Critique de film

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Vampire hunters

"Tsui Hark's Vampire Hunters"
affiche du film

Au XVIIème siècle en Chine rurale, des morts-vivants sont assoiffés de sang et de chair humaine, une désagréable habitude qui les transforme en vampires. Seulement une poignée de guerriers habiles ose défier ces démons mystiques de la nuit.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Vampire hunters - Des chasseurs bien peu intéressants
Par : Damien Taymans
Tags : Asiatique, Zombies, Vampires

Tsui Hark, réalisateur prolifique, monte sa propre boîte de production dans les années 80 pour s’occuper plus personnellement d’œuvres marginales. Mais les intentions de départ du producteur reviennent rapidement à la charge et la plupart des films produits via la Film Workshop ne servent en réalité qu’à rapporter un max d’oseille pour qu’il puisse réinjecter celle-ci pour servir son propre cinéma. Dès lors, les réalisateurs ne reçoivent que peu d’espace pour agir et sont limités financièrement et temporellement pour n’être plus que de vulgaires pantins metteurs en images.

Vampire hunters est exactement à l’image de ces ambitions. Censé revisiter les films de vampires chinois qui furent à la mode dans les années 80 notamment grâce à la série des Mr Vampire, le présent métrage ne se présente que comme un pur produit commercial à l’image des productions précédentes qui tournèrent en dérision ce genre cloisonné aux zombies sautillants et s’en servirent pour créer de nombreuses parodies.

En révolutionnaire cinématographique, Tsui Hark veut redonner au genre ses lettres de noblesse en en faisant ressortir le côté horrifique trop longtemps abandonné. Ne disposant que d’un budget misérable de 1 million de dollars (ce qui est fort peu pour un film de costume comprenant des fx), Tsui Hark utilisera toutes les ficelles du cinéma hongkongais pour réussir à créer une véritable ambiance angoissante.

Le traitement visuel du film est assez admirable. Photographie teintée de vert et de bleu, nuées de brouillard lors des scènes en forêts, cadrages extrêmement sophistiqués, tout est mis en œuvre pour que le métrage soit un ravissement pour les yeux.

Malheureusement, comme à son habitude, en privilégiant la forme par rapport au fond, Tsui Hark néglige la partie scénaristique de l’œuvre. Une multiplicité de personnages principaux (pas moins de dix !) et de personnages secondaires (au-dessus de cent, je sais plus compter !), une action totalement débridée, des scènes de kung-fu mêlées à des scènes de comédie puis d’horreur. Dans ces conditions, impossible de s’identifier à l’un ou l’autre personnage, impossible de s’émouvoir devant l’histoire d’amour peu intéressante qui nous est offerte et impossible de suivre quoi que ce soit dans ce mic-mac déboussolé. A cela s’ajoute un manque de cohérence flagrant dû à un rythme beaucoup trop soutenu qui ne permet pas au spectateur de suivre adéquatement l’intrigue. De même, on remarquera l’explosion au sein même de cette intrigue faisant apparaître le vampire au début et à la fin du film, nous permettant allègrement d’en oublier l’existence.

En définitive, Vampire hunters ne rejoint pas réellement les ambitions de départ et n’est qu’un sous-produit mal exploité de plus. Quand l’argent prend le pas sur l’art…

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