Jack, un jeune homme dont la sœur a été internée contre son gré dans un hôpital psychiatrique. Afin de lui porter secours, il décide de se faire passer pour fou et devient l’un des patients de l’institution, dirigée par un docteur complètement timbré. Jack va très vite se rendre compte que le praticien force ses malades à ingérer des drogues qui font d’eux des cannibales à l’appétit vorace…
Jack est désemparé depuis que sa sœur a été internée dans un asile psychiatrique et que les contacts avec elle sont impossibles. Dès lors, dans une crise de fraternalite aiguë, Jack décide de se taillader le torse afin de témoigner en public de sa folie naissante. Interné dans l’asile de sa soeurette, Jack va tout faire pour l’en sortir…
Insanitarium est le premier long métrage de Jeff Buhler, scénariste du Midnight meat train de Ryuhei Kitamura. Destiné dès sa genèse au
marché DTV, le métrage possède une aura singulière qui le distingue des autres productions de sa catégorie, ne serait-ce que par sa texture sanguinaire et sa galerie de personnages caricaturés et catalogués renvoyant aux meilleures oeuvres horrifiques des eighties. L’exposition minimaliste liminaire taille habilement dans le vif, évitant tout louvoiement superflu en plantant en deux coups de cuillères à pot les protagonistes et leurs motivations. Passé l’entrée, les enceintes de la prison psychiatrique deviennent le seul et unique cadre des pérégrinations de Jack qui découvre petit à petit les terribles secrets de cet endroit régi par un être machiavélique (Peter Stormare), savant fou qui injecte une drogue à ses patients pour les transformer en bêtes meurtrières avides de sang.
Sorte de croisement entre Madhouse et Re-Animator, Insanitarium n’invente rien et ne révolutionne aucun précepte horrifique. A vrai dire, Buhler se complaît même plutôt dans la reprise des clichés des métrages qu’il affectionne. Mais son mélange de gags subversifs et d’intrigants seconds rôles (Lisa Arturo en nymphomane complètement cinglée) sur une toile de fond horrifique pour ne pas dire goresque font de ce simple produit une comédie organique qui se distingue des séries B habituelles autant imitatrices que limitatrices.
A côté de son festival gore disséminé avec génie par Matthew Mungle çà
et là à grands renforts de démembrements, de cannibalisme, d’amputations et autres joyeusetés sanguinolentes, le film de Buhler excelle par son contre balancement humoristique résidant dans les interactions sociales du mens sana in corpore sano avec la communauté foldingue qui peuple les couloirs immaculés de l’hôpital. Evolution soigneuse vers un final sous forme de carnaval grand-guignolesque qui éclabousse les murs capitonnés du sanatorium avec des seaux d’hémoglobine et des pelletées de tripes, bouleversant par-là même la lignée psychologique de l’ensemble pour devenir un flick outrancièrement jouissif.
Entachée par de nombreuses exagérations scénaristiques, l’œuvre de Buhler se démarque sans mal des DTV concurrents grâce à sa générosité éclaboussante qui, à défaut de rester cohérent de bout en bout, transforme le tout en un joyeux bordel vachement jubilatoire.
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Insanitarium m’a agréablement surprise, Peter Stormare joue excellemment bien ! De bonnes scènes gores,une bonne dose d’hémoglobine ,effets spéciaux spectaculaire.......A voir absolument !