Critique de film

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Devil hunter

"Sexo caníbal"
affiche du film

Une pauvre fillette, Lana se retrouve embarquée par son père, Jeremy Taylor (Al Cliver) dans une expédition en jungle hostile ; elle ne tarde pas à être enlevée par des cannibales qui dévorent sa mère et amputent le bras de Taylor au passage. Abandonnée par son père qui préfère fuir, elle devient la Déesse Blanche. Dix ans après, Taylor prend la tête d'une deuxième expédition qui part "tuer du cannibale" (Devildead)

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Trailer - Devil hunter (1980)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Devil Hunter - Franco dans la jungle
Par : Chroniqueurs

Par Nicore

Alors qu’il semble au premier abord faire partie de la vague de "films de cannibales" ayant surfé sur le succès du terrible Cannibal holocaust de Ruggero Deodato, Devil hunter parvient à s’en démarquer grâce à son intrigue différente, mais ne reste cependant qu’un film de "commande" pour le prolifique réalisateur Jess Franco guère impliqué. Le script envoie sur une île quelques malfrats ayant enlevé une starlette pour y attendre la rançon demandée, mais c’est sans compter sur la présence sur place d’une tribu idolâtrant une créature cannibale.

L’entame du métrage suit en parallèle une demoiselle courant dans la jungle, poursuivie par des indigènes et l’arrivée d’une starlette en ville où elle se prête de bonne grâce à une séance de photos pour quelques paparazzis avant de rejoindre son hôtel pour se relaxer dans un bain. Pendant ce temps, la première jeune femme est attrapée par ses poursuivants puis solidement attachée à un arbre, guettée par une créature humanoïde souffrant d’une étrange maladie des yeux qui vient bien vite s’affairer sur sa proie pour lui arracher le cœur, tout en nous laissant découvrir que les indigènes l’ayant capturé vouent un culte à ce monstre colossal au travers des gesticulations d’une prêtresse à moitié nue autour d’une sorte de totem représentant la créature.

Plutôt efficace, le début de film l’est surtout grâce à l’utilisation d’une caméra subjective floue pour se mettre à la place de la chose épiant les préparatifs de son futur festin, couplée à une partition musicale faite de hurlements gutturaux vraiment impactants. Mais ensuite, l’intrigue délaisse quelque peu cette ambiance pour suivre l’enlèvement de Laura, la starlette par des individus qui prennent alors position sur une île en attendant la rançon demandée au mécène de Laura, celui-ci comptant faire de la demoiselle la nouvelle star des années quatre-vingt et donc presque prêt à payer les six millions de dollars réclamés. Pour ce faire, il engage un aventurier, Peter Weston, à qui il confie l’argent pour ramener la fille mais également si possible la rançon contre une confortable commission. Basique et sans saveur, cette mise en place de l’intrigue ne s’avère pas franchement palpitante même si Jess Franco s’amuse à dresser le portrait d’une série de personnages pittoresques et notamment ce mécène qui n’a strictement rien à faire de la vie de sa protégée et pense uniquement aux dollars investis pour en faire une future star. Peter se rend donc sur l’île avec un compagnon pilotant son hélicoptère et espère doubler les truands avec de faux billets lors de l’échange, mais bien évidemment, rien ne va se passer comme prévu et les différents personnages se retrouvent éparpillés dans la jungle, à la merci des indigènes à la recherche de demoiselles à offrir en sacrifice à leur dieu, qui lui aussi se met en tête de décimer une bonne partie du casting, féminin si possible, laissant alors le métrage s’installer dans une seconde partie plus dynamique, quelque peu érotique et vaguement sanglante, mais surtout porteuse de situations souriantes au second degré.

En effet, Jess Franco laisse une certaine incohérence régner sur l’ensemble du métrage et fait s’enchaîner les rebondissements de manière opportune, tout en accumulant les scènes involontairement comiques (les galipettes de Peter pour échapper aux balles, par exemple, ou encore le combat final avec la créature) et des dialogues fumeux "excellents" qui ont de quoi rendre perplexe le non-initié aux habitudes du réalisateur. Mais cela n’empêche pas le film de se montrer parfois efficace, notamment lors des séquences mettant en avant ce colosse se baladant à poil dans la jungle, durant lesquels le cinéaste recourt toujours aux plans en caméra subjectif et à cette musique faite de hurlements. Fidèle à ses habitudes, Jess Franco avance également un érotisme bien présent tout au long du métrage, dénudant à foison ses jeunes et jolies actrices sans justification (la demoiselle du bateau), quant il n’impose pas des caresses sensuelles lors de la préparation des futures sacrifiées ou suit de très près les danses de la prêtresse locale. Le pervers multiplie les gros plans sur les fessiers et sur les entrejambes des jeunes femmes de manière ostensible, même si cet érotisme demeure néanmoins assez sage, Franco se contentant de mettre largement en avant le physique généreux des jeunes actrices du film.

Les différents personnages restent quand même stéréotypés pour devenir ainsi superficiels et seul le personnage principal, cet aventurier nonchalant et risque-tout, parvient à avoir un peu d’attrait aussi bien grâce à ses répliques décalées que par son comportement et sa facilité dans l’action (comme lorsqu’il escaladera une falaise avec une aisance hors du commun). L’ensemble bénéficie ainsi d’une interprétation parfois en roue libre mais qui peut cependant compter sur la présence d’Al Cliver (vu dans pas mal de films de Lucio Fulci) pour assurer un minimum, alors que les actrices jouent essentiellement de leur physique pour se faire apprécier. La mise en scène de Jess Franco peine quand même à offrir un véritable rythme au métrage, malgré le réveil de la seconde partie, mais place des scènes convaincantes lorsque la créature intervient. Les effets spéciaux sont mitigés, assez réussis pour les petits plans sanglants du film mais n’avançant qu’un maquillage vraiment aléatoire pour représenter le faciès du monstre.

Devil hunter se suit facilement pour les amateurs du réalisateur par son humour bien souvent involontaire mais plus que souriant au second degré, mais risque d’ennuyer quelque peu les autres !

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