Critique de film

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Vinyan

"Vinyan"
affiche du film

Incapables d'accepter la perte de leur fils dans le Tsunami de 2005, Jeanne et Paul sont restés vivre en Thaïlande. S'accrochant désespérément au fait que son corps n'a pas été retrouvé, Jeanne s'est persuadée que son enfant a été kidnappé, dans le chaos qui suivit la catastrophe... qu'il est encore vivant. Paul est sceptique, mais ne peut pas briser le dernier espoir de sa femme. Le couple va alors embarquer dans une quête qui les plongera au fin fond de la jungle tropicale, au sein d'un royaume surnaturel où les morts ne sont jamais vraiment morts...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Vinyan - Voyage au bout de l’enfer
Par : Chroniqueurs

Par Swan

Jeanne (Emmanuelle Béart) et Paul (Rufus Sewell) ont perdu leur fils Joshua lors du tsunami de 2005. Incapables de faire leur deuil, ils sont restés en Thaïlande. Le corps de l’enfant n’ayant pas été retrouvé, ils s’accrochent à cet ultime espoir. Jeanne se persuade que l’enfant a été kidnappé lors de la catastrophe et qu’il est encore en vie. Paul lui, est plus sceptique. Lors d’une soirée caritative, Jeanne croit reconnaître Joshua dans une vidéo tournée sur les lieux du drame. Le couple va s’embarquer dans une quête qui les plongera au fin fond de la jungle tropicale, au sein d’un royaume surnaturel où le monde des morts et celui des vivants cohabitent… Un voyage aux frontières de la folie…

Ce genre d’expérience s’appelle « immersion », une immersion profonde, totale, éprouvante, voire dangereuse... Notre ami Fabrice Du Welz n’a pas besoin d’un procédé en 3-D pour nous plonger dès les premières images de son nouveau film - et surtout dès un fabuleux générique qui fera date - en pleine Thaïlande : sa caméra au plus près des corps, toujours en mouvement ainsi que la photographie crépusculaire du fidèle Benoît Debie s’en chargent. Dans les rues de Phuket, nous suivons Emmanuelle Béart et Rufus Sewell, paumés dans cette métropole agressive grouillante de menaces, un monde où le sexe, l’argent et la violence règnent en maîtres. La caméra balaie les rues avec fièvre et donne dès le départ à ces décors propices à tous les dangers un étonnant paradoxe : ancrés dans le réel et pourtant baignés dans un onirisme fébrile et malsain, générant les mêmes frayeurs confuses que lorsque l’on se réveille en sueur d’un cauchemar avec de la température. Perdus, les deux personnages le sont dès le début. Pour se retrouver, ils vont entamer ce voyage qu’ils espèrent cathartique dans la jungle birmane, dans un pays qu’ils ne connaissent pas, un peu comme Donald Sutherland et Julie Christie il y a 30 ans dans le Don’t Look Back de Nicolas Roeg, principale source d’inspiration de Vinyan avec Les Révoltés de l’An 2000 (Quien Puede Matar a un Niño ?) de Narciso Ibàñez Serrador.

De la tragédie collective du tsunami, Fabrice retient surtout l’aspect intime du drame et de la perte. Le manque est donc ici la thématique principale : les conséquences catastrophiques d’un deuil insurmontable, la disparition d’un enfant et ses effets psychologiques dévastateurs sur le lien maternel, le manque affectif au sein du couple et enfin le manque de confiance qui se creuse au fur et à mesure que la frontière entre raison et folie devient floue… Le manque est un thème récurrent dans l’œuvre de Fabrice, déjà abordé dans Calvaire mais également dans le court métrage Quand on est amoureux c’est merveilleux. Fidèle à ses préoccupations et ses thèmes de prédilection, le réalisateur change cependant du tout au tout le traitement qu’il leur applique. Si Calvaire était l’œuvre drôle, déchirante et maîtrisée d’un jeune chien fou, Vinyan est le film de la maturité. Moins provoc, moins « in your face », moins ancré dans cet esprit absurde belgo-belge, moins marqué par son appartenance à un genre en particulier, Vinyan est presque une aberration dans le contexte actuel… Fabrice s’affranchit de ces « contraintes » et éventuels problèmes d’étiquette et nous propose un drame poignant qui fait mal, très mal. Trop mal parfois, prenant le risque conscient de provoquer un rejet total ! Vinyan est un film adulte abordant un sujet tabou et extrêmement douloureux sans jamais recourir au second degré pour émouvoir, Fabrice préférant se concentrer sur sa mise en scène et l’exploration d’un monde apocalyptique plutôt que sur les effets faciles et larmoyants. Faisant fi de son aura « punk » ou de ce que le public attend de lui », il peut se consacrer à ce qu’il fait de mieux : raconter une histoire et nous immerger à 100 % dans son décor. A chaque instant, comme l’équipe du film lors d’un tournage que l’on imagine éprouvant, nous sommes propulsés dans la jungle avec les protagonistes. Assis dans la salle à quelques mètres de l’action, on en ressent intensément les émotions, les odeurs, l’humidité, la douleur…

