Critique de film

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Stray

"Tvar"
affiche du film

Trois ans après le décès tragique de leur fils, Polina et Igor décident de boucler ce deuil impossible par une thérapie choc : l’adoption. Polina adopte un enfant et le prénomme Vanya, comme feu leur fils...

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Trailer - Stray (2019)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Stray - Un gamin attach(i)ant
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2019

Alors que le cinéma russe est actuellement en plein essor balançant ses grosses productions aux yeux du monde entier, les bons faiseurs tiennent le haut du pavé tandis que la jeune garde tente d’exister. C’est la mission que s’est assignée Olga Gorodetskaya qui, pour son premier long métrage, a pu compter sur le soutien du BIFFF pour une première mondiale bruxelloise, le film étant même directement proposé en Compétition Internationale. Stray suit Polina et Igor qui vivent comme ils le peuvent le deuil de leur enfant, Vanya. Incapables de concevoir un nouvel enfant, ils se résolvent à adopter. Pas vraiment sous le charme des enfants proposés, Polina s’entiche d’un gamin sauvage particulièrement mystérieux découvert dans la cave de l’orphelinat. A l’état quasi animal, le gamin ne tarde pas à être rebaptisé Vanya par sa nouvelle maman et se met étrangement à ressembler au défunt petit garçon. Les événements mystérieux qui rythment la vie du couple ne font que commencer...

Partant d’un postulat particulièrement dramatique, Olga Gorodetskaya marque d’entrée des points grâce aux non-dits de ses deux protagonistes principaux mais aussi à un traitement très fin du deuil et de tous ses épisodes. Sobres et efficaces, ces instants lancent le film de la meilleure des manières avant l’émergence du Vanya nouveau. Campé avec brio par le jeune Sevastian Bugaev, particulièrement convaincant en bête sauvage, le gamin est la pierre angulaire d’un récit qui prend aux tripes dans sa première partie.

Malheureusement, à force de redites au niveau des situations horrifiques mais aussi à quelques défauts en matière de mise en scène, le plaisir est vite gâché. Parfois mal cadrée et difficilement lisible, l’image souffre de surcroît de quelques problèmes concernant le montage. Si ces quelques éléments techniques sapent quelque peu les efforts initiaux d’Olga Gorodetskaya, la répétitivités de poncifs finit par achever le peu d’intérêt à une histoire somme toute prévisible et sans vraiment d’ambiance. Cette dernière refait néanmoins surface en tout fin de métrage avec un dernier plan malheureusement complètement prévisible.

Fort d’un sujet très intéressant et d’un traitement particulièrement réussi dans sa première partie, Stray peut être considéré comme un petit péché de jeunesse pour Olga Gorodetskaya. Partant d’excellentes bases, le métrage se perd dans des méandres scénaristique qui lui valent d’être trop long et souffre de quelques erreurs techniques dommageables au niveau de la lisibilité.


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