Critique de film

Justicier dans la ville 2 (Un)

"Death Wish 2"
affiche du film

L'architecte Paul Kersey vit à Los Angeles avec sa nouvelle compagne, Geri. Mais sa fille est violée par des voyous et se suicide. Paul va à nouveau se faire justice lui-même...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Un justicier dans la ville 2 - Injustifié !
Par : Gore Sliclez
Tags : Vigilante

1982, huit ans après, Paul Kersey, le vengeur fou des banlieues, nous revient toujours plus fort, toujours plus motivé et surtout toujours plus… wouawouwiiiiinn cow-boy.

C’est qu’il n’a décidément pas de chance notre ami Paul et encore moins sa pauvre fille. Souvenez-vous, nous avions laissé celle-ci dans un état catatonique à la suite du meurtre de sa mère et du viol qu’elle subit à la suite de l’intrusion dans leur appartement de petites frappes mal intentionnées (ah !?). Comme pour titiller les corones du Kersey qui sommeille en nous, Michael Winner décide donc de nous gratifier d’une suite inutile où, pas de bol avouez-le, notre nana se fait à nouveau violer. Mais cette fois-ci, plus maligne et comme pour anticiper un Death Wish 3, elle décide de jeter l’éponge une bonne fois pour toutes et se jette par la fenêtre de son appartement. Et non, pervers que vous êtes, le bus ne lui est pas, en plus, passé dessus…

En pétard, Paul décide de reprendre les armes et de transformer Los Angeles en village de western afin de régler leur compte aux meurtriers de sa fille. Et si, si, il y a quand même une police qui soupçonne celui-ci d’être l’auteur d’une série de meurtres et demande l’aide des collègues de New York en la personne de l’inspecteur Frank Ochoa (toujours aussi mal interprété par Vincent Gardenia) pour venir leur expliquer ce que ce c…. vient foutre chez eux alors qu’ils étaient si bien avant à « taper la carte ». Un peu trop curieux, notre inspecteur décédera lors d’une fusillade non sans avoir préalablement passé le témoin à Kersey par un "abattez-les" qui s’apparente à une bénédiction.

C’est donc le retour de Charles-Il Brutto-Bronson aux affaires dans une interprétation toujours en dentelle et en émotion. Charles, c’est avec son pétard et son regard profond qu’il nous émeut c’est comme ça. Un peu comme notre JCVD national quoi, la moustache mexicaine en moins… Malheureusement, du vigilantisme primaire exploité dans le premier volet, il ne reste plus qu’une banalisation de l’acte criminel, bassement justifiée par le réalisateur via un nouveau viol et un nouveau meurtre comme pour exploiter et débuter une suite inutile et désormais sujet à controverse. Une dérive radicale que Michael Cimino et Ted Post avaient brillamment dénoncée et évitée dans Magnum Force (1973) autre saga musclée mais beaucoup plus intelligente de l’Inspecteur Harry qui combattait pour l’occasion des flics ayant décidé de faire la loi eux-mêmes.

Comme une copie conforme du premier volet, ce Justicier dans la ville 2 comporte quelques scènes et quelques plans plutôt bien ficelés grâce aussi à une mise en scène subtile mais sans éclat. Effet de surprise en moins (la genèse de l’acte vigilante n’est plus nécessaire), cette suite ne s’avérait pas utile et ouvrait une saga sanglante des Death Wish à ne jamais prendre au premier degré sous peine de prendre les armes et de s’inscrire à la NRA...

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