A Londres, le policier Nicholas Angel est le meilleur de son équipe. Tellement bon qu'il fait passer ses collègues pour de simples gardiens de la paix. Le chef de la brigade décide donc de le "promouvoir" dans le petit village de Sandford, où il ne se passe rien. Aux côtés du policier local Danny Butterman qui rêve de devenir Mel Gibson, Nicholas règle quelques contraventions sans grand intérêt. Une série de crimes étranges va le remettre dans l'action...
Deux ans après s’être attaqués des revenants décérébrés que l’on appelle gentiment "Zombies" en écoutant du Queen dans le génial et déjà culte Shaun of the Dead, la bande british que forme Edgar Wright, Simon Pegg, Nick Frost s’attaquent au genre du film d’action, qu’il soit "Donnerien" ou "Bayiesque"... On aurait pu craindre le pire, mais si l’on connait bien les personnages, il était évident que ça marche ! Et de toutes façons, tant que tout pète dans tous les côtés, ça leur va ! Et nous aussi !
Ici, Pegg change ses habits de Shaun le looser pour ceux, plus protégés, de Nicholas Angel, sorte de Robocop (100 % Chair et os) buveur de thé
"promu" dans le plus beau village de toute la Grande-Bretagne : Sandford.
Si en apparence ce paysage merveilleux est tranquille et sa population chaleureuse et inoffensive, Nick et son ami Danny Buttermann, flic-à-papa-commissaire qu’il prend d’abord pour un ivrogne, même s’il est vraiment à son top lorsqu’il s’agit de cinéma - ne vont pas tarder, au détriment de toute l’équipe de police (et des habitants du village) à enquêter sur d’étranges accidents (c’est vrai qu’un taux de 0 % de crimes et de 100 % d’accidents dans une ville, c’est assez intriguant !) dont ils sont persuadés que ce sont des meurtres déguisés... Mais quel évènement est à l’origine de tout ça ?
Dans cet opus, on retrouve le trio déjanté ou le mélange humour/action fonctionne à merveille (ce qui n’est pas toujours le cas, sans citer d’autres exemples) et dont l’effet pourrait s’apparenter à une bombe. En effet, durant 2 heures s’enchaînent répliques légèrement débiles et situations décapantes, mais aussi des références évidentes à des chefs d’oeuvre du genre - L’Arme Fatale, Léon, Point Break - et même de courtes mais savoureuses apparitions de stars (Peter Jackson en Père Noël psychopathe et Cate Blanchett en petite amie du héros) et, enfin, des scènes plutôt gores, preuve que le trio n’a pas pour autant laissé tomber le genre de l’horreur dont ils sont fans (entre autres, ce sont des vrais geeks je le rappelle !).
Le tout basé sur un scenario efficace ne tombant jamais dans la lourdeur
des parodies actuelles (le dernier quart d’heure est formidable, rarement on à vu une baston aussi osée... Mémorable !) et sur une mise en scène stylée et reprenant les leçons des Maîtres McTiernan, Scott et autres Bay et Friedkin parfois plans par plans
Démentiel et hallucinant, Hot Fuzz est un bijou inestimable qui prouve que Edgar Wright et ses amis forment la bande la plus geek de ces derniers temps, et possède un grand sens du plaisir coupable qu’ils savent partager... autant que leur humour.
Après avoir réussi leur pari avec leur Shaun of the dead détonnant, le réalisateur Edgar Wright et son duo d’acteurs composé par Simon Pegg et Nick Frost se lancent dans une nouvelle aventure en signant une comédie parodiant agréablement les films policiers les plus crédibles en mettant en scène le Super-flic et son acolyte tordant.
Deux éléments font la force de ce métrage. D’une part, l’humour imposé de part et d’autre du film, un humour britannique dont on peut admirer la finesse sans que cela ne tombe jamais dans l’excès. Un dosage qui n’a rien d’évident quand on sait à quel point les oeuvres humoristiques ont du mal à s’imposer et à ne pas sombrer dans la franche rigolade américaine qui
consiste à imposer sa surenchère habituelle (comme nous en avons la preuve avec des oeuvres telles que les Big movie et autres parodies grossières réalisées sans talent). D’autre part, et ce n’est pas mince affaire, le film repose sur un scénario qui a le mérite d’exister et de ne pas s’enfoncer dans les limbes scénaristiques habituelles lorsqu’on traite du genre. De bout en bout, le film se tient et propose une évolution dans son action qui ravira les spectateurs et les cinéphiles.
Enfin, cerise sur le gâteau, outre ces qualités indéniables, il faut tout de même avouer que la qualité première du film reste invariablement le jeu de son tandem étonnant qui relève le niveau du duo standard doté de son clown et de son auguste.
