Dans ce qui paraît être une paisible maison de Tokyo se cache l'un des fléaux les plus épouvantables qui soient. Quiconque franchit le seuil de la demeure est aussitôt frappé par une malédiction qui ne tardera pas à le tuer dans un sentiment d'indicible rage. Alors que le nombre de victimes augmente, Karen, une jeune Américaine, se trouve brutalement confrontée à l'horreur de cette réalité. Pour elle, il n'est désormais plus temps d'ignorer ou de fuir, il faut comprendre pour avoir une chance de survivre...
Réalisateur de Ju-On et Ju-On 2 au Japon, Shimizu est tributaire d’un concept qui cartonne. C’est pourquoi les propositions d’adapter son oeuvre dans le monde occidental ne se sont pas fait attendre : c’est Roy Lee, déjà producteur du remake de Ring. Ainsi, Shimizu réalise-t-il lui-même le remake de son propre film mais en restant dans la lignée de
l’original puisqu’il décide d’installer l’histoire au coeur de son pays natal. Témoignage de sa fidélité dans les ingrédients du premier opus : Shimizu réutilise des acteurs similaires qui joueront le rôle des fantômes hantant Sarah Michelle Gellar.
Tous les ingrédients sont prêts pour un film de génie. Et quand le savoir-faire asiatique rencontre les budgets américains, on ne peut s’attendre qu’à un miracle. Et il a bel et bien eu lieu ! La trame narrative nous présente trois histoires datant d’époques différentes : le drame original (meurtre de la mère et de l’enfant), la découverte par Bill Pullman et l’enquête de Sarah Michelle Gellar. Cet enchaînement parfois assez complexe est mené de main de maître par Shimizu qui n’hésite pas à réaliser des mises en abyme intéressantes (une scène voit les trois époques se réunir et Gellar assiste à la découverte de Pullman qui prend connaissance du drame original).
A côté de cette trame, les effets spéciaux ne sont en rien négligés. La volonté de Shimizu
était de faire des spectres matérialisés, ne ressemblant en rien aux apparitions énergétiques que l’on a vu dans de trop nombreuses oeuvres. Cette matérialisation sublime le film et le rend réaliste à souhait.
La bande sonore est également une réussite en tous points. On retrouve la patte asiatique qui consiste à agraver les effets sonores lors des scènes les plus terrifiantes. Effet tout à fait réussi qui nous permet de sursauter incessamment.
Shimizu n’est pas tombé dans le piège de vouloir en faire trop et nous offre une oeuvre complète, pas trop surchargée. En deux mots, un délice malgré une qualité nettement inférieure aux autres produits Ringaires...
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