Critique de film

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Monsters

"Monsters"
affiche du film

Quand la NASA découvre l'éventualité d'une vie extra-terrestre dans notre système solaire, une sonde est envoyée afin de prélever des échantillons. Malheureusement, elle s'écrase au-dessus de l'Amérique centrale lors de son voyage de retour. Peu après, de nouvelles formes de vie apparaissent dans la zone du crash et la moitié du Mexique est mise en quarantaine, considérée comme une zone contaminée. Six ans plus tard, les armées américaines et mexicaines se battent encore pour maîtriser les «créatures»... L'histoire commence lorsqu'un journaliste des Etats-Unis accepte de raccompagner un touriste américain en état de choc, du secteur mexicain contaminé vers la zone sécurisée de la frontière américaine.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Monsters - N’est pas monstre celui qu’on croit
Par : Chroniqueurs

Par Samuel Bouchoms

Après avoir été ramenés sur Terre par une sonde spatiale, des extra-terrestres géants se sont développés dans une zone comprise entre le Mexique et les Etats-Unis. En réaction, l’armée américaine les a attaqués et déclenché des mouvements de colères parmi eux. Pris entre deux feux, les habitants de la zone contaminée, mise en quarantaine, tentent de fuir comme ils peuvent. Parmi eux, Kauder, un jeune photographe accepte d’escorter la fille de son patron jusqu’à la frontière avec les USA. Ayant raté le dernier bateau, ils sont obligés d’entreprendre un périple qui les verra se rapprocher l’un de l’autre, à travers la zone.…

La campagne promo, notamment via son trailer, a présenté Monsters comme un film d’alien classique, baston et gros trucs dégueux à la clé, une sorte de District 9 bis ou de Cloverfield-like. Pourtant, il n’en est rien et Monsters risque d’en dérouter plus d’un. En effet, Gareth Edwards sert un film aux antipodes du genre dans ses thématiques, dans son rythme et sur le fond. C’est autant un atout, les deux films précités se suffisant à eux-mêmes, qu’un élément desservant l’œuvre.

Réalisé à partir d’un budget ridicule (qui ne se ressent aucunement), il prend le parti d’être un road-movie quasi-contemplatif teinté d’un brin de SF. La réalisation va de paire avec cette orientation. Elle ne dévoile presque rien des monstres, mais suggère leur apparence et frustre d’autant plus les spectateurs avides de les découvrir. Ce n’est qu’à la fin qu’ils apparaissent nettement dans un ballet titanesque, éblouissant et gracieux. De même, Monsters ne délivre pas un drame romantique, ni une aventure épique, mais raconte un périple en prenant le temps de détailler les environnements et les réactions des personnages à travers des images souvent sublimes. D’où cette propension à lorgner vers le contemplatif.

Et c’est ici que Monsters délivre la sauce : une sorte d’aventure intimiste au cœur d’une jungle hostile, une métaphore écologique et sociale de la société également. En ce sens, c’est plus un mélange entre The Road ou The Mist, pour l’ambiance sombre et post-apocalyptique du premier (moins intense quand même !) et l’isolement ainsi que l’image sociale du second. Le couple principal se voit placé dans un environnement totalement inconnu, hostile, extrême. L’on suit alors leurs réactions face à ce qu’ils voient. La romance qu’ils amorcent n’est pas le cœur du film, consacré à leur cheminement personnel à la fois physique (le périple à travers la zone infectée) et introspectif (redéfinition des priorités). On soulignera ici les bonnes performances des deux acteurs principaux, qui incarnent des personnages radicalement différents, parfois un peu caricaturaux, avec justesse et retenue. Ce contraste fait ressortir leur personnalité et les rend plus attachants également.

Au niveau des thématiques, Monsters aborde plusieurs facettes de la société, de l’immigration à l’indifférence vis-à-vis des populations démunies, en passant par la fragilité des écosystèmes et la propension de vouloir régler les problèmes par la violence. L’immigration est évoquée à travers la construction d’un mur apparemment inefficace, destiné à arrêter les aliens (métaphore de la barrière courant le long de la frontière mexicaine). Mais c’est la gestion des catastrophes naturelles qui domine, via une critique sévère de l’oubli des populations locales livrées à elles-mêmes, comme elles le furent pour Katrina ou lors des tsunamis récents.

En conclusion, Monsters est un film déroutant au premier abord, si bien qu’il gagne à être visionné deux fois. Il gagne sérieusement à être reconnu pour ce qu’il est : un road-movie baigné de science-fiction, à tendance contemplative.


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