Critique de film

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Female Convict Scorpion : Beast Stable

"Joshuu sasori: Kemono-beya"
affiche du film

Enfin libre, mais contrainte de se cacher, Sasori se retrouve affublée d'une jeune femme perdue, obligée de coucher avec son propre frère aux pulsions sexuelles déviantes. La vie urbaine n'est pas plus simple que celle en prison, semble nous dire Ito dans ce troisième épisode intense.

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Trailer - Female Convict Scorpion : Beast Stable (1973)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Female Convict Scorpion : Beast Stable - La bête est revenue
Par : Sartana

Encore et toujours traquée par les flics pourris et les matons, Sasori s’enfonce dans les entrailles des bas-fonds pour enfin vivre en femme libre.

Après deux épisodes riches en poursuites, fusillades, combats à l’arme blanche et bastons en tous genres, Ito s’éloigne définitivement du genre matriciel, le WIP, pour plonger son héroïne dans un drame social, souvent à la lisière du documentaire. Pour échapper à la justice et goûter à nouveau à la liberté, Sasori va devoir s’enfoncer au plus profond de la misère humaine et des bordels où les gars de la haute viennent faire mumuse loin de bobonne et des conventions en vigueur. Liberté toute relative dans un monde où les maquereaux règnent en maîtres et où les femmes ne sont que marchandises. La prisonnière 701 se retrouve donc à esquiver les coups aux côtés de femmes enfermées derrière les barreaux invisibles de cette prison sociale beaucoup plus pernicieuse que le pénitencier où Sasori séjournait en pension complète depuis deux films.

Se déroulant essentiellement dans les quartiers de plaisirs, La Tanière de la Bête est un épisode beaucoup plus calme et posé que ses grands frères. Reflet de ce changement de cap : la mise en scène, beaucoup moins flamboyante et théâtrale qu’à l’accoutumée, Ito faisant le choix de la sobriété en troquant l’action presque non-stop contre un portrait en retenue de ses personnages. Retenue pour lui hein. C’est pas du Romher non plus, faut pas déconner. Les bras pleuvent encore, les hordes de mâles testostéronés ont toujours recours aux viols collectifs, les chirurgiens avortent de pauvres filles en mode cradingue, les yakuzas ont la tronche à Ringo, le jules à Sheila, et se font ébouillanter sur un fond de pop acidulée, Sasori troque le couteau pour le scalpel et le théâtre de ses aventures est un bidon-ville s’enfonçant dans une mer de boue tout droit sorti du Django de Sergio Corbucci. Si visuellement le cinéaste s’est un peu assagit, son venin a par contre gagné en mordant. Preuve de cette hargne, le personnage de Yuki, la prostituée protectrice de Sasori, subissant sans révolte les parties de touche-pipi que son frangin retardé lui inflige. Un personnage à l’image d’une société à la dérive préférant fermer les yeux sur certains agissements du genre sordide.

Si La Tanière de la Bête est un film de facture plus classique s’écartant du pur produit d’exploitation, il n’en reste pas moins un foutu brûlot, une sorte de cheval de Troie féministe au pays des pinku eiga, comptant son lot de fulgurances visuelles et de situations surréalistes, le tout porté pour l’ avant-dernière fois par la somptueuse Meiko kaji.


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