Critique de film

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Planète hurlante 2

"Screamers: The Hunting"
affiche du film

Dans un futur proche, une unité militaire part en expédition sur une planète déserte, Sirius 6B. Déterminés à faire la lumière sur le mystère qui entoure l'extinction de la vie sur cette planète abandonnée, les spécialistes découvrent l'existence des Screamers : des robots autonomes enfouis dans le sol qui détectent tout ce qui vit et l'exterminent aussitôt...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Planète hurlante 2 - Sirius 6B, m’entendez-vous ?
Par : Damien Taymans

Treize années après les événements de Sirius 6B durant lesquels des Hurleurs de plus en plus perfectionnés viennent à bout d’une poignée de Terriens qui avaient miraculeusement survécu, une nouvelle équipée est délestée sur la planète maudite pour voler au secours d’un mystérieux survivant. Asiriusissant quelque part entre une mer de sable et un énorme rocher communément appelé « énorme rocher » par les géographes de la planète, les membres du vaisseau salvateur débarquent sur un caillou toujours infesté par les fameux Hurleurs. Une domination qui fait mentir les statistiques foireuses de scientifiques bien peinards sur leur planète Terre desséchée. Problème : les Robinsons qui ont émis le signal SOS s’avèrent être des êtres hostiles qui canardent les sauveteurs de fortune, déjà bien en mal de venir à bout des bêbêtes high-tech vénères comme pas deux…

Planète hurlante, honnête bisserie science-fictionnelle, faisait son apparition il y a déjà treize ans sous la houlette du canadien Christian Duguay. Depuis, les choses n’ont que peu évolué. La planète désertique ne s’est agrémentée d’aucune nouvelle variété botanique et les Screamers mènent invariablement la vie dure aux derniers habitants qui n’osent plus croire en un potentiel retour sur la planète bleue. S’affranchissant totalement de la nouvelle originelle que le premier opus avait déjà complètement déformée (merci O’Bannon et Tejada-Flores) et abandonnant le contexte SF, Planète hurlante 2 (Screamers : the hunting, en version originale) s’illustre plus précisément dans le domaine de l’horreur. La péloche, dont le budget est semblable à celui du premier épisode suite à une diète drastique, délaisse ainsi les circonstances géopolitiques interplanétaires et n’évoque que rarement les événements retranscrits à l’écran par Duguay pour se concentrer essentiellement sur les attaques des Hurleurs à l’égard des libérateurs fraîchement débarqués. De véritables machines de guerre qui non seulement ont manqué de s’ensommeiller mais ont profité de l’inactivité de la surface pour se régénérer peinardement et faire évoluer leur métabolisme anthropomorphique. Plus cruelles encore, plus insidieuses que jamais, les machines de guerre aux compositions anatomiques surprenantes s’avèrent plus abouties que jamais, ayant acquis la possibilité de prendre l’apparence de leurs proies.

Aux légitimations verbales indigestes du modèle qui envahissait sporadiquement le terrain de la SF avec une mollesse considérable se substitue donc une oeuvrette horrifique plutôt rythmée et réjouissante, eu égard des nombreuses éviscérations, décapitations et démembrements dont souffrent des victimes non consentantes transformées en véritables souffre-douleurs. Sheldon Wilson, dont le CV comporte déjà les titres L’écorché et Kaw, hommage pubertaire aux Oiseaux hitchcockiens, se distingue formellement du modèle par son approche de l’acton qu’il soutient efficacement, ne s’enfonçant pas dans l’illisibilité du modèle bien qu’il retombe aveuglément dans les parties de cache-cache un peu rasoir de l’œuvre originale. Car, s’acharnant sur le filon échafaudé précédemment, Planète hurlante 2 profite de la potentialité extraterrestre de chaque protagoniste pour rejouer la carte de la parano et instaurer du même coup une espèce de tension qui ne fonctionne jamais véritablement. En guise de viatique, le film propose quelques clins d’œil au Alien de Scott (le souffle O’Bannon toujours en action ?), offrant notamment en pâture un Lance Henriksen finalement pas androïde pour un sou (merde quoi, j’avais parié moi ! Maintenant, vais devoir m’enfiler l’intégrale de Lorie ! ) et jouant sur l’effet claustrophobique dans l’espace restreint du vaisseau.

Film de feignasse tout à fait dispensable (comme de nombreuses séquelles), Planète hurlante deuxième du nom ne se cantonne qu’à l’exploitation d’un filon déjà fortement élimé par un premier épisode pas toujours convaincant. Reste quelques séquences de boucherie bien crades amoindries par des sfx assez peu crédibles.


Commentaires sur le film

0 etoiles

25 mars 2009 à 12:03

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