Un groupe d'amis s'envole sur une île déserte pour un week-end de fête. Mais ces vacances vont se transformer en cauchemar : le petit groupe va bientôt être confronté à une terrible menace : une meute de chiens sauvages génétiquement modifiés en terribles prédateurs.
Ami de Wes Craven pour lequel il fut assistant de production de sa trilogie des Scream et de sa dérive lycanthropique Cursed, Nicholas Mastandrea s’essaie avec The Breed pour la première fois à la réalisation en mettant en scène une troupe de djeunz confrontés à une bande de vilains molosses génétiquement modifiés qui font rien que leur courir après pour leur mordre les gambettes.
Ce qui devait constituer un séjour paradisiaque pour la bande d’adultes en devenir flanquée de ses sempiternelles figures archétypales (la blondasse écervelée, la brunette sportive, le frangin qui multiplie les coups foireux mais qui a du tonus à revendre, le plus jeune bientôt diplômé en médecine et le black de service qui ne sert qu’à amuser la galerie) se transforme bientôt en un véritable parcours du combattant à destination d’amateurs de la varappe et du survival canin.
Quelque peu exaspérante, l’intrigue accumule de bout en bout une kyrielle de clichés imbuvables qui font des molosses en question des rebuts animaliers d’une armée aux desseins d’omnipotence qui les ont soumis à une série de tests destinés à en faire des armes éminemment plus dangereuses que les non-volontaires envoyés en Irak se faire charcuter pour le bien de la nation. En résulte une meute de canidés surdoués qui sont capables notamment de ronger les cordes d’amarrage de l’hydravion, de leurrer les occupants de la petite maisonnette en leur faisant des tas de farces, de détruire des planches assez épaisses pour s’infiltrer dans le chalet et, why not, de jouer une partie de strip-canin où le perdant doit impérativement retirer son collier sous crainte de se faire dévorer par ses congénères. Une exagération qui, si elle prête à sourire, étonne d’autant plus que les humanoïdes écervelés jusqu’à l’os qui leur tiennent tête s’en sortent bien souvent indemnes lors de séquences pseudo anxiogènes directement désamorcées par des dialogues plus plats que la poitrine de ma tante Ernestine.
Film pop-corn par excellence, The breed ne débride jamais une assistance juvénile pas encore blasée et gavée par ce genre de productions bas du plafond destinées à soutirer quelques kopeks via une exploitation DVD salutaire.
Une bande d’amis débarque sur une île pour un week-end et se voit très vite être la cible d’une meute de chiens enragés dressés pour tuer. Estampillé Wes Craven, même si réalisé par un de ses nègres real, ce film reprend toutes les caractéristiques de ce monsieur décidément bien étrange.
Auteur de quelques œuvres subversives au début de sa carrière (La Dernière maison sur la gauche ou encore La Colline a des yeux), le réalisateur américain s’est vendu corps et âme à l’ivresse du jackpot facile offrant ainsi à une jeune génération de reals un formatage, un canevas académique des plus fainéants et contagieux sur le marché du cinéma d’horreur. Dernier adepte pour la méthode Craven : Nicholas
Mastandrea, ancien assistant de Romero avant de devenir celui du réalisateur de Scream et à qui est donc confié la réalisation de The Breed.
La recette est simple : des bimbos « avantageuses » et des esthètes décérébrés pour lesquels on réserve des scénarios tout droit adressés à des adolescents dont le seul objectif est de se peloter devant un film volontairement linéaire sans se faire interrompre et sans regretter un scénario auquel ils n’auraient de toute façon rien compris. Et dans The Breed le scénario ça vole : « hi, hi, hi c’est notre cachette câlins » ou encore « ouuuuu t’es vierge ? » et enfin « t’as la rage mais c’est pas grave ». Avouez que le scénariste a de l’humour. Le black-qui-mourra-en-premier (oups j’ai dévoilé l’intrigue !), la nana-plus-mec-que-nana, l’intello (version Wes Craven hein faut pas charrier), le bellâtre-au-regard-brumeux (ou ténébreux ?) et enfin la chaudasse refoulée (oui, non, peut-être ou alors sans les mains…) l’équipe est au complet.
Et puis la cerise sur le gâteau qui fait que chaque film produit par Craven connaîtra de toute façon son petit succès DVD j’ai parlé du Monstre. Sauf qu’ici ce sont des chiens et que ce choix de l’animal domestique devenu bébête à tuer permet au film qui démarre au quart de tour de nous offrir quelques scènes spectaculaires et une tension toute relative mais belle et bien existante.
Si on arrive à faire abstraction des nombreuses invraisemblances scénaristiques, de cette solennité involontairement hilarante qu’affichent nos héros réfléchissant profondément à la solution qui leur permettra enfin de se barrer, on peut alors être intrigué par l’énergie du film qui ne s’attarde jamais grâce à une mise en scène terriblement classique et prévisible mais aussi efficace. Les scènes animales, LE véritable intérêt du film, sont impressionnantes et demandent un travail de dressage remarquablement opéré sous peine de sombrer dans le ridicule.
Face aux chiens, un casting sans prétention mis à part la présence de Michelle-The Host-Rodriguez dans un éternel rôle de meneuse et d’intrépide.
En conclusion, The Breed est un énième produit labellisé Wes Craven qui n’a d’autre ambition que d’alimenter le marché rentable du DVD grâce au seul nom du réalisateur américain. Un film qui ne risque certainement pas la censure MPAA et encore moins de créer la polémique tant son côté conventionnel caresse dans le sens du poil l’establishment policé de la distribution. Un film pop-corn sans intérêt !

Voilà un film dont je n’attendais rien et qui au final se laisse regarder avec plaisir ... Certes, ça reste relativement assez gentil, pas d’effusions de gore, le tout demeurant assez classique ... Le principal attrait de ce film étant bien évidemment les chiens, assez nombreux pour l’occasion, et merveilleusement bien dressés. Gentil donc, parfois un peu stressant, The Breed se laisse regarder, mais sera tout aussi vite oublié.
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The Breed est un métrage intéressant et prometteur pour le réalisateur. Sans être un chef d’oeuvre du genre, le film parvient tout de même à offrir quelques bons moments au spectateur.