Critique de film

pub

Treevenge

"Treevenge"
affiche du film

Chaque Noël, les hommes vont dans la forêt, coupent des sapins et les rapportent pour décorer leur salon. Cette année, les choses vont se dérouler autrement, car les sapins ont décidé de se révolter...

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Treevenge - La révolte des sapins
Par : Damien Taymans

Si les sapins tueurs n’ont jamais été exploités sur long format (le filon s’envisage assez peu sur cette durée), ceux-ci ont déjà connu leur heure de gloire dans les festivals dans les compétitions destinées aux courts-métrages. En 2002, Michel Leray soumettait Kad Merad au supplice résineux dans Bloody Christmas, dans lequel un conifère menait la vie dure à un pauvre citadin respectant à la lettre le protocole de Noël (guirlandes, boules et étoile) avant de finir lui même enguirlandé et écorché par les décorations épinglées dans sa peau. Six ans plus tard, Jason Eisener abordait la même révolte avec davantage de fougue, de rythme et de gore. Relevant autant du gag que de l’horreur, Treevenge (littéralement, la revanche des arbres) pose, formellement et narrativement, les prémices de Hobo with a shotgun : le cinéaste utilise déjà les codes propres au cinéma d’exploitation des 70’s et 80’s. Les bûcherons bourrus évoquent les rednecks du cinéma d’horreur, les effets sanglants prosthétiques (une jambe est tranchée à la hache) réactivent le spleen de l’ère ante-numérique, le savant mélange d’hémoglobine et de grotesque exhale un doux parfum de Street trash, Evil dead ou Toxic Avenger.

Auréolé du prix du public lors du festival Fantasia de Montréal, Treevenge contient les germes du de la grindhousesploitation. Jason Eisener dont la fausse bande-annonce Hobo with a shotgun, réalisée pour une poignée de dollars dans le cadre d’un concours Grindhouse, aura suffisamment charmé Robert Rodriguez pour qu’il l’insère à l’exacte intersection du double programme Grindhouse concocté avec Tarantino, signe avec Treevenge un horror flick désopilant assez court pour ne jamais sentir le sapin. Un pur moment de folie arboricole assez fun et déraisonnable que pour ne pas se retrouver étêté dans l’élagage de la production des courts-métrages...


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Ça: Chapitre 2
2019
affiche du film
Cities of Last Things
2018
affiche du film
Impossible Crimes
2019
affiche du film
The Soul Conductor
2018
affiche du film
Stray
2019
affiche du film
Dark, Almost Night
2019
affiche du film
The Dead Center
2018
affiche du film
Ride
2018
affiche du film
Kasane – Beauty and Fate
2018
affiche du film
Superlópez
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage