Critique de film

pub

The 7th Floor

"Séptimo"
affiche du film

Sebastian joue gros : il a le procès de sa carrière qui va débuter à Buenos Aires et c’est du gros gibier corrompu en col blanc qu’il doit défendre. Autant dire que la pression, il la sent bien… Il a juste le temps de passer chez Delia, son ex-femme, pour récupérer ses deux enfants et les amener à l’école. Comme toujours, ses deux moutards insistent pour descendre les 7 étages à pied et faire la course avec leur père dans l’ascenseur. Sauf qu’une fois au rez-de-chaussée, aucune trace des gamins…

pub


Trailer - The 7th floor (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The 7th floor - JF partage appartement
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2015

Un ascenseur, quand on habite au-delà du cinquième étage, est un précieux allié contre les phlébites précoces et les sciatiques coincées. En revanche, comme l’illustrait de manière assez bourrue Dick Maas, la maudite machine révèle parfois ses faiblesses et peut, à l’occasion, jouer de bien mauvais tours à ses usagers : une panne par-ci, un court-circuit par là et il demeure bloqué durant des heures dans l’attente qu’un dépanneur ait le temps de pratiquer une autopsie de l’engin. Mais, c’est plus fort que lui, Sebastian est un homme moderne, de ceux qui jouissent d’un confortable salaire, à peine entamé par une future pension alimentaire, qui se montrent plus habiles à dégainer le portable qu’à sortir leur stylo et contraints malgré eux à s’engouffrer toute la sainte journée dans la cage métallique pour grimper et descendre les étages qui le mènent à son ex-domicile, à son bureau ou au cabinet de son dentiste. N’écoutant pas les sages recommandations de son épouse, Sebastian laisse une nouvelle fois les marmots faire la course dans les escaliers pendant qu’il emprunte tranquillement l’ascenseur. A l’arrivée, les enfants ne sont toujours pas arrivés. Le hic, c’est qu’ils sont introuvables et que personne ne les a vus passer. Va-t’en expliquer ça à ta future ex...

Cette coproduction hispanico-argentine reprend à la lettre toutes les constituantes qui ont permis la résurgence du thriller ibérique : une belle partie de l’intrigue en huis clos avec une forte préférence pour les immeubles et son voisinage peu commode (Mes chers voisins et Malveillance), des personnages excessivement bavards, un zeste de whodunit (Darkness), une inexorable course contre le temps (Inside). Avec The 7th floor, Patxi Amezcua conserve tous ces ingrédients et les aménage adéquatement pour composer un récit riche en rebondissements. Pris à la gorge, le héros est à la fois victime des kidnappeurs qui lui ont enlevé ses mioches que de sa propre place dans le monde qu’il s’est construit et dont les éléments ne cessent de se déchaîner contre lui, les uns après les autres.

Attendu au tribunal pour une affaire de la plus haute importance pour son cabinet, il est rappelé à l’ordre toutes les cinq minutes par le biais de son GSM, cet attribut indissociable de l’homme moderne qui, sous couvert d’une immédiateté dont on s’est passé durant des siècles, le met sous pression et réclame de son possesseur qu’il demeure constamment en connexion avec son monde. Ce héros des temps modernes est interprété par Ricardo Darin, découvert dans 9 Reines, qui fait ressortir toute la vulnérabilité de son personnage tandis que Belen Rueda (L’orphelinat, Les yeux de Julia), rompue aux rôles de mère éplorée, incarne avec une froideur de circonstance l’ex-compagne.

Seul regret : en bout de course, l’œuvre perd de son souffle et laisse le spectateur hors d’haleine reprendre une respiration normale, sans lui asséner le dernier uppercut tant attendu. En lieu et place, The 7th floor laisse un goût amer en choisissant l’option la plus prévisible et en empruntant quelques raccourcis scénaristiques quand il s’agit de pénétrer le cœur du sujet. Ce thriller hispanique aux accents argentins très prononcés se montre à certains égards plutôt frileux et reste cloisonné dans son cadre originel sans oser adopter l’ampleur espérée et sans exploiter totalement le potentiel labyrinthique du lieu.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 45246 photo 45247 photo 45248
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Dead Center
2018
affiche du film
Ride
2018
affiche du film
Kasane – Beauty and Fate
2018
affiche du film
Superlópez
2018
affiche du film
Quiet Comes the Dawn
2019
affiche du film
Brothers' Nest
2018
affiche du film
The Room
2019
affiche du film
Pokémon: Détective Pikachu
2019
affiche du film
Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile
2019
affiche du film
La Malédiction de la Dame blanche
2019

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage