Critique de film

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Possession de Paul Twist (La)

"Final draft"
affiche du film

Déterminé à finir à temps le travail le plus important de sa carrière, un écrivain s'isole dans son appartement en vue de terminer le scénario sur lequel il travaille. Après des jours d'enfermement, il se voit peu à peu plonger dans un monde cauchemardesque où il n'y a pas de distinction entre fiction et réalité...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La possession de Paul Twist - Dawson en remet une couche
Par : Damien Taymans

Paul Twist entrevoit, après deux années de souffrances et de vide, le bout du tunnel. Il vient de trouver une brillante idée pour un nouveau script de long métrage : partant d’un accident auquel il assista enfant, il entend créer une terrifiante partition dont le héros serait un clown-tueur, revenu d’outre-tombe pour se venger de ceux qui se moquaient de lui autrefois. Pour se rebooster, Paul demande à son ami et manager de l’enfermer dans son appartement et de conserver la clé. Mais, la tâche devient difficile sitôt que les démons de Paul reviennent le hanter et que toute fuite devient impossible…

Depuis Dawson, série américaine pour ados déprimés dont il incarnait le personnage central (en l’occurrence, Dawson Leery, jeunot névrosé déclamant à l’envi de pompeux discours ontologico-cinématographiques) dans près de 130 épisodes, James Van Der Beek a dû se résoudre à ne tâter que le terrain télévisuel, tandis que certains de ses compagnons de jeu, Katie Holmes en se maquant au scientologue Cruise et Joshua Jackson en compilant les rôles dans certaines productions horrifiques (Cursed, Shutter), accédaient à un vedettariat mérité. Laissé sur la touche, Van Der Beek effectue son retour avec La possession de Paul Twist et bénéficie pour le coup de l’affiche entière. Une affiche à peine partagée par l’un ou l’autre ectoplasme inconsistant, simples faire-valoir du personnage principal, réduits la plupart du temps à n’être que de vulgaires clichés punaisés sur le mur du bureau et avec lesquels le héros entretient la conversation.

Miné par cet hérocentrisme, le métrage se transforme rapidement en la banale transposition filmique d’un douloureux navet scénique, dont les seules envolées consistent en d’insipides monologues que déclame l’acteur avec, pour toute palette expressive, quelques froncements de sourcils et l’un ou l’autre déchaussement de lunettes. Peu original, le script de Darryn Lucio joue la carte du thriller claustro façon Polanski auquel il tente de donner, avec l’aide du réal Jonathan Dueck (producteur du Berceau), des allures de suspense hitchcockien. Mais, faute de séquences poignantes (les meurtres même font pâle figure) et d’enjeux dramatiques (les inimitiés entre l’auteur et ses victimes sont à peine justifiées), le métrage ne constitue qu’un énième ersatz sans consistance.

Produit étrange dont tous les éléments semblent sucés des modèles du genre (Shining, Insomnies, Adaptation, Répulsion, pour ne citer que ceux-là), la pellicule de Dueck réussit en outre la délicate tâche d’entretenir une tension proche de l’encéphalogramme d’un batracien au repos.

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