Critique de film

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Monster Brawl

"Monster Brawl"
affiche du film

Dans un cimetière et télédiffusé à travers le monde... 8 monstres classiques (Le Cyclope, Frankenstein, Witch Bitch, Lady Vampire, Swamp Gut, Zombie Man, le Loup-Garou et la Momie) s’affrontent dans des combats mortels sur un ring.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Monster Brawl - Un bordel monstre !
Par : Damien Taymans

Projet-fantasme de tauratologue, la réunion au sein d’un même opus d’une pluralité de monstres n’est pas un phénomène récent. Déjà, les pontes d’Universal, dans les années 40, à cours d’inspiration, provoquaient des cross-over à base de leur légendaire bestiaire : la créature de Frankenstein luttait contre le loup-garou (1943) et, l’année suivante, Dracula, Frankenstein et le loup-garou se retrouvaient dans La Maison de Frankenstein. Réunis dans le Monster Club pour la Amicus ou dans le cabinet des figures de cire de Waxwork, les colosses de l’atroce composaient un tableau hétéroclite où chacun se distingue comme il peut en apposant sa griffe personnelle, si possible dans la mouille d’un humain. D’ici à là, le choc des Titans était sans cesse remis aux calendes jusqu’à ce qu’un illuminé, canadien de surcroît, décide de mettre au cœur du ring ces incorrigibles étripeurs pour une lutte à mort sans concessions.

Dans une nécropole réputée maudite, deux clans s’affrontent : les morts-vivants, avec la momie, Lady Vampire, Zombie Man, Frankenstein et les créatures avec Cyclope, la Sorcière maudite, le Putride et le Loup-garou, chacun comportant deux poids moyens et deux poids lourds. Une idée séduisante sur papier qui se traduit, à l’écran, par une réalité moins glorieuse. En fait de pugilat épique digne des héros helléniques, Monster Brol se résume à un immense foutoir vachement répétitif aussi trépidant que les affrontements surjoués et chorégraphiés des athlètes de la WWE, l’esprit de la ligue étant garanti par la présence du manager Jimmy Hart et de l’arbitre Herb Dean qui s’offrent des caméos de luxe dans cette production aussi casse-bonbons d’un Gutsbuster. Hormis un petit tour d’horizon des méthodes infaillibles pour détruire des créatures réputées invincibles (pieu en bois pour le suceur de sang, arrachage de cœur pour le roi des bandelettes, anéantissement cérébral pour le mort-vivant), la pellicule de Jesse T. Cook (l’oubliable Scarce) n’offre aucun os à ronger et le spectateur ne peut se défaire de l’ennui poli qui l’assaille sitôt que les combats reprennent.

Etonnamment, c’est dans son absence de show que Monster Brawl récupère quelques menus points, grâce à l’investissement des gouailleurs Dave Foley et Art Hindle qui cabotinent avec énergie aux commentaires et à la voix-off monotone mais chaude de Lance Henriksen incarnant Dieu. En somme, c’est en écartant la tripaille en mousse de ce Monster Brol qu’on découvre les entremets les plus juteux. Consternant !


Critique de Monster Brawl - Le flop des titans
Par : Seb Brunclair

Quel est le monstre le plus balèze de la planète ? Plus besoin de vous torturer l’esprit avec cette question ô combien existentielle : le Monster Brawl est là pour ça. Diffusé en direct depuis un cimetière bien lugubre, ce tournoi de catch hors normes voit s’affronter huit créatures mythiques. Du côté des morts-vivants, on a Zombie Man, Lady Vampire, la créature de Frankenstein et la Momie. En face, le clan des créatures est composé du loup-garou, du cyclope, de la sorcière Witch Bitch et du monstre des marais Swamp Gut. Tous sont prêts à se mettre joyeusement sur la tronche, pour le plus grand plaisir des spectateurs. En théorie, du moins.

Parce que dans Monster Brawl, quand on parle de catch, on ne ment pas sur la marchandise : comme dans cette discipline si chère aux beaufs de tout poil et à tous ceux qui ne l’avoueront jamais en public, on a affaire à des affrontements entre gugusses à la tronche pas possible et au look craignos qui se distribuent mollement des mandales. Inutile d’espérer une utilisation originale des attributs monstrueux de ses affreux gladiateurs : hormis un petit coup de laser par ci et une morsure vampirique par là, les rounds se limitent à une distribution de pains loin d’être divine, malgré la présence vocale du grand Lance Henriksen venu toucher sa paie en gratifiant le Grand Manitou de sa voix grave.

Pour trouver un semblant d’intérêt à ce tournoi fadasse, mieux vaut s’éloigner le plus possible du ring pour apprécier les commentaires enthousiastes de Dave Foley et Art Hindle et la présentation de chaque lutteur, qui sera l’occasion pour le réalisateur de mettre en scène diverses saynètes de qualité variable. Mention spéciale tout de même au documentaire animalier sur la créature des marais, qui aura ensuite l’occasion de déclamer son aversion pour la race humaine lors d’un mini discours écolo bien fendard.

Hormis ces quelques traits d’humour réussis et les effets gore étonnamment convaincants compte tenu du budget rikiki, la seule chose qui sauve un minimum le projet est l’enthousiasme manifeste de Jesse T. Cook et de son équipe. Dommage que cet entrain ne soit pas aussi contagieux qu’une morsure de Zombie Man…

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