Vinyan est un film à l’instar de ses personnages : fragile, toujours à l’antre de la folie, aux frontières du vertige. Un film dont l’apparente lenteur sert à mieux appréhender la torpeur dans laquelle les personnages sont plongés. Un film qui se construit dans la déconstruction, dans la douleur, le sang, la boue, la pluie, la déliquescence morale et psychologique de deux personnages perdus mais animés par un amour et une foi inébranlables. Ils cherchent l’espoir dans une eschatologie, un contexte apocalyptique dont tout espoir a déserté. Et c’est bien là l’aspect le plus touchant du film : savoir nos personnages perdus d’avance et se surprendre à avoir envie d’y croire avec eux. Une belle illustration de la foi dévorante, une foi qui pousse Jeanne et Paul dans leurs derniers retranchements, leur seul moteur de survie qui va les métamorphoser pour le meilleur et pour le pire. Le final inoubliable, véritable coup de poing cinématographique, que nous ne dévoilerons évidemment pas dans ces lignes n’en est que plus poignant, en plus d’être gonflé et anti-commercial au possible. Le miracle de Vinyan est d’aller chercher le romantisme et l’espoir là où ils ne peuvent pas être. Et comme dans les plus grandes œuvres, tel le Hearts of Darkness de Joseph Conrad, un autre périple aux frontières de la folie, ce n’est pas tant la destination qui importe mais bel et bien le voyage.

La plus belle illustration de cette folie qui ronge à petit feu le personnage de Jeanne ? Deux scènes de sexe totalement différentes dans lesquelles la mécanique de la pulsion sexuelle et les gestes charnels changent du tout au tout. Comme un John Woo, un Michael Mann ou un John McTiernan filmeraient leurs scènes d’action pour faire avancer l’intrigue, Fabrice ne filme rien de manière gratuite : chaque plan est pensé méticuleusement et le sexe est là pour nous faire comprendre la lente et fascinante descente aux enfers des personnages. Les scènes de sexe et les scènes d’action SONT l’intrigue plutôt que des intermèdes. Il faut voir le regard perdu de Jeanne, « besognée » par son mari mais détournant les yeux vers le fantôme de son fils. Soulignons la qualité d’un scénario épuré, allant à l’essentiel, co-écrit par Fabrice avec Olivier Blackburn et David Greig ! Les rares effets « voyants » de mise en scène sont là uniquement pour servir leur vision, à l’instar de l’éprouvant enterrement d’un homme encore en vie et surtout de ce plan-séquence de malades réalisé dans la sueur par un système de câbles et de poulies et qui signifie le passage des personnages dans une dimension différente, une frontière qu’ils franchissent pour accéder à un univers totalement fantasmé, de l’autre côté du miroir, là où le réel et l’irréel s’entredéchirent, où les notions de vie et de mort, de moralité et d’immoralité laissent place à… autre chose.

