Critique de film

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Rollerball

"Rollerball"
affiche du film

Jonathan Cross est une star du Rollerball, un sport extrême. Mais tous les joueurs ne sont que de pions pour le créateur de ce jeu, pour qui, plus les parties sont spectaculaires et sanglantes, plus les rentrées d'argent sont importantes...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Rollerball - Quand les patins à roulettes SF se roulent dans la farine.
Par : Fred Bau

En raison de problèmes avec la Loi, Jonathan Cross (Chris Klein), natif de San Fransisco, a dû renoncer au Hockey sur glace pour s’exiler en Russie, où il est devenu une vedette du Rollerball. Il va peu à peu découvrir que les règles qui régissent ce sport sont encore plus impitoyables en coulisse que sur le terrain de jeu...

Bon nombre de remakes ne présentent qu’un intérêt : rappeler à notre souvenir l’inestimable valeur des originaux. C’est le cas du Rollerball de John McTiernan (Prédator, Piège de Cristal), qui bien que talentueux, ne propose ici qu’une ombre dévitalisée relativement éloignée de la puissance métaphorique de son modèle. Premier fautif en cause, un scénario qui se distingue radicalement de la structure narrative de l’oeuvre originale, où le "Jeu" est central, et cristallise, de par sa force de gravitation, toutes les tensions sociales, humaines et politiques du film. Le Rollerball n’est donc plus le sport dominant d’un monde uniformisé et contrôlé par quelques multinationales. C’est un sport marginal de l’Europe de l’Est, inventé par Alexis Petrovith (Jean Reno), qui n’y voit qu’un moyen de réussite personnelle, au détriment même des joueurs, et du sport.

Cette volonté délibérée de décentrer le "Jeu" exprime le renoncement à réinvestir la dimension visionnaire, quasi intemporelle, directement inspirée de Orange Mécanique , du film de Norman Jewison. Mais le remake ne substitue aucun angle d’attaque à la difficulté qu’il écarte. Sacrifiant l’unité massive d’une dimension science-fictionnelle, où le personnage principal et le "Jeu" ne faisaient qu’un, à un actioner beaucoup trop débridé, le film se disperse et délite, sans qu’aucun des personnages n’ait suffisamment de stature pour le recentrer. Chris Klein est aux antipodes de la virilité sauvage de James Caan. Le personnage de Petrovitch est une caricature. Toutes les scènes du Rollerball quant à elles, gonflées de cascades démonstratives, le décrédibilisent, et ne nous en offrent jamais une vision fluide et panoramique, mais qu’un flux chaotique d’images en fragment. Un comble, pour un film éponyme de ce sport de science-fiction.

Il ne restait dès lors plus que le discours pamphlétaire, transposé ici au capitalisme sauvage contemporain et à la société du spectacle. Le film de McTiernan est malheureusement trop racoleur pour se voir accorder un quelconque crédit.

En dépit ou à cause d’un budget confortable de 70 millions de dollars, ce Rollerball est un échec intégral, totalement incapable de retranscrire le moindre aspect du Rollerball de 1975

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