Un film à voir et à revoir qui, ne serait-ce que par les idées prônées et le talent de son équipe, méritait sa place dans notre site malgré un genre assez éloigné de celui qui nous anime... Mais comment distinguer Hot Fuzz de Shaun ???
Vous cherchez un film pour vous fendre la gueule entre amis ? A n’en point douter Hot Fuzz est celui qu’il vous faut ! Trois ans après avoir fait travailler nos zygomatiques avec un Shaun of the dead, qui restera dans les annales comme le film de zombies le plus drôle de l’histoire, Edgar Wright revient une nouvelle fois nous titiller avec un humour encore bien plus pressant.
Le jeune réalisateur anglais prouve encore qu’il sait faire preuve d’une finesse exquise mais surtout d’une drôlerie de tous les instants ! Dès le premier plan, on sait que l’on va rire sans arrêt. L’action
est menée par une Simon Pegg une fois de plus au sommet de son art. Cette première scène permet au spectateur de faire connaissance avec Nicholas Angel, officier de police extrêmement efficace, ce qui dérange tout le monde à Londres.
On comprend dès cette séquence que la mise en scène va être vraiment speed et que Wright ne laissera aucun temps mort entraver l’action ! Notre héros est alors muté dans le petit village de Sandford afin qu’il y calme ses excès de zèle. Le jeu de Simon Pegg est alors exceptionnel et donne lieu à d’excellents gags visuels, notamment quand Nicholas confond son ex-femme avec un policier masqué.
C’est d’ailleurs au point de vue visuel que Edgar Wright excelle réellement. Il joue avec sa caméra de manière très habile, enchaînant les travellings en tous sens… Tous ceux-ci donnent un rythme extrêmement intense à l’action.
Wright joue aussi sur les coloris pour passer de plans en plans. C’est ainsi que lors du premier meurtre, une association entre la couleur du sang et celle d’un voyant de téléphone est faite afin de faciliter la fluidité du propos malgré une assez grosse ellipse. Le réalisateur
a donc fait preuve d’un certain génie sur ce coup-là mais, après tout, c’est bien normal, Wright nous avait déjà prouvé toutes ses qualités lors de Shaun of the dead.
Les effets gores des crimes, bien moins nombreux, sont eux aussi de bonne qualité. Nous avons à faire à un gore très réjouissant voir carrément festif et inventif. Cela ajoute un indéniable plus à des scènes de meurtres très amusantes. On sent vraiment que Wright a pris son pied et a voulu nous faire prendre le nôtre en tournant des scènes totalement délirantes. Gros plans sur têtes décapitées (du plus bel effet !), gros plans sur du bacon et du maïs en train de cuire juste avant une explosion, sang d’une égorgée qui nous éclabousse, tout est fait dans le plus pur style délire !
Les dialogues, quant à eux, ne sont pas en reste puisqu’ils sont TOUS drôles du début à la fin. Pas un seul moment Wright ne tombe dans le piège du mélo. Bien au contraire, il continue à faire rire alors que le propos ne s’y prête pas toujours.
Il faut dire qu’il est bien servit par un casting d’exception. Simon Pegg est, comme à son habitude, magnifique de drôlerie et s’en donne à cœur joie. Il forme un superbe duo avec Nick Frost, particulièrement efficace en gros balourd de service. Il faut aussi ajouter à tout cela
la prestation du célèbre Timothy Dalton dans le rôle de Simon Skinner, notable du coin. Ce personnage, que l’on dirait tout droit échappé d’un film de Burton, donne tout dans l’exagération tant au niveau des gestes que des propos. Il nous amène à mener notre propre enquête, convaincus que nous sommes de sa culpabilité.
Et pourtant, là encore, Wright nous bluffe avec un dénouement sorti de nulle part qui en surprendra plus d’un. Enorme de loufoquerie, ce dernier achève de donner son caractère complètement comique à l’oeuvre. On peu juste regretter que celui-ci soit suivi d’une longue (20 minutes) scène de fusillades et règlements de compte en tous genres.
Mais bon, ce n’est pas ce petit problème final qui empêchera de d’affirmer que Hot fuzz est un petit joyau d’humour anglais ! Loin de toutes les grosses productions du genre, il se démarque totalement grâce au génie d’un Edgar Wright au sommet de son talent. Ce film est une véritable bombe comique ! A voir et à revoir en famille ou entre amis !
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Hot Fuzz, tout comme Shaun of the Dead, est un film complètement disjoncté qui parvient à détourner une nouvelle fois un genre, sans pour autant entrer dans une moquerie gratuite à la Scary Movie. Pour Wright, il s’agît de créer un film comique rendant hommage à des films devenus cultes en jouant sur les stéréotypes du genre. Avec l’aide de Simon Pegg et Nick Frost, Hot Fuzz est une nouvelle réussite pour le réalisateur, dont l’avenir promet de belles choses.