Chaque geste, chaque regard entre Emmanuelle Béart et Rufus Sewell, tous deux magnifiques comptent plus encore que les rares dialogues. Les silences en suspension, les sons, la musique, tous parfaitement maîtrisés participent aussi à l’immersion. Il y a bien longtemps qu’un réalisateur (bien secondé par le meilleur chef opérateur en activité) n’avait filmé son actrice principale de la sorte : entre beauté farouche et fragilité à fleur de peau, se donnant à fond physiquement et psychologiquement, Fabrice offre à Emmanuelle Béart son plus beau rôle à ce jour mais également le plus difficile. Loin de son image de sex-symbol, son corps maternel est pourtant sculptural. Qu’elle surgisse de l’océan, qu’elle fasse l’amour, qu’elle crapahute dans des rivières de boue ou, à bout de forces, qu’elle vole une boulette du riz à une poignée de gosses, sa détresse et sa détermination sont palpables dans chaque plan, la rendant plus belle que jamais, à la limite d’une folie rappelant Aguirre le seigneur de guerre, Fitzcarraldo ou encore les performances de Gena Rowlands dans Une Femme Sous Influence, Christopher Walken dans Voyage au Bout de l’Enfer ou Jack Nicholson dans The Pledge. Rufus Sewell quant à lui, un comédien intense dont il semble qu’Hollywood ne sait trop que faire, incarne le pôle cartésien du binôme et bouleverse par son impuissance et ses doutes : doit-il laisser tomber ou accompagner celle qu’il aime au fond de l’abysse ? Rarement des acteurs se seront autant investis dans un film, preuve de la confiance totale qu’ils ont conférée au script et à leur metteur en scène, prêtant au projet leurs âmes, leurs corps et leurs tripes.

La géographie de la ville ou de la jungle sont propices à la confrontation de deux univers aux antipodes : l’occident (symbole de richesse, du réel, de la vie) et l’orient (la pauvreté, le fantastique, la mort). Nos deux protagonistes réalisent vite que leur argent, qui comme ils le croient de prime abord les aide à franchir les étapes ne pourra pas les sauver, son pouvoir n’ayant plus aucune valeur. Ce n’est pas lui qui leur ramènera leur fils, c’est leur sacrifice. L’atmosphère, la fièvre, la déshumanisation et la folie ambiante contaminent nos personnages petit à petit : de l’intérieur comme dans l’œuvre de Cronenberg (mutation, contamination) mais aussi de l’extérieur (retour de l’homme à sa nature la plus sauvage) comme chez Michael Cimino, Werner Herzog, Ruggero Deodato ou Francis Ford Coppola. Des réalisateurs qui partagent avec Fabrice ce jusqu’au-boutisme, cette exigence de chaque plan, de chaque instant, de chaque détail mais également cette ambition démesurée et ce grain de folie sans doute nécessaires à l’aboutissement d’un projet aussi fou. Au sein de cette liste prestigieuse de cinéastes surdoués, l’ajout de Fabrice Du Welz n’est pas une provocation ou une exagération. Après avoir vu Vinyan, un film qui ne ressemble à rien de ce que l’on a vu auparavant sur un écran de cinéma, c’est au contraire une belle évidence.

Film de genre, film de fantômes ? Oui mais pas que… Film d’auteur ? Oui mais pas que… Grand film ? Expérience inédite ? Tout ça à la fois ! Fabrice réalise un film qui n’appartient qu’à lui, un cinéaste qu’il serait limité d’enfermer dans une case « jeune cinéma fantastique ». Son cinéma va bien au-delà de ce genre de considérations futiles. Avec Vinyan, Fabrice Du Welz entre avec fracas et de la plus éblouissante des manières dans la cour des plus grands du cinéma. Assister à l’émergence d’un cinéaste fou est un plaisir (Calvaire) et doit le rester. Qu’il confirme son talent, sa folie et son courage avec une deuxième œuvre encore plus aboutie est un petit miracle. Combien peuvent en dire autant ? Sachant assimiler et digérer ses nombreuses influences, sa connaissance encyclopédique et son amour indéfectible du cinéma (de genre ou pas) tout en réalisant une œuvre intègre et unique pour un budget relativement réduit, Fabrice est décidément un cinéaste à part et qui va compter.

