Critique de film

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Voitures qui ont mangé Paris (Les)

"The Cars That Ate Paris"
affiche du film

Venus a Paris, une petite ville australienne, pour trouver du travail, deux jeunes hommes sont victimes d'un accident. L'un d'eux meurt et l'autre, Arthur, est engagé comme gardien dans un parking. Un terrible secret semble peser sur cette ville, Arthur s'en inquiète peu à peu...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Les voitures qui ont mangé Paris - Weir démarre sur les chapeaux de roues !
Par : Quentin Meignant
Tags : Psychologique

Peter Weir est surtout connu pour être l’heureux réalisateur de Truman Show, film attendrissant qui a marqué la fin des années 90 grâce notamment à l’interprétation magistralement décalée de l’inénarrable Jim Carrey. Néanmoins, le réalisateur s’était fait avant cela une belle petite place dans le monde du cinéma de genre avec des œuvres telles que Le plombier, Picnic à Hanging Rock, La dernière vague et Les voitures qui ont mangé Paris. Ce dernier film est d’ailleurs celui qui lança la carrière de l’Australien, présage d’une inévitable incursion dans le panorama cinématographique.

Pourtant, après une première scène très spectaculaire proposant un accident, le réalisateur ne nous fournit pas de suite à la hauteur de cette entrée admirable. Une bande originale digne de La croisière s’amuse et le tempo très lent de l’intrigue rendent l’entame du film plutôt indigeste. Heureusement, on sent clairement la volonté du réalisateur d’installer une ambiance spécifique, troublante et malsaine à la fois.

C’est d’ailleurs chose faite une fois que l’on fait la connaissance des différents protagonistes et que l’on découvre leurs personnalités troubles et instables. Weir développe alors une interactivité faite de non-dits et de malaises entre le héros et les habitants de Paris (petit village de pionniers australiens). Dès cet instant, le métrage prend sa véritable dimension surréaliste en nous offrant des scènes d’une bizarrerie incroyable comme, par exemple, celle du grand bal du village, qui n’est pas sans rappeler la séquence dans le bar de Calvaire. S’appuyant sur des protagonistes de plus en plus inquiétants et sur le design inventif et agressif des voitures, Weir s’amuse à nous placer devant des mystères qui paraissent insolubles.

Ces mystères sont développés grâce à des dialogues intelligemment construits interprétés par des acteurs d’une efficacité incroyable. Tout en nous laissant dans le flou le plus intégral quant au réel but de leur comportement, ces derniers nous offrent de très bons moments d’inquiétude. Chemin faisant, le maire (joué par le fabuleux John Meillon) endosse petit à petit le rôle de véritable démon, meneur de cette communauté effrayante par sa froideur et sa docilité.

Weir nous assène le coup de grâce avec un final qui, sans être spécialement rythmé, comporte sa dose d’horreurs en tous genres et de subtilité. Malgré son manque flagrant de rythme, le métrage se révèle pour le moins éprouvant. Avec ce Les voitures qui ont mangé Paris, Weir a en tout cas lancé sa fabuleuse carrière sur les chapeaux de roues (oh, le joli jeu de mots - ndlr)…

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