Le terrifiant Freddy Krueger revient hanter les nuits des adolescents, jusqu'à ce que le docteur Nancy Thompson, qui fut jadis sa victime, engage le combat.
Deux ans à peine se sont écoulés depuis la sortie du premier Freddy de Craven et voilà que le troisième épisode sort sur les écrans. Nous sommes en 1987, le
second épisode ayant relativement bien marché, les producteurs rempilent et appellent cette fois un jeune réalisateur du nom de Chuck Russell, qui signera plus tard des œuvres aussi diverses que Le Blob, The Mask ou Le Roi scorpion.
Alors que le second épisode avait tenté de se démarquer de son géniteur en insérant quelques éléments nouveaux dans le mythe, le troisième épisode lui, commence mine de rien comme le premier. Une adolescente est en proie à des cauchemars bien entendu orchestrés par Freddy Krueger. Mais si le spectateur s’attend alors à une resucée du premier, le réalisateur trouve bientôt un filon en or et arrive contrairement à son prédécesseur à se démarquer de l’original tout en lui restant fidèle. Autant le dire tout de suite, cet épisode est de loin le plus digne de faire suite au monument de Wes Craven, car plus les suites affluent, plus son film se voit grandir en qualité.
Russell donc découvre un nouveau filon en donnant à son héroïne, la jeune Patricia Arquette (future compagne d’infortune de Christian Slater dans True Romance), le pouvoir de contrôler un tant soi peu ses rêves et d’y amener quelqu’un. Mais fort de cette trouvaille qui renouvelle un
peu l’idée qui commençait à tourner en rond, le réalisateur décide de choisir un hôpital psychiatrique comme décor, et on sait combien ce genre de choix peut être porteur de qualité (on pense à Session 9 d’Anderson). Et en plus de tout cela, il rappelle l’héroïne du premier opus : Nancy Thompson, ici médecin spécialisé dans les rêves. Chuck Russell a donc toutes les cartes en main pour poursuivre l’œuvre de Craven et insuffler encore plus d’énergie au personnage malgré tout culte de Freddy Krueger. Et c’est ce qu’il fait.
La première heure est angoissante à souhait, on l’on retrouve les peurs primales du premier, celle du noir et du sommeil, ici parfaitement retranscrites dans son nouveau décor, les apparitions de Krueger sont très réussies tandis que la psychologie des personnages est assez épaisse pour permettre une identification même si on n’échappe pas aux clichés du genre. Mais loin de laisser glisser son film sur la pente du slasher banal, le scénario nous offre un nouveau rebondissement. Une séance d’hypnose où chaque participant se voit contrôler ses rêves et se voit donner des pouvoirs. Une bataille trépidante s’engage alors entre Freddy Krueger et ses victimes maintenant en mesure de se défendre. Ça fait plaisir à voir surtout que les effets spéciaux ne sont pas trop
ridicules. De plus, on en apprend un peu plus sur le passé de Krueger et les batailles cauchemardesques sont montées en parallèle avec des scènes réelles qui confèrent à l’oeuvre un rythme très enlevé qui n’est pas étranger à la qualité du film. À noter également la présence à l’écran de Laurence Fishburne.
Une suite certes, inférieure à l’original mais qui possède son caractère et reste la meilleure suite de la saga, en renouvelant l’idée et en dévoilant un peu plus sur le passé du célèbre croquemitaine. Un épisode qui contribua donc beaucoup au prestige de la saga et de son méchant.
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