Critique de film

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Masters of Horror 1 - Jenifer

"Jenifer"
affiche du film

L'inspecteur Frank Spivey (Steven Weber) sauve une jeune femme d'une mort certaine. Il abat d'une balle l'homme qui tentait de la tuer à l'aide d'une hache. Mais Spivey ne tarde pas à découvrir que la Jenifer (Carrie Fleming) qu'il a sauvée, s'avère être une créature étrange, mi-femme, mi-monstre...

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Les critiques à propos de ce film

Jenifer (MOH1) - Jenifer, une fille en (h)or(reur) !
Par : Damien Taymans

Jenifer est de loin, le meilleur épisode de la première saison des Masters of Horror, série dirigée par Mick Garris. Cette oeuvre très aboutie du maître Argento ne dénote pas tellement de la filmographie du réalisateur italien. C’est le grand retour du génie romain aux Etats-Unis. Après s’être imposé largement dans ses terres, celui-ci a vécu des expériences douloureuses lorsqu’il s’est expatrié outre Atlantique. Ses réalisations (Trauma, Inferno) n’ont pas été accueillies à bras ouverts. Il avait là l’opportunité de réaliser un coup de poker important, ce qu’il a d’ailleurs réussi puisque les producteurs ont refait appel à lui pour la deuxième saison où il signe un épisode intitulé J’aurai leur peau (Pelts).

Le scénario est signé Steven Weber (qui joue également le rôle de l’inspecteur Spivey) et est une adaptation d’un comic book horrifique datant des années 70. Ce qui frappe dans ce moyen métrage, c’est le mélange des sujets : Argento mixe sans tabou l’érotisme dérangeant, la beauté visuelle, l’humour décalé et l’horreur profonde. Il ne s’acharne pas à nous rendre Jenifer monstrueuse mais s’amuse plutôt à nous la rendre désirable, excitante pour nous montrer après que l’on a eu tort de la désirer.

La scène de la relation sexuelle entre Jenifer et Frank va dans ce sens : devant la beauté des images, l’intensité de leur relation, on ne peut que lui donner raison. Cette relation transforme rapidement Frank jusqu’à le rendre dépêndant. Et cela nous plait de regarder. A tel point qu’à certains moments, on se verrait bien à la place de Frank. C’est cette suggestion constante et cette identification qui nous amènent à la culpabilité l’instant d’après lorsqu’on constate que Jenifer est en réalité un monstre.

Argento ajoute également une dimension gore qui nous plonge plus profondément dans le remord. Aidé par les services de l’un des disciples du grand Tom Savini (La nuit des morts vivants), l’auteur nous inflige certaines scènes proprement écoeurantes.

Une oeuvre totale, complète et sans faux pas...

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