Après avoir été ressuscité, Freddy Krueger entreprend de décimer les jeunes survivants de ses précédentes attaques. Alors que ses amis succombent tous, un à un, sous les assauts répétés du croquemitaine, Kristen décide de s'embarquer dans une dangereuse mission : douée de pouvoirs télékinésiques, elle se doit de détruire le "Maître des Rêves" et libérer les âmes tourmentées de ses victimes...
Alors que le précédent épisode avait relevé la saga en y insufflant du sang neuf, Renny Harlin (réalisateur entre autres de Cliffhanger ou 58 minutes pour vivre) surfe sur cette nouvelle vague et reprend la formule de l’épisode 3 pour l’exploiter jusqu’à l’os.
Alors que nous avions laissé Freddy Krueger en très mauvaise posture, puisque ces victimes l’avaient assassiné dans son propre univers et que sa
dépouille mortelle avait été enterrée, tout le prédestinait à tirer sa révérence du grand écran, dans un final, il faut l’avouer, plutôt réussi. Mais les producteurs n’en avaient pas fini avec le croquemitaine au pull rayé. C’est donc avec un de ces tours de passe-passe scénaristiques dont ils ont le secret, qu’ils ressuscitent le boogeyman et par la même occasion, le confrontent une nouvelle fois à son nouvel ennemi juré : Alice, désormais campée par une inconnue du nom de Lisa Wilcox. On reprend les mêmes et on recommence donc.
Cette fois-ci, Freddy est bien décidé de se venger de tous les compagnons d’Alice qui l’avaient renvoyé en enfer. Harlin s’emploie donc à reprendre les personnages de l’épisode précédent et à les tuer sans aucune forme de réflexion pour nous amener là où il veut : le duel entre Alice et Freddy. Oubliez donc la relative économie d’effets spéciaux des épisodes précédents et les moments d’angoisse, ici tout est exagéré et tombe rapidement à plat. Ça sent le réchauffé : il en est de même pour les nouvelles informations sur le passé du tueur des rêves. Le duel final ne casse pas trois pattes à un mouton et aucune idée originale ne vient rehausser le tout. On reprend tous les thèmes des précédents pour les mélanger dans un film ennuyeux et long, seulement éclairé par la prestation toujours impeccable de Robert Englund qui essaye tant bien que mal de se démarquer dans cette série B ultra classique, sorte
d’excroissance à la réussite de l’épisode 3. La seule chose qui pourrait un tant soit peu relever le film est l’humour noir, un peu plus présent dans cet opus mais qui dépareille avec le ton plutôt sérieux du film.
Une suite ratée donc, qui rejoint l’épisode 2 dans le pillage en règle de leur prédécesseur. Rien de nouveau, juste une revisite du mythe. Malheureusement Freddy n’en est pas au bout de ses peines et nous non plus. À noter que la copie du 3 se retrouve jusqu’à l’affiche de celui-ci, copie presque conforme de l’affiche de Melki.
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