Critique de film

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Masque d'Halloween (Le)

"The Pumpkin Karver"
affiche du film

Un an après le meurtre sauvage et inexplicable dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le masque d’Halloween - Au (trou d’) bal masqué, ohé, ohé...
Par : Damien Taymans

En attendant la sortie de Trick or treat, Le masque d’Halloween nous permet pour un temps de nous plonger dans la tradition de cette fête d’origine celtique. A la baguette, Robert Mann dont c’est la première apparition dans le monde de l’horreur. Doté d’un faible budget (environ un million de dollars), le film fait son apparition chez nous en direct-to-video sans connaître les joies des salles obscures. Et, très honnêtement, après avoir visionné le film, on comprend fort bien ce choix…

Le film démarre assez brutalement sur une scène dont la force n’a d’égal que sa singularité. Jouant une mauvaise farce à sa petite amie, Alec est poignardé à tort par Jonathan, le frère de ladite girlfriend. Un concours de circonstances fâcheux à la base de ce scénario qui aurait pu constituer la force de ce dernier. Malheureusement, le traitement de cette entrée ne sera repris que de manière lacunaire par la suite. Cet épisode sera rappelé à certains moments mais sans jamais établir le lien entre le masque et les meurtres, lien rapidement balayé par certains commentaires de la police dans le générique initial.

Nous plongeons alors quelques temps plus tard dans une fête campagnarde où nous retrouvons un Jonathan timide et réservé, étouffé par la culpabilité de cet assassinat non prémédité, et sa sœur Lynn qui lui rappelle sans cesse que tout ça n’était pas sa faute. Au cœur de cette petite teuf, nous avons la joie de partager les délires de trois gonzesses qui se prennent pour les Drôles de dames, d’une artiste coincée du postérieur et de deux abrutis qui ne cessent de rigoler pour tout et pour rien et qui s’enfoncent un peu plus profondément chaque minute dans le tourbillon de leur coma éthylique naissant. Ah, j’allais oublier : il y a aussi Lance, l’ex de celle que courtise Jonathan et le petit vieux qui est le gardien des lieux et qui passe ses journées à tailler des masques dans des potirons. Une pléiade de personnages tous plus éteints et énervants les uns que les autres tant leur personnalité est mal définie, brossée en deux secondes et ces peintures balayées d’un revers de main de la part du réalisateur. Une méthode qui consiste à assurer que ce qui importe ce n’est pas qui meurt, mais combien meurent…

Pour soutenir cette envie numéraire de meurtres, un criminel fantôme qui fera davantage rire qu’effrayer tant le déguisement qu’il porte sied mal au croque-mitaine et lui donne un aspect plus grand-guignolesque que terrifiant. De même, les meurtres commis ne révèlent aucune originalité et parviennent même à devenir ennuyeux (c’est tout dire). L’état de transe dans lequel rentre Jonathan lorsqu’il aperçoit le boogeyman, amplifié par des effets sonores grinçants très dérangeants témoigne superbement de cet enrobage inutile de l’intrigue principale qui n’avait pas besoin d’autant d’artifices pour sombrer dans le néant complet.

Le scénario d’une pauvreté infinie est soutenu par des acteurs débutants pour la plupart ou par des professionnels qui prouvent ici toute leur médiocrité (pensons à Terence Evans qui surjoue durant tout le film et parvient à faire oublier qu’il est en fin de carrière). Tout cela agrémenté de dialogues lourdingues dont je ne peux m’empêcher de vous livrer quelques perles (attention que le film ne joue pas sur le second degré mais se veut métrage sérieux dont le but est d’effrayer) : Jonathan, draguant sa promise, lui souffle à l’oreille : « Tu as les plus beaux yeux marron que j’ai jamais vus, on dirait de l’or » ou encore cette remarque majestueuse d’une Drôle de dame à l’autre : « - Est-ce que c’est une remise, ça ?Je sais pas, je viens de la ville ! ». Enfin, je ne pouvais passer sous silence cette pensée philosophique du jour, émanant de la bouche du meurtrier : « Du sang sur les mains, ça colle autant à l’esprit qu’un caramel sur un tapis »…

Là-dessus, je vous laisse méditer et je vais effectuer quelques menues tâches ménagères parce que j’ai encore des restes du pompier d’hier sur ma moquette.

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0 etoiles

27 octobre 2009 à 20:10

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