Deux jeunes amoureux se rendent dans la cabane du professeur Knowby, qui a mystérieusement disparu après avoir eu en sa possession quelques pages du livre des morts, redoutable grimoire disparu au XIVe siècle.
Le deuxième volet de la trilogie Evil dead est réalisé par Sam Raimi, réalisateur du premier qui signera également le troisième et dernier épisode. Le premier opus a fait l’effet d’une bombe dans le cinéma horrifique. En effet, alliant (peu savamment pour nous) humour et horreur, Evil dead semble se glisser dans la lignée de films devenus cultes comme le sera le célèbre Bad Taste de Peter Jackson.
Ce qui a surtout frappé les spectateurs lors de la sortie du premier opus, c’est cette horreur subjective marquée par des mouvements de caméra quasiment inutilisés à
l’époque. Ainsi, le virtuose Raimi parvient à déclencher la folie chez les spectateurs en multipliant les prises de vue différentes et en ayant même recours à des gros plans diaboliques.
Cette dimension technique, on la retrouve bien dans le deuxième opus de la saga. Raimi, se remettant assez mal de l’échec de Mort sur le gril, tente de se refaire une santé et un nom dans le cinéma à l’aide de cette séquelle d’un film applaudi par tous les maîtres du genre. En ce sens, Evil dead 2 est bien la suite du premier. Qu’il s’agisse des personnages comme de l’histoire dans laquelle ils évoluent. Pour marquer le coup, Raimi reprend le fabuleux Bruce Campbell, plus impressionnant encore de folie que dans le premier épisode. Il faut souligner que les performances de l’acteur rehaussent considérablement un film dont le scénario tiendrait en une ligne.
Car d’histoire, il n’y en a point. Repartant volontairement des faits du premier, Raimi nous balance à la tronche un scénar sans queue ni tête comme c’était le cas dans l’œuvre originelle. Quelques personnes sont bloquées dans une cabane non loin d’une forêt regorgeant de démons réveillés par des formules tirées du Necronomicon (je vous avais dit que ça tenait en une ligne !). Anecdote amusante et particulière : Raimi a été obligé de retourner les scènes du début censées être celles du premier opus car il ne possédait pas les droits de son premier film…
Si Evil dead nous avait déçus par l’incapacité de Raimi d’opérer un choix entre humour et horreur, la séquelle semble avoir comblé cette lacune. En effet, dans Evil dead 2, Raimi a pris le parti du rire. En témoignent ces nombreuses scènes succulentes comme
celle du délire total qui assaille tous les éléments de la cabane maudite (notamment la tête de cerf) ou encore l’attaque inopinée de la main d’Ash. Ainsi, en effectuant dès le départ un choix judicieux, Raimi ne se plante pas aussi goulûment que lors de son premier métrage.
Bien plus même, le réalisateur assure une continuité exemplaire avec sa première œuvre. Si Evil dead nous montrait ces jeunes bloqués dans une forêt de manière décalée aussi bien dans la réalisation que dans l’œil de la caméra, la suite semble prendre le parti d’un point de vue subjectif. Au lieu de nous montrer de loin, Raimi déplace son point de vue et nous montre les événements par les yeux d’Ash. Cette technique narrative nous permet de plonger par moments dans la folie du héros.
En conclusion, ce deuxième épisode rehausse d’un cran le niveau de la franchise en opérant des choix plus judicieux tout en conservant la maîtrise qui a fait la gloire du premier. Malheureusement, il reste un énorme trou à combler : refaçonner un scénario somme toute très basique.
Après un premier épisode qui avait réellement rameuté les foules, Raimi se trouvait devant un nouveau défi, sans doute le plus compliqué de se jeune carrière : confirmer avec un deuxième opus.
Pour ce faire, le réalisateur s’est sans doute dit : « On ne change pas une équipe qui gagne ». Donc, nous avons au menu de ce Evil dead 2…. Un simple copier-coller du premier volet de la saga ! Si ce n’est un petit changement au niveau des personnages, rien ne change réellement !
Ash se retrouve à nouveau dans une cabane au fond des bois mais, au lieu d’être accompagné d’un groupe d’amis, il donne la réplique à sa petite amie. La mise en bouche est donc beaucoup plus courte puisque la présentation se limite à deux personnages. C’est ainsi que nous nous retrouvons bien vite face aux mêmes scènes que dans le premier épisode.
Les travellings sont toujours aussi vertigineux mais la virtuosité de Raimi semble s’affiner
. Il multiplie les prises de vue subjectives et donne réellement un impact à chaque image. Dans le domaine technique, le film est donc une parfaite réussite qui surpasse un premier opus déjà franchement excellent.
Bruce Campbell, encore plus présent, donne une dimension comique supplémentaire à son personnage. D’entrée de jeu, il parvient à captiver par ses mimiques et autres dialogues vraiment drôles. Cette amélioration est aussi vraiment appréciable car l’humour lourd de l’épisode précédent était quelque peu dérangeant.
Ici, Raimi a clairement choisi son parti : celui de faire rire. 1987 aura donc été la grande année des premières vraies comédies horrifiques grâce à des réalisateurs comme Raimi et Peter Jackson (Bad taste).
Par contre, ceux qui ont vu l’épisode 1 peuvent se dire que cela ne vaut pas vraiment la peine de voir le 2 ! En effet, chaque scène présente dans l’œuvre précédente se retrouve dans celui-ci : que ce soit la scène de la trappe, celle des racines ou celle de la décapitation et de l’enterrement, tout est purement et simplement recopié !
La déception est donc énorme pour ceux qui croyaient pouvoir jouir de nouvelles diées de génie de la part de l’ami Sam.
Il n’y a donc plus aucune surprise. Celui qui se targuait d’apporter du sang neuf au cinéma de genre a donc cassé toutes les espérances placées en lui : le renouvellement a déjà l’air d’être clôturé et Raimi ne s’est pas foulé pour le poursuivre.
L’obligation de confirmer afin de pouvoir poursuivre sa carrière sur les sommets du cinéma de genre aura donc joué un bien sale tour à un réalisateur qui avait pourtant prouvé qu’il avait un immense talent.
La critique s’arrête déjà là puisqu’il n’y a rien d’autre à dire de plus que pour Evil dead… C’est dommage de constater de tels manquements alors que Raimi bénéficiait d’un budget dix fois plus élevé que lors du premier opus ! Un film à oublier au plus vite tant il paraît être une grande arnaque !
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Evil Dead 2 se présente comme une oeuvre originale qui, bien que suivant les traces du premier volet, se démarque par sa mise en scène burlesque et son humour décalé. Un véritable dessin animé filmé.