Critique de film

Monde perdu (Le)

"The Lost world"
affiche du film

Le Professeur Challenger se lance à la recherche d'une vallée préhistorique au Brésil. Résistant aux dangers et bravant la mort, Challenger retourne à Londres avec un brontosaure capturé vivant. Le monstre s'échappe et sème la panique en dévastant tout sur son passage.

Les critiques à propos de ce film

Critique de Le Monde perdu - Le dernier dinosaure
Par : Damien

Le professeur Challenger nourrit un objectif double : prouver au monde l’existence d’un plateau où vivent des animaux préhistoriques tout en retrouvant la trace de l’explorateur Maples White qui a disparu sur ce même plateau. Pour ce faire, il met en place une expédition qui comprend sa fille Paula, le professeur Summerlee, le journaliste Edward Malone éconduit par une fiancée qui veut le voir accomplir de grands exploits et John Roxton. Arrivé sur place, l’équipage doit affronter des animaux d’un autre âge qui ont mystérieusement subsisté…

En 1912 paraît le roman éponyme de sir Arthur Conan Doyle qui décrit les aventures d’une expédition scientifique sur un plateau retiré d’Amérique du Sud. Le présent métrage, signé de la patte d’Harry O. Hoyt, se révèle être la première adaptation cinématographique du roman de Doyle qui en connaîtra quelques autres par la suite comme la version d’Irwin Allen en 1960 ou encore les téléfilms Le monde perdu de Bob Keen (1998) et Le monde interdit de l’Anglais Stuart Orme (2001). Jusqu’à la variation intéressante, sous forme de séquelle à son Jurassic park très influencé par le roman de feu Michael Crichton, de Steven Spielberg qui placera même un plan urbain en fin de métrage pour renvoyer directement à l’œuvre originelle (bien que celle-ci ne prévoyait que l’invasion très brève d’un ptérodactyle ramené sous forme d’œuf par Challenger). Préfigurant le futur phénomène King Kong, Le monde perdu entretient avec ce dernier nombre de similitudes troublantes qui attestent sans nul doute de la référence que constituait l’intrigue de Conan Doyle pour les scénaristes du métrage de Schoedsack. Si Challenger ramène de son expédition un brontosaure à Londres, Carl Denham transformera Kong en vedette de son exceptionnelle soirée new-yorkaise, les deux créatures connaissant un destin différent, Kong choisissant les airs (via l’Empire State Building) pour tenter de trouver le repos auprès de sa blonde tandis que le brontosaure retournera à ses amours maritimes en plongeant dans la Tamise pour filer à l’anglaise (elle était facile, je vous l’accorde) vers des eaux plus vastes (on a retrouvé le papa de Nessie ?). Autre relation, et pas des moindres, qu’entretiennent les deux métrages : la présence en leur sein de l’artisan des effets spéciaux, Willis O’Brien, ici accompagné de Marcel Delgado qui créa une kyrielle de modèles réduits sauriens constitués d’une armature métallique et recouverts de caoutchouc et de matières spongieuses afin de faire illusion à l’écran.

Les années passant, force est de constater que l’œuvre, malgré des effets spéciaux certes surannés mais foutrement en avance sur leur temps, n’est qu’un bien piètre spectacle en comparaison de celui offert par RKO quelques années plus tard. L’exploration îlienne ne se bornant qu’à mettre en avant ces créatures antédiluviennes dans leur milieu naturel (en même temps, c’est le nœud de l’œuvre) sans que les bestioles ne s’inquiètent outre mesure de la présence d’humanoïdes à poils durs sur leur plat pays qui est le leur (n’est-ce pas, Jacques ?). Pour seul spectacle, deux confrontations mollassonnes entre Malone et un singe humain peu crédible, des oppositions rapidement expédiées par le truchement d’armes à feu qui auront tôt fait de renvoyer toute menace ad patres, à l’instar de l’éruption volcanique tuée dès l’œuf.

Incontestablement, Le monde perdu procure sa dose d’exotisme aussi bien géographique que temporel en retranscrivant fidèlement la trame narrative de Conan Doyle. Le métrage, malgré quelques défauts dommageables (le fixisme de la mise en scène, l’interprétation surjouée de certains acteurs, le manque de risques), constitue un legs indubitablement capital au patrimoine cinématographique ne serait-ce que pour sa retranscription du roman éponyme, son jalonnement du genre « aventures » et le spectacle faramineux que constitue la vision de ce bestiaire hors du commun.

Commentaires sur le film

le monde perdu film de 1912
4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

film tres bien fait pour l’époque j’adore ce genre de film je suis très dinosaure

26 janvier 2009 à 20:01 | Par nounours
Dino sors !
3 etoiles

Moi itou, je les trouve attachantes ces bestioles aux épines dorsales en béton et à la queue plus longue que celles des kangourous (qui sont aussi de très jolies bêtes hein, veux pas me mettre nos lecteurs australiens sur le dos, mais ceci dit, on en a rarement vu dans les films de genre)

26 janvier 2009 à 22:01 | Par Damien

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