Critique de film

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Possession

"Addicted"
affiche du film

Après un long coma, le beau-frère d'une jeune femme prétend être son mari...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Possession - Ciel, mon mari !
Par : Damien Taymans

Jess et Ryan s’aiment. Grand romantique, ce dernier met en scène leur amour depuis le début de leur relation, nappant l’idylle de saveurs sucrées et d’’effluves parfumées. Tout le contraire de Roman, son frère et en outre l’ex de Jess, qui cohabite (pour reprendre le cri d’amour du crapaud) avec les tourtereaux. Et comme "l’enfer, c’est les autres", la tension ne cesse de croître au sein du petit nid douillet que Roman déplume en n’en foutant pas une et en exhibant ses gros biceps toute la sainte journée. Décidé à quitter cette enceinte dédiée à l’amour avec un grand A, Roman roule à grande vitesse et entre en collision avec son propre frangin. Les deux frères, plongés dans le coma, partagent la même chambre d’hôpital jusqu’à ce que Roman, le bad guy, ne reprenne conscience. Seul hic : à son réveil, Roman prétend être le mari de Jess...

Préalablement destiné à une sortie en salles américaines en 2008, Possession ne se paie finalement en territoire US qu’une distribution direct-to-video. Sarah Michel Gellar (Buffy contre les vampires) reprend du service pour un nouveau remake étatsunien d’une pelloche asiastique, aux côtés de Lee Pace (Pushing Daisies). Déjà héroïne de The grudge, elle incarne ici le rôle tenu par Eun-soo dans le métrage sud-coréen originel, Addicted, thriller romantique teinté de fantastique. Le script, sensiblement le même, capitalise essentiellement sur la confusion qui gangrène l’héroïne au fur et à mesure de l’histoire qu’elle (re)vit avec son amant réincarné dans le corps de son frère. Les Suédois Joel Bergvall et Simon Sandquist, auteurs de The invisible, profitent de cette première expérience américaine pour faire étalage de leur savoir-faire.

Poétique et troublant, notamment grâce à la photographie de Gregory Middleton (Horribilis), Possession privilégie parfois l’eau de rose aux gouttes de sueur qui perlent sur le front de Gellar. A force d’aligner des tableaux ô combien sensuels et de jouer la carte du sentimentalisme poignant, les réals négligent toute tension. Esthétiquement réussi, ce mélodrame, dont tout suspense potentiel s’est évaporé au fil de son déroulement, prend même des airs de Patient anglais dans un final teinté d’espoir. Quelqu’un aurait un Kleenex® ?


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