Hayley et Jeff se sont connus sur Internet. Hayley est une très jolie adolescente de 14 ans et Jeff un séduisant photographe trentenaire. C'est elle qui a suggéré d'aller chez lui pour être plus tranquille, elle qui a voulu qu'il fasse quelques photos, elle qui leur a servi à boire et a commencé à se déshabiller... Lorsqu'il se réveille, Jeff est ligoté et Hayley retourne tout chez lui. Elle a des questions à lui poser, et elle est décidée à obtenir des réponses. Elle sait qu'elle n'est pas la première adolescente à venir chez Jeff, elle veut découvrir ce qu'est devenue Donna Mauer. Sur le Net, elle a aussi appris comment on pouvait jouer avec un bistouri, et elle meurt d'envie d'essayer...
Autant vous prévenir tout de suite, le film de David Slade n’est pas une version X du dessin animé mettant en scène ce doux personnage arborant de jolies couettes blondes. Hard Candy (qui signifie dur à croquer) est plutôt un bon petit thriller psychologique qui met à rude épreuve les nerfs des spectateurs. Le fantasme post Club Dorothée, ce sera pour une autre fois, bande de pervers !
Après avoir chatté durant des semaines, Hayley et Jeff se rencontrent enfin. Elle est une adolescente de 14 ans très intelligente et lui est un séduisant photographe arborant la trentaine. Au fil de ce premier rendez-vous, elle suggère d’aller chez lui et rapidement la situation se débride jusqu’à l’évanouissement de Jeff. A son réveil, ce dernier se retrouve ligoté sur une chaise et est harcelé par Hayley qui est bien déterminée à obtenir des réponses sur une sombre affaire de disparition…
Plutôt bien vu le coup du meurtrier qui subit à son tour les pires outrages. Surtout qu’il s’agit là non pas d’une issue mais d’un point de départ. Toutefois, ce qu’il y a de palpitant et aussi d’inquiétant dans Hard Candy, c’est qu’en réalité on ne connaît pas qui est véritablement la victime et qui est le tortionnaire. Malgré les apparences, ils sont peut-être tous deux l’un et l’autre. Pas étonnant dès lors que la confrontation soit plus d’ordre psychologique que physique. Car oui, il est possible de faire atrocement souffrir quelqu’un sans pour autant lui arracher les dents à vif ou lui cramer un œil. David Slade nous le prouve. D’ailleurs, les scènes les plus réussies sont celles où les personnages s’observent, se testent et se combattent oralement. Les deux interprètes principaux remplissent admirablement leur devoir, le personnage joué par Ellen Page devenant même incroyablement irritant et blessant. Son attitude et le mystère planant autour de cet individu en font quelqu’un de très effrayant. Mais malgré la tension omniprésente et la qualité d’interprétation, on peut regretter que le métrage soit un peu trop bavard et surtout que le réalisateur ait succombé à des effets superflus et une caméra tremblotante lors des « scènes d’action », si on peut les appeler ainsi. Mais rien de tout cela n’est
inquiétant car Hard Candy demeure une belle surprise et un essai plus qu’encourageant pour le réalisateur qui a depuis confirmé toute l’étendue de son talent avec l’adaptation de 30 Days of night.
Hard Candy rempli parfaitement son contrat de bon petit thriller à la fois tendu et violent, même s’il s’agit ici de violence purement psychologique. Soutenu par une interprétation impeccable, ce film ambigu est bel et bien à la hauteur de sa réputation, ce qui est assez rare pour être signalé.
Ce site compte actuellement :
Donnez votre avis sur le film !