Critique de film

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Voix des morts: la lumière (La)

"White Noise 2: The Light"
affiche du film

Tout va bien pour Abe Dale (Nathan Fillion) il a un bon job et une merveilleuse famille, jusqu'au jour où elle est assassinée sous ses yeux, en plein jour, par un dénommé Henry Caine (Craig Fairbass) qui se donne également la mort. Hanté par la culpabilité de ne pas avoir sauvé sa famille, Abe tente de se suicider. Il y parvient presque, mais résiste à l'attraction de la lumière blanche et brillante avant la mort et survit. Peu de temps après, il se met à remarquer la présence d'auréoles blanches autour des gens et finit par comprendre que ces auréoles indiquent leur mort proche à moins qu'il ne réussisse à les sauver. Abe va profiter de son nouveau don pour sauver beaucoup de vies. Mais il apprend également que si « tu sauves une vie, tu en es responsable ». Tandis qu'il se penche de plus en plus sur les motifs réels qui se cachent derrière l'assassinat de sa famille et sur l'étendue de ses nouveaux pouvoirs, il est embarqué dans un terrifiant et apocalyptique voyage en enfer d'où il n'y a aucun échappatoire.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La voix des morts : la lumière - Il voit des morts partout
Par : Damien Taymans

Avec un bénéfice de plus de 45 millions de dollars de recettes, rien ne pouvait enrayer l’inéluctable loi des séquelles concernant le mi-figue mi-raisin La Voix des morts exploitant avec une mollesse rare le phénomène des EVP. Le scénariste Matt Venne, adaptateur de la nouvelle de F. Paul Wilson pour l’épisode Pelts des Masters of horror signé par Argento, transfigure le script du premier opus, ne conservant chacune de ses composantes que sous forme de bribes alimentant une intrigue résolument plus claire. Abe Dale, témoin du meurtre de sa femme et de son fils unique, décide de mettre fin à ses jours. Mais, en matière de suicide n’est pas ténor qui veut et le pauvre Abe se loupe lamentablement. Suite à une expérience de mort imminente, celui-ci développe la faculté de discerner les morts en sursis, auréolés d’un voile blanchâtre. Défenseur de la veuve, de l’orphelin et de l’assaillant de l’orphelin à ses heures perdues, notre héros du dimanche décide de voler au secours de chacune de ces victimes potentielles, sans savoir qu’il déclenche à chaque sauvetage une terrible malédiction…

Piètre monteur des films de Wes Craven les plus vomitifs (Un vampire à Brooklyn et Cursed, notamment) et réalisateur de fortune sur la saga des Dracula 2000, Patrick Lussier reprend en main cette séquelle inutile dont l’annonce pouvait en réjouir certains au vu de la qualité du film de Geoffrey Sax. Sous couvert de statistiques approximatives, l’œuvre dépeint une intrigue lourdingue héritée de la fatalité morbide d’un Destination finale et des prémonitions à la Dead zone dans lequel le héros, à l’instar de Johnny Smith, s’époumone à venir à la rescousse de morituri souvent suicidaires qui ignorent le funeste destin qui est le leur. Avec la grâce d’un tractopelle sur chenilles, le scénario oblique et révèle le revers de la médaille, recourant au passage à de vaines palabres incompréhensibles et à d’indigestes sous-intrigues vaguement légitimées (il était pas mort, lui, alors ?) pour recouvrir l’allure d’un Sixième sens déformé et miné par de nombreuses carences scénaristiques.

Bizarrement, le résultat final ne s’avère pas toujours si déplaisant qu’il n’y paraît. Sporadiquement, Lussier, au détour d’une scène insipide, s’essaie au phénomène de « trouille » qui manquait cruellement dans le premier opus, saturant pour l’occasion ses effets sonores et procurant quelques rapides montées d’adrénaline via des apparitions qui évoqueront sans nul doute les récents horror flicks surgies de la prolifique Asie. Des séquences malheureusement trop rares qui contrebalancent une utilisation récessive de poncifs à l’aura mystique déroutante qui contraint à matérialiser symboliquement l’expérience de mort imminente en lui collant une iconographie toute religieuse. Au centre de ce marasme peu crédible, le prometteur Nathan Firefly Fillon ajuste le ton et livre une prestation plus convaincante que celle du Keaton désabusé dont la personnalité brumeuse était ruinée par les lamentations lacrymales dans lesquelles son personnage se trouvait acculé.

Ni meilleur ni pire que son modèle, La voix des morts : la lumière, contrairement à ce que le titre laissait présager, ne fournit aucun éclairage sur les phénomènes caressés. Au contraire, l’oeuvre se bâtardise à l’envi, introduisant les multiples ingrédients surnaturels de l’étron de Sax et les injectant cahin-caha dans une intrigue bancale mais cohérente soldée par une révélation excessivement explicative pas saisissante pour un sou, sorte de dernier épître hollywoodienne à la gloire du démiurge suprême.

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