Critique de film

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Aurora

"Aurora"
affiche du film

Leana vit paisiblement sur l'île avec sa soeur cadette Rita. Tout change lorsqu'un navire nommé Aurora s'écrase près de leur voisinage. Rita a la capacité de voir des personnes décédées, mais chaque fois qu'elle les voit, des événements désastreux et catastrophiques se produisent. Leana doit alors protéger la jeune fille à tout prix avant qu'il ne soit trop tard.

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Trailer - Aurora (2018)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique d’Aurora - Tutlanik
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2019

Il est de retour ! Le réalisateur philippin indirectement responsable de l’une des séances les plus what-the-fuck du BIFFF, celle dévolue à The Road, obscure péloche qui ne serait passé à la postérité pour aucun festivalier si un incompréhensible incident n’avait émaillé la projection devant l’incapacité de lire la copie prévue. Repoussée au lendemain, la projo avait simplement dévoilé une œuvre plastiquement léchée mais qui ne racontait pour ainsi dire pas grand chose. Depuis, de l’eau n’a visiblement pas coulé sous les ponts... Aurora souffre des mêmes défauts et regorge des mêmes qualités que The Road. Laranas n’exploite absolument pas le potentiel de son concept de départ et préfère noyer le poisson en alternant des séquences d’apparitions fantomatiques aux effets numériques perfectibles avec de très jolis plans d’extérieurs qui vont de l’hôtel délabré à la carcasse du bateau qui s’est fracassé contre des rochers.

Visiblement plus inspiré par ces prises de vue que n’aurait pas renié le Commandant Cousteau que par ses personnages et son intrigue, Laranas néglige les individus qui se rencontrent au fil du récit et ne les utilise qu’à la manière de marionnettes pour servir une intrigue vaguement fantastique. Dès lors, il s’agira de faire émerger, à deux pas des flots bleus, l’une ou l’autre entités spectrales, de préférence à grands renforts de saturation sonore afin d’appuyer le caractère inquiétant de ces dernières. D’ici à là, les dialogues remplissent comme ils peuvent les temps morts, recyclant à l’envi les mêmes idées jusqu’à ce que ne s’invite dans ce scénario fourre-tout une petite sous-intrigue consacrée à un monstre colossal qui serait à l’origine de l’accident. Ou pas puisque les personnages ne cessent de seriner que le navire a pris l’eau à cause d’une surcharge de passagers, à l’image de ces embarcations de fortune qui s’échouent sous le poids des migrants en surnombre.

On ne sait plus vraiment au final si Laranas désire fustiger ces exactions de passeurs ou s’il réalise un film d’horreur ou fantastique ou un drame avec pour toile de fond un naufrage pour faire son Titanic à lui. Navrante, la bande déballe sur un train de sénateur un récit absolument ni inspiré ni inspirant. The dead will find their way home annonce la tagline du métrage ; et si on les laissait simplement reposer en paix ?


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