L’IMAGE DU JOUR

UN TOUR SUR LE BOLID’ de Stephen King

6 janvier 2010 | Par : Damien Taymans

Titre Un tour sur le bolid’

Titre original Riding the bullet

Auteur Stephen King

Année 2000

Genre Horreur

Editeur Le livre de poche

Année d’édition 2000

Note 4/10

Résumé

"... celui qui mène le bal - Dieu, ou tu l’appelleras comme tu voudras - doit adorer s’amuser. [...] Mais cela ne peut se faire que dans des circonstances bien précises. Comme ce soir. Toi, tout seul dans la nature... ta mère malade... besoin d’un moyen de transport... Dans moins de dix kilomètres, on va commencer à voir les premières maisons. Dans moins de quinze, on atteindra les limites de la ville. Ce qui signifie qu’il faut que tu te décides tout de suite.

- Que je décide quoi ?

- Qui monte dans le Bolid’ et qui reste à terre. Toi ou ta mère.

Un tour sur le bolid’ marque les débuts de Stephen King avec la nouvelle ère électronique puisqu’il s’agit de son premier travail à être, à l’origine, exclusivement éditée sur la Toile. Un e-book qui bénéficiait d’un vrai coup médiatique puisque la nouvelle était lors de sa première semaine téléchargeable gratuitement. S’ensuivit une furie sans commune mesure qui entraîna le chaos du côté des serveurs qui n’étaient pas programmés pour survivre à un tel engouement.

Aujourd’hui republiée dans le recueil intitulé Tout est fatal (un ensemble de quatorze courts écrits du maître dont l’ordre a été choisi au hasard au moyen de cartes à jouer), au même titre que 1408 (depuis adapté au cinéma par Michael Hafstrom), la nouvelle de King connaît rapidement les faveurs du septième art grâce au fidèle Mick Garris, toujours prompt à taper dans l’alimentaire lorsqu’il s’agit de transposer des nouvelles de son ami King.

Aussi ennuyeux que le long métrage qui en est tiré, l’écrit originel emprunte une trajectoire rectiligne dont il a finalement bien du mal à s’extraire. Banale dans sa première partie, plus intéressante une fois que George Straub entre dans l’arène, l’histoire se termine finalement avec mollesse, laissant retomber du coup une tension qui venait à peine de s’installer. Riding the bullet souffre des habituels maux des nouvelles kingiennes : disposant de trop peu de place pour décrire son univers, le romancier galvaude les occasions de se taire et couche sur papier des récits peu attrayants, décrivant avec lymphatisme des personnages réduits à de simples silhouettes (hormis le héros, les autres ne constituent que de futiles ectoplasmes). La seule originalité réside finalement dans un dilemme cornélien auquel est confronté le héros, à savoir décider délibérément entre sa propre mort et celle de sa mère. Un bien mince argument d’autant que la thématique est antédiluvienne. Mais, comme Noé, en plein déluge, on sauve ce qu’on peut...

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