« Vinyan » est un mot thaïlandais, qui signifie « fantômes », « âmes errantes » : ces esprits qui évoluent dans les limbes et perturbent la vie des vivants. Deux syllabes qui évoquent un rêve éveillé, une expérience fiévreuse, proche du somnambulisme. C’est l’état dans lequel Fabrice nous laisse. Comme en atteste une critique quelque peu décousue et « sur le vif », Vinyan est un film qui assomme, dérange, met mal à l’aise et en fin de compte plonge le spectateur fasciné dans un état second. Morbide, poétique, éprouvant, épuisant, courageux, ensorcelant, puissant, Vinyan est un véritable crève-cœur.

Avec son excellent Calvaire, Fabrice nous agitait devant le nez ses formidables couilles et s’amusait comme un fou. Avec Vinyan, il nous les ressort et si elles ont encore gagné en volume, il nous déballe également son cœur, son âme et ses tripes. Fabrice est un cinéaste fou qui ose se mettre à nu et proposer une expérience extrême, casse-gueule, sans compromis, qui a l’audace absolue de nous rappeler que le cinéma est là avant tout pour provoquer des sensations, aussi variées et extrêmes soient-elles, un homme qui s’immerge totalement pour ne faire qu’un avec son film. Dans le contexte actuel de formatage et de nivellement par le bas, ça devient assez rare, transformant Vinyan, pur choc esthétique et expérience sensorielle en objet précieux. Par ses qualités intrinsèques picturales (la photo est à tomber !), thématiques ou de jeu, par la personnalité de son (toujours jeune) réalisateur, Vinyan est la meilleure illustration de ce que l’on peut appeler « DU PUR CINEMA » !

Vous n’en sortirez pas indemnes !...


Critique de Vinyan - Quand la folie s’empare aussi de nous !
Par : Quentin Meignant

Quatre ans après nous avoir livré le fabuleux Calvaire, le génial Fabrice Du Welz nous revient avec une nouvelle œuvre, Vinyan, un projet très personnel. Alors que Calvaire visitait les profondeurs de la bestialité trash et bon enfant, Vinyan semble totalement s’en démarquer pour offrir aux spectateurs un drame poignant aux portes de l’enfer. Jeanne (Emmanuelle Béart), une jeune femme française, et Paul (Rufus Sewell), son compagnon anglais, vivent une véritable tragédie lorsque leur fils, Joshua, disparaît dans le tsunami qui dévasta les côtes thaïlandaises. Le couple n’arrive pas à se sortir de ce deuil impossible et, un jour, Jeanne croit apercevoir son fils dans un reportage sur les enfants sinistrés de Birmanie. Une incroyable épopée à la recherche de l’enfant perdu débute alors, emmenant le couple aux portes de la folie.

Dès le départ, l’esthétisme est de mise. En faisant montre d’une poésie exceptionnelle dès les premiers plans, Fabrice place la barre très haut et nous abreuve d’une photographie d’une beauté incroyable. Là où certains réalisateurs (comme John Stockwell sur Turistas) auraient utilisé l’exotisme du décor comme simple toile de fond, le réalisateur belge parvient à jouer avec les somptueux paysages et l’agressivité des rues de Phuket pour en faire des éléments à part entière de l’histoire, des pierres angulaires de l’ambiance instillée au métrage. Jeanne et Paul sont comme enfermés dans une gigantesque prison naturelle qui, petit à petit, se révélera être un piège psychologique d’une effroyable efficacité. A ce titre, on ne peut que louer la prestation cinq étoiles d’une Emmanuelle Béart qui, rarement était apparue aussi « habitée ». Donnant une réplique parfaite à un Rufus Sewell au charisme incroyable, l’actrice obtient là un de ses plus beaux rôles.

Ce casting de rêve évolue dans des scènes incroyablement perturbantes qui, chacune à leur tour, donnent un impact supplémentaire à la puissance du métrage. Entre séquences de folie pure et moments claustrophobiques d’un réalisme extrême, Du Welz parvient à surprendre à chaque plan, à chaque élément nouveau. L’aspect intimiste d’un drame qui a touché des millions de personnes n’en ressort que plus fort, dévoilant l’aspect psychologique d’une œuvre d’une tension sans borne. C’est notamment grâce à une bande son d’une qualité infiniment appréciable et à une mise en scène détonante (Jeanne et la boule de riz en est l’exemple le plus criant) que cette tension naît et progresse de manière excessivement déroutante. Entre pulsions sexuelles, traitement dégradant d’êtres humains (dont une scène qui rappelle la danse du bar de Calvaire) et enfants proprement affolants, Du Welz fait évoluer son histoire jusqu’à un final grandiose qui fera date dans l’histoire du cinéma.

