septième art ait accouché. Dialogues aussi vides de sens que les chansons de Cali (mention spéciale à l’ordre de Zarth Arn à l’égard de ses troupes : "Tuez-les. Et au besoin soyez impitoyables"), des costumes dignes de représentations fétichistes d’un obscur bar parisien (mes hommages en passant au mini-short en latex de Caroline Munro), des effets spéciaux qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom et une intrigue qui semble issue du plus simpliste des jeux de pistes pour louveteaux (rends-toi d’abord à la première balise, puis... dirige-toi vers la deuxième...). Absolument tous les détails prêtent à rire dans cette pâle copie que n’aurait pas renié un Ed Wood en méforme.

Bien involontairement réjouissante, la pellicule de Luigi Cozzi se dévore sans la moindre modération. Honnêtement, c’est pas tous les jours qu’on peut admirer un délire science-fictionnel à tendance sado-maso dans lequel des gouines Amazones tripotent Caroline Munro, David Hasselhoff se la joue héros intergalactique et Joe Spinell campe le vilain maître de l’univers...


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