Critique de film

Braindead

"Braindead"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants, Gore
  • Année de production : 1992
  • Scénaristes : Jackson Peter, Sinclair Stephen, Walsh Fran
  • Acteurs : Balme Timothy, Penalver Diana, Moody Elizabeth, Watkin Ian, Kendall Brenda
  • Réalisateurs : Jackson Peter
  • Pays d'origine : Nouvelle-Zélande
  • Durée : 1h40
  • Budget : 3 millions de dollars
  • Musique : Peter Dasent
  • Bande annonce
  • Récompenses : Saturn Awards du Meilleur film d'horreur et des Meilleurs effets spéciaux en 1993
    Silver Scream Award du Meilleur film au festival d'Amsterdam en 1993
    Grand prix du festival d'Avoriaz en 1993
    Prix du Meilleur acteur (Timothy Balme) et des Meilleurs effets spéciaux au Fantafestival en 1992
    Prix du Meilleur film et des Meilleurs effets spéciaux � Fantasporto 1993
    Film Awards du Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur et Meilleur scénario au festival de Nouvelle-Zélande en 1993
    Prix des Meilleurs effets sépéciaux � Sitgès 1992

Lionel Cosgrove, un jeune homme timide flanqué d'une mère envahissante fait la connaissance de la belle Paquita, dont il tombe amoureux. Ce qui n'est pas du goût de sa chère maman, bien décidée à gâcher cette relation. Alors qu'elle espionne l'un de leurs rendez-vous galants au zoo, cette derière est mordue par un singe-rat de Sumatra. Succombant à ses blessures, elle se transforme alors en zombie cannibale et contamine peu à peu la ville. Seul Lionel peut stopper l'invasion...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Braindead - Sengaï !
Par : Zito

On est en 1992, en Nouvelle-Zelande, où un certain Peter Jackson commence à avoir une certaine renommée grâce à seulement deux films gore et délurés, principalement produits par ses propres moyens et souvent adoré dans les festivals, j’ai nommé Bad Taste et Les Feebles.

Après s’être attaqué à des extra-terrestres belliqueux et à un Muppet Show trash, Jackson s’affaire cette fois-ci au film de morts-vivants, avec néanmoins un plus gros budget, et des acteurs "professionels" (et imposés par la production, ainsi Timothy Balme et Diana Peñalver ont pu faire une veritable performance d’acteurs, l’un n’ayant jamais vu de film d’horreur de sa vie, l’autre étant complètement terrifiée à la vue du sang), et fait surtout la part belle à la dérision.

Situant son action dans les années 50, sur une île Neo-Zélandaise, Peter parvient avec brio à enivrer le spectateur dans son univers, notamment grâce à des personnages attachants (Lionel Cosgrove est un cas cinématographique très intéressant, son entourage aussi), et des contaminés terriblement décalés. Et Jackson crée un véritable décalage avec l’époque et signe une succession de scènes d’anthologie inoubliables évidemment délirantes et gores (les 20 dernières minutes les plus jouissives au monde !), tout cela avec son style de mise en scène reconnaissable entre tous, des effets spéciaux incroyablement réussis (okay, c’est du stop motion, mais j’aime ce côté artisanal) et la Bande Son pénetrante de Peter Dasent.

Malheureusement pour l’heure, le film n’est édité qu’en VHS (rare) en France, mais une copie en Version Française (enregistrée sur Canal +, d’ailleurs) circule depuis quelque temps sur le net... Ce qui est bien dommage car cette perle sanglante d’humour noir mérite d’être bien plus connue que ça.


Critique de Braindead - Au nom du saigneur, Jackson vous botte le cul !
Par : Mae-Nak

Après avoir tourné Bad Taste en quatre ans avec une bande de potes et s’être par ce biais imposé comme l’un des maîtres du gore trash, Peter Jackson avait bouclé, deux ans plus tard, les Feebles, film tout aussi délirant, sorte de Muppet Show débridé et sanglant. Échaudé par ses précédentes réalisations, le cinéaste livre en 1992 Braindead qui assiéra définitivement le sieur dans le rang des révélations cinématographiques de cette fin de siècle. Film culte par excellence, Braindead glane moults récompenses et écume les festivals de Sitges à Fantasporto en passant par Avoriaz et Amsterdam. Un succès planétaire pour un film de morts-vivants pas comme les autres qui, aujourd’hui encore attend toujours bizarrement une première édition francophone en DVD. Lionel Cosgrove, un jeune homme timide flanqué d’une mère envahissante fait la connaissance de la belle Paquita, dont il tombe amoureux. Ce qui n’est pas du goût de sa chère maman, bien décidée à gâcher cette relation. Alors qu’elle espionne l’un de leurs rendez-vous galants au zoo, cette dernière est mordue par un singe-rat de Sumatra. Succombant à ses blessures, elle se transforme alors en zombie cannibale et contamine peu à peu la ville. Seul Lionel peut stopper l’invasion...

Pour la première fois de sa carrière, Peter Jackson jouit d’un budget un peu plus convenable et tente d’emblée de le faire ressentir à l’écran. Après une séquence hilarante sur l’île de Sumatra et la présentation de personnages détonants, il offre en effet les premiers véritables SFX de sa carrière en mettant en scène un singe-rat, assez anecdotique dans l’intrigue et qui a bien mal vieilli, mais qui, à lui seul, démontre l’aspect burlesque et surréaliste de Braindead. En effet, en voulant créer un spectacle encore plus délirant que Bad Taste, le réalisateur place la barre très haut dans le loufoque en dépeignant des personnages improbables dont les caractéristiques, qu’elles soient physiques ou psychologiques, font preuve d’une originalité hors du commun.

Cependant, Braindead trouve toute sa puissance dans le festival gore et se présente comme l’une des œuvres les plus complètes à ce sujet. De trépanations en décapitations, Jackson, qui montre avec minutie les moindres détails, parvient à tirer la quintessence de l’aspect sanglant de son œuvre mais, plus encore, excelle dans le traitement particulièrement humain de ses morts-vivants. Une véritable petite famille zombie se retrouve donc réunie pour le meilleur et surtout pour le pire, ce qui donne lieu à un nombre incalculable de scènes d’anthologie d’une exquise drôlerie. Versant volontairement dans le grand-guignol et appuyant ses effets gores à grands renforts de répliques cinglantes (« Au nom du seigneur je vous botte le cul » restant sans aucun doute dans les annales), le cinéaste parachève son œuvre avec un massacre final aussi surréaliste qu’impressionnant, signant par la même occasion l’une des séquences les plus sanglantes jamais vues au cinéma.

Toujours bon enfant, souvent très sanglant, Braindead est un spectacle hors du commun que seul quelqu’un de la trempe de Jackson pouvait mener à bien. Drôle de bout en bout, cultissime comme c’est pas permis, le métrage constitue un sommet du cinéma de genre. Roi de la loufoquerie et Prince du gore, Braindead se déguste sans faim (et sans fin).

Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

En dépit de son histoire aux apparences sérieuses, Jackson parvient à partir dans tous les sens pour créer un film comique et loufoque. Braindead est devenu le film qui utilise la plus grande quantité de sang dans l’histoire du cinéma mais malgré ce point, le film fait plus rire que peur. Braindead est tout simplement divin, ou devrait-on dire diabolique.

22 septembre 2008 à 15:09 | Par Haddonfield

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