C’est donc totalement perturbé que l’on sort de la vision de ce film inclassable. Consternés par la folie qui s’est emparée de l’œuvre, on a du mal à exprimer la force des sentiments que l’on a pu ressentir durant un métrage qui mérite une deuxième (et même une troisième) vision ! Le réalisateur belge prouve qu’il monte encore en puissance et qu’il mérite une place au soleil dans le panorama du cinéma de genre. Son immense talent et son travail acharné n’ont en tout cas pas fini de nous étonner !


Critique de Vinyan - Immersion tropicale
Par : Samuel Tubez

Après son détonant Calvaire, le cinéaste belge Fabrice du Welz nous propose une singulière expérience thaïlandaise avec cet étonnant Vinyan qui en laissera plus d’un sans voix. Fort de passages plus que remarqués dans des festivals internationaux (Venise et Toronto), le film débarque donc dans nos salles obscures, l’endroit idéal pour vivre intensément cette œuvre riche en immersion.

Dans le parterre de réalisateurs amoureux du cinéma fantastique et horrifique pour lequel ils œuvrent, Fabrice du Welz se démarque immédiatement. Ne faisant pas les choses comme les autres, il ne s’adonne pas pour son second long métrage à une sempiternelle suite ou à un remake friqué ni à un film de fantôme à tendance asiatique comme pourrait le laisser présager la bande-annonce. De l’atmosphère moite de la ville de Phuket à l’ambiance hostile de la jungle, le réalisateur aventure sa caméra dans des plans osés et majestueux (appuyés par une superbe photographie signée par son ami et collaborateur de toujours Benoît Debie) et nous plonge progressivement dans un enfer tropical sans nul autre pareil. D’abord drame et thriller oppressant, Vinyan poursuit sa route sur des terrains mystérieux et dangereux pour se terminer dans une atmosphère empreinte d’une animosité amplement troublante. Totalement impliquée dans son rôle, Emmanuelle Béart crève littéralement l’écran face à un Rufus Sewell (Dark City) lui aussi impeccable dans cette œuvre incontestablement inclassable. S’il est d’ailleurs étonnant de voir l’actrice dans un tel registre, on se réjouit rapidement face à son intense prestation, probablement la plus remarquable et bouleversante de toute sa carrière.

Pour son second long métrage, Fabrice du Welz relève plus d’un défi (faut-il encore préciser les difficultés liées à un tel tournage ?) et ne s’incline devant aucun compromis. Plus d’un spectateur risque de sortir dubitatif de la projection de Vinyan, par contre, ceux qui sont prêts à vivre quelque chose de fort, d’unique et de viscéral seront quant à eux satisfaits d’avoir vécu une véritable expérience cinématographique dont ils ne se désembourberont pas de sitôt. Pour la seconde fois, les amoureux du cinéma de genre te remercient, Fabrice.


L’interview de Fabrice du Welz (Réalisateur)


Commentaires sur le film

Une ôde au cinéma

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un très beau retour de Fabrice qui signe avec Vinyan l’un des films manquants dans le cinéma français depuis quelques années. Essentiel, poétique, émotionnellement éprouvant, Vinyan fatigue parfois, émerveille souvent pour s’imposer au final comme un enchantement qui possède le mérite inestimable d’aller au bout de ses idées et de montrer une Béart plus investie que jamais.

24 septembre 2008 à 21:09 | Par Damien
Etonnant

4 etoiles

Film surprenant et inclassable qui alimente et alimentera encore longtemps les discutions.
Mais attention, comme dit plus haut, c’est une immersion, donc si on n’y plonge pas dès le début l’expérience risque de tourner court.
Du Welz : grand réal.
2 grandes scènes parmi d’autres : le générique de début et l’incroyable plan-séquence des ruines.

15 octobre 2008 à 12:10 | Par Buliwyf

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