Critique de film

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Godzilla

"Godzilla"
affiche du film

Le physicien nucléaire Joe Brody enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont lieu au Japon, quinze ans après un incident qui a irradié la région de Tokyo et déchiré sa propre famille. Refusant de s’en tenir à la version officielle qui évoque un tremblement de terre, le scientifique revient sur les lieux du drame accompagné par son fils Ford, soldat dans la Navy1. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais à des monstres réveillés par des essais nucléaires dans le Pacifique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ces créatures sont surveillées par une organisation nommée Monarch2, mais elles menacent bientôt la sécurité de l'archipel d'Hawaï et la côte Ouest des États-Unis...

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Trailer - Godzilla (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Godzilla
Par : Gilles Penso

Malgré l’échec cuisant du Godzilla hollywoodien réalisé par Roland Emmerich, la Toho confia à nouveau à un studio américain son monstre vedette pour célébrer ses 60 années de bons et loyaux services. Mais le projet partait cette fois avec deux atouts de taille : un producteur amoureux du genre, Thomas Tull (la trilogie Dark Knight, Man of Steel, Pacific Rim), et surtout un réalisateur surdoué dont le premier long-métrage, Monsters, nous avait conquis par sa finesse et son intelligence. Verdict ? Affirmons-le sans entrave : Godzilla cru 2014 est une réussite exemplaire qui s’affirme haut la main comme l’un des meilleurs opus d’une saga qui compte pourtant une bonne trentaine d’épisodes.

En dépit du budget colossal mis à sa disposition (200 fois plus important que celui de Monsters !), Gareth Edwardsconserve intacts sa personnalité et surtout sa sensibilité. Ainsi ne se livre-t-il pas à la surexposition immédiate d’effets spéciaux spectaculaires. Ses monstres restent longtemps dans l’ombre, nimbés de mystère, pour mieux laisser l’imagination du spectateur vagabonder, et le récompenser enfin lorsqu’ils paraissent dans toute leur monstrueuse splendeur. Maître dans l’art de la retenue, Edwards cultive le hors-champ avec une virtuosité d’autant plus grande qu’il s’agissait d’une démarche nécessaire sur son premier film, la faiblesse de ses moyens l’empêchant alors de trop montrer ses créatures. Ici, la nécessité est devenue parti pris, et l’on sent bien que le jeune cinéaste se laisse porter ouvertement par l’influence de Steven Spielberg.

En ne montrant de Godzilla que ses crêtes dorsales surgissant des eaux, Edwards s’inspire évidemment de l’aileron du Grand Blanc des Dents de la Mer. En optant pour le point de vue d’enfants coincés dans un bus scolaire sous la pluie battante, il revisite l’un des moments les plus forts de Jurassic Park. En nous livrant l’image surréaliste d’un navire échoué en pleine jungle, il évoque le bateau dans le désert de Rencontres du Troisième Type. En choisissant de placer sa caméra à hauteur humaine, quitte à ce que les belligérants géants soient difficiles à percevoir dans leur intégralité, il s’inscrit dans le sillage de La Guerre des Mondes. Mais s’il reprend à son compte les figures de style de Spielberg (son personnage principal s’appelle même Brody, comme Roy Scheider dans Les Dents de la Mer), c’est pour mieux les transcender à travers un style très personnel.

Les monstres eux-mêmes sont sublimes. Godzilla respecte la morphologie originelle de 1954 et se déchaîne dans des séquences délicieusement iconiques. Gareth Edwards respecte même l’idée de l’homme costumé inhérente à toutes les versions japonaises en anthropomorphisant la créature et en s’appuyant sur l’expertise du comédien Andy Serkis, expert en performance capture. Face à Godzilla, les terrifiants Mutos, mi-insectes mi-dinosaures, se livrent à des actes de destruction extrêmement spectaculaires, au sein de séquences d’action à couper le souffle. Certes, tout n’est pas parfait dans ce nouveau Godzilla. Les incohérences et les clichés s’y glissent par endroits. Mais ce ne sont que des détails, tant le film nous procure de plaisir et de sensations fortes. Cerise sur le gâteau : Alexandre Desplat nous offre une partition flamboyante et emphatique, ses cuivres vigoureux accompagnant pas à pas la plus belle échauffourée de monstres qu’on ait vue depuis bien longtemps.

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Commentaires sur le film

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

20 mai 2014 à 19:05

3 etoiles

Voilà bien un bluckbuster pure souche, c’est a dire effets spéciaux en veux-tu en voilà, mais hélas l’histoire est trop rapide et déjà vue, ce qui est dommage. Sinon tout le reste n’est pas trop mal sauf que le godzilla ressemble un peu trop à un robot.

16 juillet 2014 à 17:07 | Par Seifer

3 etoiles

Voilà bien un bluckbuster pure souche, c’est a dire effets spéciaux en veux-tu en voilà, mais hélas l’histoire est trop rapide et déjà vue, ce qui est dommage. Sinon tout le reste n’est pas trop mal sauf que le godzilla ressemble un peu trop à un robot.

16 juillet 2014 à 17:07 | Par Seifer

2 etoiles

Le réalisateur de Monster qui nous refait le coup des monstres du point de vue humain, pourquoi pas.

Zapper les combats par contre non ! On ne voit que peu le king pour se recentrer sur les humains d’on j’espérai la mort tellement ils manquent de charisme.

Si je voulais voir Monster 2 je ne serai pas allé voir ce film...

20 juillet 2014 à 00:07 | Par Merton
Ravi, mais version localisée à revoir

4 etoiles

Je n’avais jamais lu ou vu du Godzilla, et je suis bien ravi d’être ’tombé’ sur la version de 2014. J’en suis ressorti enchanté. Et mon estime du 7ème art est remontée quelque peu, aussi grâce à l’équilibre réussi entre la technique et l’art.
Bravos au scénario, mise en scène, pour la symbolique associée à la petite histoire du monstre : elle ressort intelligemment et à petites doses, nous rappelant pourquoi Godzilla est là (pour ceux qui ne connaissent rien à la tradition du Godzilla !)
Néanmoins j’ai été fortement déçu à 2 moments précis dans la version française au point de me sentir extrait du film et me retrouver dans ma (triste) réalité : à 46mn et 123mn les ’Breaking News’ affichées moitié français/anglais. Pas le top !

La

27 octobre 2017 à 01:10 | Par Nandy

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