Critique de film

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Sukeban Boy

"Oira Sukeban"
affiche du film

Sukeban, un jeune homme au physique féminin est inscrit par son père dans une école pour fille. La il va découvrir que plusieurs gangs régissent la vie de tous les jours, bien décider à en finir il va déclencher une véritable guerre qui laissera tout le monde sur le carreau.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Sukeban Boy - Femmes, je vous aime...
Par : Seb Lecocq

De Go Nagai, le grand public connaît Goldorak bien sûr (pourtant cette série n’est pas du tout représentative du talent, voire du génie coquin et déjanté du bonhomme) et, dans une moindre mesure, Devil Man et Cutie Honey. Surtout depuis leurs adaptations (foirées à des degrés divers) au cinéma. Mais les plus aguerris connaissent le vrai Go Nagai, ce grand coquin dont plusieurs oeuvres ont été adaptées en films même si souvent cantonnées au milieu du V Cinéma, le cinéma vidéo japonais dont Miike fut, et est toujours d’ailleurs, un grand amateur. Parmi les dites adaptations, attardons-nous sur Oira Sukeban, plus connu sous le nom de Sukeban Boy. Surtout que la chose est réalisée par Noboru Iguchi, l’auteur du furieux Machine Girl, bien connus des bifffeurs.

Sukeban Boy nous offre du bon V-Cinéma comme je les aime. Inspiré par une histoire de Go Nagai (pour ceux qui auraient pas tout suivi), le film narre les aventures rocambolo-sexy-gore de Sukeban, jeune adolescent japonais comme les autres (si ce n’est que sur ce corps de jeune homme est venu se greffer un visage de jeune fille bien aguicheuse). Fille jouée par Asami qui crevait l’écran dans Machine Girl. Une telle androgynie peut poser quelques problèmes au quotidien. Ainsi, le héros-héroïne subit les moqueries de ses camarades, son renvoi du lycée pour des faits de violence, même son père Bosozoku renommé est troublé par l’apparence de son fils. Cela donne d’ailleurs lieu à une scène très drôle durant laquelle le père se baigne avec son fils et fantasme sur sa teub et son visage de jouvencelle... Le décor est posé. Son père décide donc de le déguiser en fille (ça tombe, c’est une actrice qui joue le rôle de Sukeban) et de l’inscrire dans un lycée féminin. Mais là rien ne va s’arranger, bien au contraire.

Dés le générique, on sait où on met les pieds. Générique dans la plus grande tradition pop seventies rythmé par de l’easy listening jazzy et des arrêts sur images présentant notre héros en train de latter une bande de loubards l’ayant pris pour une fille. Du classique quoi. Tout le métrage sera dans la même veine à savoir un enchaînement ininterrompu de scènes complètement à l’Ouest.

Dans la première moitié du métrage, Noboru Iguchi s’attarde sur le personnage de Sukeban en l’inscrivant dans son nouvel environnement, le lycée féminin. Le réal en profite du même coup pour nous faire découvrir quelques coutumes propres à tout établissement scolaire japonais. Un exemple de ces apprentissages culturels réside dans la msie en ostentation des différents clubs propices à montrer de jeunes demoiselles en tenues plus que légères... Le club que je renommerais "club pour faire retrouver la féminité à une jeune fille" par exemple. Une jeune fille se doit d’être ingénue et pudique dès lors, pour accentuer leur gêne, quoi de mieux que de les faire se déshabiller devant leurs condisciples et l’oeil concupiscent du spectateur. Une grande scène. Cette première partie du film, qui ne dure qu’une heure au demeurant, se concentre sur l’axe comédie sexy. Aspect rehaussé par la performance de l’idorû Asami dans le rôle principal qui ne se contente pas d’être parfaite physiquement mais fait montre d’un certain talent pour la comédie et les scènes d’actions, dévoilant ici et là les galbes parfaits de con corps envoutant.

La deuxième, et dernière donc, partie du métrage verse dans l’actioner gentiment gore. Elle coïncide avec l’arrivée des gangs de filles pullulant dans tout lycée japonais digne de ce nom tels que" le gang des collants", "le gang des topless" voire carrément le "naked gang" et ainsi de suite,... Sukeban va, à son insu, déclencher une véritable guerre entre tous ces gangs exclusivement féminins.

C’est dans un déferlement de violence et d’action que se conclut ce film. Des affrontements que n’aurait pas renié le Tsukamoto des débuts ou, plus près de nous, le Yudai Yamaguchi de Meatball Machine. Nichons mitrailleurs, amputations des jambes, moignons canons sciés, raquette de ping pong en acier, super coup de pied, super héroïne masquée, j’en passe et des meilleurs, le tout bien sûr distribués par des filles peu farouches et au physique fort aguicheur. Le gore est, quant à lui, super cheapos : on voit clairement les assistants balancer des billes de peintures roses sur les comédien(ne)s, ce qui renforce le coté joyeusement bordelique du film. Je vous épargne le climax out of this world et le "twist" pour ne pas gâcher la surprise. Bref Sukeban Boy contient tous les germes du chef-d’œuvre Machine Girl.

Enfin, le film rend de nombreux hommages à des films bien connus des amateurs de bis japonais comme Terrifying Girls High School ou Kwaidan de Kobayashi par exemple mais également à deux comiques bien de chez nous : Kad et Olivier et leur fameux "triple vankipu"
En gros, un très bon V cinéma que les amateurs du genre ne peuvent laisser passer.

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