Critique de film

pub

Five Fingers for Marseilles

"Five Fingers for Marseilles"
affiche du film

La guerre éclate lorsque Tau, le jeune lion, abat deux policiers corrompus dans un bidonville sud-africain.

pub


Trailer - Five Fingers for Marseilles (2017)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Five Fingers for Marseilles - A jamais les premiers
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2018

Tourner un western par les temps qui courent n’est pas chose aisée si ce n’est dans le cadre d’un hommage à tel ou tel réalisateur. Tourner un western en Afrique du Sud en Xhosa (la langue locale) et en plaçant son action dans les temps modernes, c’est carrément impossible. Et pourtant, c’est bien le prodige réalisé par Michael Matthews jusque là metteur en scène de courts métrages et désormais mondialement connu par ce seul fait d’arme. Voir son Five Fingers for Marseilles débarquer au BIFFF 2018 faisait par contre partie de la normalité, les organisateurs de l’événement bruxellois étant friands de pépites exotiques et de qualité. Five Fingers For Marseilles est doté du pitch suivant : Il y a 20 ans, le jeune Tau s’est battu à Marseilles contre l’oppression policière. Désormais, ce combattant pour la liberté est devenu un hors-la-loi. Il décide néanmoins de retourner à Marseilles pour y couler des jours heureux. C’est sans compter sur une nouvelle terrible menace qu’il faudra combattre et vaincre...

Fort de ses origines, Five Fingers for Marseilles ne tarde pas à se distinguer par son originalité dans le domaine à tout point de vue. Les costumes, aussi éclectiques que culturellement porteurs offrent au métrage de Michael Matthews un petit air de Mad Max tandis que les décors, qu’ils soient urbains ou naturels, confèrent à la pellicule une incroyable force. Les magnifiques plans aériens et d’ensemble aidant par ailleurs au développement de cette identité, Five Fingers for Marseilles est une parfaite réussite au niveau de la mise en forme d’autant que le metteur en scène ne sombre jamais dans une routine contemplative, faisant aussi la part belle aux plans serrés et tendus.

C’est d’ailleurs la tension régnant tout au long des deux heures de films qui est la plus palpable et rend l’ensemble presque étouffant. Bénéficiant d’une caractérisation impeccable des (nombreux) personnages principaux, Five Fingers for Marseilles reprend à son compte tous les codes du western mais aussi ceux du revenge movie et du survival pour offrir un spectacle de tous les instants. Intensité dans les regards, jeux d’acteur parfaits, sadisme de tous les instants, tous les ingrédients sont de la partie pour livrer un petit chef-d’oeuvre qui, dans sa dernière partie, fait preuve d’une froideur incroyable quant à la destinée de personnages attachants. La prestation bluffante de Vuyo Dabula dans le rôle de Tau, aka Le Lion, lui confère l’aura des plus grands héros blacks de westerns.

Oeuvre d’ores et déjà inclassable et bientôt légendaire, ce Five Fingers for Marseilles fera sans conteste parler de lui dans les mois à venir grâce à une mise en forme irréprochable (on en oubliera même le cadrage parfois pas net du final), une écriture au scalpel et un personnage principal qui ferait passer Django pour une fillette. Comme se plaisent à dire certaines personnes dans le Sud : Marseilles, à jamais les premiers !

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



News liées

Récentes critiques

affiche du film
Ça: Chapitre 2
2019
affiche du film
Cities of Last Things
2018
affiche du film
Impossible Crimes
2019
affiche du film
The Soul Conductor
2018
affiche du film
Stray
2019
affiche du film
Dark, Almost Night
2019
affiche du film
The Dead Center
2018
affiche du film
Ride
2018
affiche du film
Kasane – Beauty and Fate
2018
affiche du film
Superlópez
2018

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage