Jason, réssucité, vient semer la terreur et le désordre chez les paisibles ados qui font une fête dans une maison à coté de Crystal Lake pour l'anniversaire de l'un des leurs. Mais il va trouver un adversaire de taille, une fille aux pouvoirs télékinésiques...
Après un sixième volet peu réjouissant, Iain Peterson reprit en main la production de la franchise et installa l’expérimenté Frank Mancuso Jr. en tant que producteur exécutif. Roué à l’exercice Vendredi 13, ce dernier réclama plus de moyens que Tom McLoughlin en son temps (500.000 dollars supplémentaires) et mit en place une équipe plus convaincante avec le prometteur John Carl Buechler (qui avait livré deux ans plus tôt son fameux Troll et qui fut responsable des effets spéciaux
de maquillage de Re-Animator), secondé par les scénaristes Manuel Fidello et Daryl Haney. Intitulé Le Nouveau Défi, ce septième opus suit à nouveau Jason Vorhees qui, ressuscité, vient semer la terreur et le désordre chez les paisibles ados qui font une fête dans une maison à coté de Crystal Lake pour l’anniversaire de l’un des leurs. Mais il va trouver un adversaire de taille, une fille aux pouvoirs télékinésiques... Mêlant le thème du slasher à celui des pouvoirs paranormaux qui avaient tous deux connu un grand succès dans les 70’s et les 80’s, cette nouvelle production avait de fortes chances d’aboutir à un ensemble original, salvateur pour une franchise sombrant corps et biens depuis quelques épisodes.
Malheureusement, ces impressions purement théoriques ne sont guère confirmées à l’entame de l’œuvre, Buechler procédant par le biais d’une voix-off ridicule à la narration des différents méfaits de Jason Vorhees, amplifiée par un flash-back visuel peu convaincant. Sorte de conte pelliculé, cette entrée en matière, bercée par un score bordélique, s’avère décevante tout comme la présentation des personnages principaux, par le biais d’un rêve (devenu une grande habitude lors des derniers épisodes) peu convaincant. Une fois les éléments de l’intrigue mis en place, Buechler multiplie les appels du pied maladroits à Carrie, le chef-d’œuvre de Brian De Palma, sans une seule seconde parvenir à convaincre.
Mettant donc en lumière une héroïne peu enthousiasmante, campée par la trop neutre Lar Park-Lincoln, le cinéaste tente d’insuffler à son œuvre un semblant de rythme par l’entremise de meurtres plus ou moins impressionnants. Si la sauce prend sans conteste lors des premières mises à mort, l’aspect bordélique d’un scénario multipliant l’apparition de personnages secondaires dans le seul but de les massacrer, a tôt fait de refroidir les ardeurs de Buechler qui fait alors preuve d’une frilosité graphique assez incompréhensible (un comble pour un spécialiste des effets spéciaux !). Ne s’occupant d’ailleurs guère de ces derniers, le réalisateur procède d’ailleurs à un enchevêtrement de séquence inutiles ou mal mises en scènes jusqu’à un final où, une fois de plus, les dons de l’héroïne donnent un caractère quasi-burlesque à l’ensemble.
Comme il le prouva régulièrement par la suite, John Carl Buechler se révèle être un tâcheron en matière de réalisation et creuse, avec son Nouveau Défi, un peu plus la tombe d’un Jason Vorhees qui n’avait déjà pas besoin de cela. Jamais au niveau, ce septième opus des aventures du célèbre psychopathe constitue sans doute aussi l’apport le plus pitoyable à la saga.
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